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POSITION

faible hauteur, elle forme garde-corps de chaque côté du tablier; mais cette disposition n'est admissible que pour les hauteurs libres trèslimitées. Au delà d'une certaine hauteur, la poutre doit être contreventée par le haut, ce qui suppose une hauteur totale assez grande pour qu'on puisse entretoiser les deux fermes conjuguées par-dessus la voie.

Quelques constructeurs attachent les pièces de pont au-dessous de la semelle inférieure des fermes. Cette méthode est peu rationnelle, car il est avantageux de donner à la ferme toute la hauteur disponible.

Les ponts pour chemin de fer ont en général deux voies. Tantôt on les réunit sur un tablier unique, en les plaçant toutes deux sur les mêmes pièces de pont. La pièce de pont a dans ce cas une longueur de 7 à 8 mètres, et une hauteur de 0^,70 au minimum. Cette grande longueur donne de l'élasticité à la pièce de pont. La disposition que nous décrivons présente en outre plusieurs avantages. D'abord elle permet de prolonger en ligne droite les deux voies aux abords des ponts; elle conduit de plus à une économie de métal. Un pont de chemin de fer est rarement soumis dans l'exploitation à une surcharge totale sur les deux voies à la fois. En général, une seule voie est chargée intégralement, l'autre restant vide. La surcharge se .répartit alors inégalement entre les deux fermes qui supportent le tablier, et la totalité du métal contribue toujours à supporter ce poids additionnel. Il n'en est pas de même pour un pont à deux tabliers indépendants, le passage d'un train sur une voie n'utilisant en rien l'élasticité de l'autre voie. Par cette raison, on pourrait sans danger réduire d'un tiers environ les surcharges admises pour une voie unique, quand on les applique aux tabliers à double voie. Il est vrai que, par contre, les pièces de ponts sont plus longues que pour une simple voie, et sont aussi plus lourdes. Dn autre avantage des ponts qui ont deux voies sur un même tablier, c'est qu'ils ont une grande largeur transversale, ce qui permet d'augmenter leur hauteur en proportion.

Les ponts à tabliers indépendants ont des pièces de pont de ^""fib environ de portée. L'entre- voie est plus grande sur le pont qu'aux

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abords, et par suite les voies doivent s'éca|*ter pour entrer chacune sur le tablier qu'on lui destine, puis se rapprocher après qu'elles en sont sorties, ce qui fait deux courbes à inflexion. Ce système demande un peu plus de métal que le système à tablier unique ; mais il a l'avantage de faciliter l'entretien du pont, et de permettre l'ajournement de la construction d'une moitié de l'ouvrage.

La disposition mixte qui consiste à avoir trois fermes, dont Tin-

termédiaire soutient à la fois les deux tabliers , a les inconvénients des ponts à deux tabliers séparés, en ce qui concerne la déviation des voies aux abords ; elle est moins économique que le système à tablier unique ; elle ne donne ni la possibilité d'ajourner une partie de la construction , ni aucune facilité pour l'entretien. EnGn elle ne parait présenter aucun avantage.

2* La position de la voie à mi-hauteur des feimes permet d'entretoiser les fermes par-dessous le tablier ; le haut des fermes s'élève en garde-corps au-dessus des rails. Telle est la coupe du pont de Langon , sur la Garonne. On pense qu'elle a pour effet de réduire, lors du passage des trains, la communication des vibrations dans le métal des fermes.

3*" Lorsque la voie est en haut des fermes, on peut, ou bien supprimer les pièces de pont , et faire porter directement chaque rail sur une ferme ; les accotements doivent alors être en encorbellement sur les fermes extérieures *, on les soutient par des bras qui aboutissent au garde-corps ;

Ou bien donner aux fermes un espacement un peu différent de celui des rails , et poser les voies sur de petites poutrelles en fer à double T, prolongées de manière à comprendre aussi la largeur de l'accotement. On obtient par là plus d'élasticité dans le tablier, en perdant, il est vrai, un peu de hauteur pour les fermes.

Enfin lorsque, par une raison quelconque, on ne peut employer que deux fermes pour soutenir. les deux voies, ce qui a lieu, par exemple , quand les fermes doivent reposer sur deux colonnes métalliques, on les réunit par en haut au moyen d'une véritable pièce de pont.

Dans tous les cas, on n'est jamais embarrassé pour les entretoise-

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