MURS DE RÉSERVOIRS
3A5. On trouve dans cette table les valeurs convenables du rapport
T|, en fonction du rapport cj et des autres éléments, —, f et h\ si les
valeurs de ces rapports ne sont pas comprises paimi les données de la table, on aura recours aux interpolations. La formule suivante ,
u = 0,845{H+A)y^xtang(45--|),
donne approximativement les mêmes valeurs que la table; â Ton cal-
cule la valeur de u par cette fonnole en fÎBÛsant f = tfi^ et =- = i ,5o, on trouve u = o,s85 (H 4* h). Lorsqu'il n'y a pas de surcharge, on prend ordinairement ti = •= H. Pour les murs de quai à la mer, il est
prudent de faire u = o,4o H.
Poncelet a aussi donné dans son mémoire des tables qui abrègent le calcul de la poussée totale, — ^, •
n£MARQUE SUR LES MURS OE RÉSERVOIRS.
fijt 1*4.
3A6. Soit ABB'A' le profil transversal d'un mur de réservoir, soutenant les eaux sur sa face verticale ÂB. L'autre face B'A' présente une certaine inclinaison.
Prenons sur rhorixoDtale dn point A une longueur AE = AG. La
poussée de l'eau sera appliquée au point H au tiers de la hauteur AC, et elle sera représentée par h poid?
du triangle d*eau EAC, ou -nA'i en
appelant n le po'ds du mètre cube d'eau , et A la hauteur AG»
Le poids du mur peut être supposé
MURS DE RESliUVOiHS.
apf lîqué au centre de gravité G du trapèze ABB'A', et il est égal à
— Hx (6+6') ♦ 6 et 6' étant les bases, A A' et BB', du profil, H sa hauteur.
et n' le poids du mètre cube de maçonnerie.
Si la résultante R des forces F et P vient couper la base en un point f, voisin du milieu de AA', la pression sera répartie à peu près également sur la fondation du mur.
Le fruit donné au mur sur la face A' B' rapproche , à égalité de
surface transversale, le centre G de la face BA, et l'éloigné de l'arête
A' ; cette inclinaison contribue donc à égaliser les pressions dans le
plan de la base.
Si au contraire la face inclinée du mur était celle sur laquelle
s'exerce la poussée de l'eau , le fniît , à égalité de surface , rapprocherait de l'arête A' le point de passage, I, de la résultante des forces F et P, et par suite la répartition des pressions sur la base AA' serait très- inégale, et il pourrut y avoir écrasement des matériaux aa point A'.
347. Lorsqu'un mur de réservoir reçoit la poussée de l'eau sur l'une de ses faces, on détermine ordinairement les sections transversales de ce mur de manière que chacune résiste à la poussée individuelle qu'elle reçoit ; alors le mur résiste, pour ainsi dire, à la façon d'uD barrage à aiguilles. Lorsque la vallée qu'on se propose de fermer par un mur est très-étranglée à Taval, on peut adopter une autre solution, et donner à ce mur, en plan, la forme d'une voûte, dont les sections horizontales résistent individuellement à la poussée de l'eau ; le mor résiste alors à la manière d'un barrage à poutrelles. Dans certaioa cas , cette seconde solution peut êtie plus économique que la première.
DUTEE DES TERRES.
DCTËB DES TEBRES.
3Û8. Poncelet a donné le nom as butée dft terrei à la résistance qa'un mur de revêtement éprouverait, s'il cédait à la poussée du massif qu'il supporte, de ia part des terres qui sout situées au pied de ce mur, sur sa face extérieure.
Le mur ABB'A', par exemple, reçoit la poussée deS terres profilées en GDE, et bute contre les terres FK, qui s'élèvent sur la hauteur A'K de la face extérieure du mur.
Poncelet a appliqué à la butée des terres les principes qui lui ^'< *^' ont servi à résoudre le pi-obième de la
poussée; il a admis que lorsque le mur se déplace latéralement sous l'action de la poussée du massif CDE, un prisme AXK des terres butantes tend à remonter le long du plan A'L ; et il a cherché l'inclinaison à attribuer à ce plan pour que la résistance correspondante, opposée au diiplacement du mur, soit la plus petite possible. Ce minimum une fois détermmé peut servir à calculer la réduction d'épùsseur qu il convient de donner h ta maçonnerie pour tenir compte du surcroît de stabilité fourni par ta présencs des terres enFK.
Cette théorie ingénieuse repose sur une hypothèse que l'observation ne vérifie pas Lorsqu'un mur cède à la poussée des terres, on remarque que le massif de terre se disjoint & peu près suivant un plan incliné passant par t' arête A la plus basse, ce qui est d'accord avec les suppositions qui servent de base à la théorie de la poussée. Mais on ne remarque pas que les terres butantes se séparent pour remonter le long d'un plan incliné passant par l'arête A' du mur; tantdt elles se compriment, tantét elles glissent sans se diviser, tantôt elles maintiennent immobile le pied da mur, et
contribuent lÛDsi à le faire basculer autour de Tai-ète A'. Il serait donc bien difficile de traiter la question de la butée dans toute ai généralité, et il est plus sûr de ne pas chercher dans la butée une raison de réduire les dimensions du mur. La présence des terres butantes augmentera la stabilité du revêtement, calculé pour résister à la poussée des terres qu'il soutient.