‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 376 sur 519 · CONTRE-FORTS · texte numérisé non relu

CONTRE-FORTS

Le pilier qui supporte la retombée d'une arête unique reçoit une poussée horizontale dirigée dans le plan de cette arête. Un pilier supportant deux arêtes appartertant à deux voûtes d* arêtes égales en prolongement l'une l'autre, en reçoit deux poussées horizontales, dont la résultante est perpendiculaire à l'axe commun des deux voûtes. Si une série de voûtes d'arêtes à base carrée se retourne à angle droit, pour entourer une cour quadrangulaire, par exemple, les deux piliers d'angle sont soumis chacun à l'action d'une poussée unique dirigée dans le plan vertical conduit suivant l'arête diagonale du carré situé dans l'angle.

Les contre-forts des cathédrales du moyen âge sont destinés à équilibrer la poussée des voûtes d'arêtes situées à l'intérieur de ces édifices. L'arc en maçonnerie qui rattache le contre-fort au vaisseau principal aboutit en général au pilier qui supporte la voûte, k la hauteur des naissances. La réaction de la voûte se décompose en deux forces : l'une, verticale, est supportée directement par le pilier; l'autre, horizontale, égale à la poussée de la voûte à la clef, est transmise à l'arc-boutant. Cette poussée se compose avec le poids de l'arc pour produire la force qui agit sur le contre-fort lui-même. La poussée horizontale des voûtes est ainsi transportée du pilier de la nef sur un pilier extérieur, à une moindre hauteur au-dessus du sol.

Les escaliers vis à jour sont de véritables voûtes où chaque marche forme un voussoir particulier, qui s'engage d'un côté dans le mur d'une tour ronde, et qui repose par un angle rentrant sur la marche immédiatement inférieure. Le mur de la tour remplit l'office d'une frette qui serrerait les marches vers le centre vide; les marches sont donc sollicitées par cette pression dans le sens horizontal, et comme les voussoirs d'une voûte en berceau, ils s'appuient latéralement sur deux culées, le palier inférieur et le palier supérieur. Les efforts développés dans la matière ne dépendent plus seulement du poids des voussoirs et des surcharges ; ils dépendent principalement des drconstances de la pose des marches et des maçonneries qui les entourent; la détermination de ces efforts échappe en conséquence au calcul.

Les principaux problèmes relatifs aux voûtes d'arêtes, aux escaliers,

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