DE M. DUPUY
Dans rappareil de M. Dupuy, c était égal à i mètre, et a à o-.o5. Le rayon BD était de i mètre.
Avec ces données on avait, pour une barre en fer,
Rapportée au millimètre carré de section, la tension s'exprime par des nombres un million de fois plus petits, et par conséquent,
e étant toujours exprimé en mètres. Si Ton évalue e en millimètres, le nombre e devient looo fois plus grand, et pour que R ne change pas de valeur, il faut diviser par looo son coefficient; d'où résulte la formule pratique
RkU. par mill. qa. 0,99756,
ou encore
l^kll. pêr.Bin. qa. ^= g ^
en simpliGant la formule, eu égard à l'incertitude qui règne sur la véritable valeur du coefficient d'élasticité E.
Cette méthode a été appliquée à une poutre d'essai de i s mètres de portée et de i'°,so de hauteur. Elle a montré dans les barres des efforts moindres que les efforts calculés : quelques-uns sont réduits à moitié. D'autres, au centre de la portée, se trouvent changés de signe. Plusieurs ouvrages ont donné lieu à des observations analogues.
Ces résultats peuvent être attribués à la raideur des assemblages, à la portion d'effort tranchant équilibrée par la résistance des bandes horizontales, et enffn à des circonstances spéciales à l'ajustage des poutres soumises aux essais. Il ne serait pas prudent de les généraliser avant que l'expérience ait prononcé sur un très-grand nombre de poutres analogues. Dans tous les cas, ces essais semblent prouver que les treillis calculés par la méthode consacrée ont un certain
excès de solidité, ce qui n'est pas un défaut bien regrettable.
Nous tcroiis obseiver toutefois :
\' Que la méthode donne la moyenne des tensions développées de À en G, et non la tension en un point parliculier de la barre-,
a' Qu'elle conduit à la détermination de R par le produit de deux nombres, l'un ti'i:3-petit e, l'autre trèa-grandet mat connu E, de sorte que le résultat peut être entaché d'une erreur relative considérable.
AI'PAHEIL Ub a. GH. ilMiEt.
3{H{. L'appareil de M. Gh, Manet sert, comme l'appareil de M. Dupuy, à mesui'er directement les allongements ou raccourcissements des barres soumises à des elTorts de traction et de compression, ainsi que les intensités de ces efforts.
DE M. Cil. MAiNET. 707
Une boîte A porte en son centre une aiguille G, mobile autour du pivot 0; son extrémité parcourt un limbe gradué, en refoulant à droite et à gauche deux bras, dont l'un, D, est seul représenté sur la ligure; ces bras sont destinés à conserver sur l'appareil l'indication de l'eflort maximum d'extension ou de raccourcissement subi par la barre dans les mouvements oscillatoires. L'aiguille G est commandée par un levier coudé G, muni d'engrenage, qu'un ressort à boudin H tend toujours à ramener au contact de la tige E dont il va être question tout à l'heure. La boîte est attachée solidement en un point B de la barre soumise aux expériences. Le levier est actionné par une tige métallique E, d'un mètre de longueur, dont l'extrémité supérieure glisse à frottement doux dans la garniture de la boîte, et dont l'extrémité inférieure taraudée s'engage dans un écrou F, également fixé invariablement en un point de la barre B.
L'appareil étant ainsi disposé, on amène l'aiguille au zéro de l'arc gradué, en tournant la vis si cela est nécessaire ; le zéro correspond à l'état naturel de la barre. Gela posé, si la barre s'allonge entre les deux points A et F, l'aiguille se déplace vers la droite, et son extrémité parcourt un arc quarante fois plus grand que l'allongement qu'il s'agit de mesurer. Si la barre se contracte, c'est au contraire vers la gauche que se fait le déplacement de l'aiguille. Les bras mobiles D/ repousses à droite et à gauche par l'aiguille, laissent sur l'appareil la trace des maxima des tensions et des compressions.
Si la barre essayée est en fer, et qu'on admette pour coefficient d'élasticité 2x10^^ kilogrammes par mètre carré, un allongement
de f — ] de millimètre par mètre correspond à 1 kilogramme par
millimètre carré de section, et est accusé sur l'arc gradué par un déplacement linéaire de 2 millimètres.
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