POUSSÉE DES TERRES. — STABILITÉ DES REVÊTEMENTS
325. Nous avons déjà reconnu (§ 266) qu'il se développe dans les terres deux genres de résistance au déplacement relatif des molé^ cules, le frottement et la cohésion.
Le frottement est indépendant de l'étendue des surfaces frottantes, indépendant, entre certaines limites, de la vitesse relative, et proportionnel à la composante normale de la pression mutuelle dès que le glissement commence. Le rapport du frottement à la pression est pour chaque nature de terre un certain nombre f;kct nombre, considéré comme une tangente trigonométrique, correspond un angle qu'on appelle [angle de frottement. C'est la limite supérieure de langle que peut former avec l'horizon le talus naturel de la terre fraîchement remuée.
La cohésion est proportionnelle à l'étendue des surfaces de contact et indépendante de la pression mutuelle. On l'évalue par un coefficient y, qui représente un certain nombre de kilogrammes par mètre carré.
Nous nous proposons de déterminer, dans ce chapitre, Teffort auquel un mur de revêtement qui coupe le talus naturel d'un massif de terre peut être appelé à résister, et de déterminer par suite les dimensions à donner à ce mur.