OBSERVATIONS
Taction de la force centrifuge. Mais il est rare que les poutres droites arquées primitivement vers le haut conservent bien long-: temps leur (lèche de montage.
Si, au lieu d'un irain indéfini, roulant avec une vitesse uniforme sur la poutre, on veut tenir compte des dimensions finies du train, le régime n'est plus permanent, et le problème reprend toute sa complication. Il y a déformation de la poutre pendant le passage du train, et les forces d'inertie de la poutre elle-même sont nécessaires à l'équilibre. Néanmoins, ces forces ne sont pas bien grandes en général, et Ton peut admettre que la déformation s'opère de manière à réaliser à chaque instant la situation d'équilibre qui con* vient à la position de la surcharge à cet' instant ; une fois le train passé, la poutre entre dans une série de vibrations autour de Sca forme d'équilibre, jusqu'à ce que les frottements et la résistance de Tair l'aient ramenée au repos. L'amplitude initiale de la vibration dépend des eflorts exercés par le train pendant son passage; mais il s'en faut qu'en pratique, le mouvement s'opère suivant les trajectoires contmues que suppose la théorie. Les chocs jouent là un rôle qui peut modifier sensiblement les résultats des calculs. Comme on n'a pas jusqu'ici de données bien positives sur l'intensité et la fréquence de ce genre d'efforts, il est impossible de déterminer par le calcul, sans observation directe, l'amplitude des vibrations.
Cette recherche d'ailleurs serait peut-être sans résultats pour la question qui intéresse le plus le constructeur, à savoir,la durée de la construction. Il ne s'agit pas tant de chercher l'effet mécanique du passage des charges en mouvement, et de calculer les excès d'effort qui peuvent se développer par suite de ce passage, que d'apprécier l'altération moléculaire produite pai* les trépidations du métal. Les calculs de flèches partent toujours d'un coefllcient d'élasticité constant, tandis que ce coefficient d'élasticité varie vraisemblablement à la suite de l'ébranlement des molécules. Ainsi il n'est pas rare de voir une pièce, un arbre tournant par exemple, présentant à l'origine toutes les conditions de résistance, se briser après un travail prolongé, sans avoir jamais subi d' eflorts exceptionnels • Peut-être un certain temps de repos est-il nécessah*e pour qu'une poutre mé-