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VITESSE DE FOND

varie de 0.60 à 0.85 ; la limite inférieure se rapporte aux canaux en terre, et la plus élevée aux canaux à parois lisses. S'il n'y avait pas de résistance à la paroi, tous les filets liquides s'écouleraient avec une vitesse commune. Cette résistance est en quelque sorte mesurée

pour chaque section par le nombre A = — $; on peut donc admettre

que le rapport — est égal à 1+/*(A) , la fonction /* devant s'annuler en

même temps que A. M. Bazin a ensuite déterminé empiriquement cette fonction, et a reconnu qu'on pouvait lui donner la forme

K étant un coefficient constant. On trouvera dans l'ouvrage de M, Bazin, pages 1Ô5 et suivantes, un tableau résumé de toutes ces expériences avec le calcul du coefficient K. Ce coefficient a varié de 10 à 19; mais si l'on écarte les résultats exceptionnels, et si Ton se place dans les conditions habituelles de la pratique, on reconnaît que le nonjbre K est peu variable, et qu'il est possile de le remplacer en nioyenne par le nombre lA. La formule

ï = 1 + 14 JÂ,

ott bien

V — tt = 14wv^ = i4v/KÏ,

peut s'appliquer sans erreur sensible tant que le nombre A est moindre que 0.001.

une équation de la forme

où a et 6 sont deux constantes, R le rayon moyen de la section, et /" m coeffic'Kot qoi mesure en quelque sorte la force du vent; ce coefOcient est négatif si le vent souffle dans le sens du courant, et poi>itif dans le cas cotttraire. Un ouragan correspond à /'=10 en valeur absolue. Quant aux constantes a et &» les obserrateun ont trouvé comme moyennes applicables au Mississipi^

L'axe de la parabole des vitesses coïncide avec le niveaa même de Peaa lorsqns la force du vent, soufflant de l'amont à l'aval, est mesurée par le coefQclent

M ne faut pas oublier que la flxlfé de cette parabole des viteaseï n'esl pas absolue, el qu'en réalité, la courbe subit des osciiiaUoos incessantes» dues ans variaUons périodiques des vitesses des divers Ûlets liquides.

La formole de Prôuy concorde avec la nonvelle pour les petites valeurs de A, c'est-à-dire pour les résistances faibles au glissement sur la paroi.

RÉPARTITION DES VITESSES DAKS l'ÉIENDUE DE LA SECTION.

18A. La répartitioD des vitesses dans l'étendue des sections transversales a été l'objet de quelques expériences déjà anciennes; les principales sout dues à Defontaine, qui a opéré sur un bras du Rhin, et à Baumgarten, sur la Garonne* Ils ont employé tous deux par la mesure des vitesses le moulinet de WoUmaun^ instrument qui donne de bons résultats, mais qui exige la mesure d'une durée, et qui fournit^ non pas la vitesse à un instant précis, mais une uK>yenne entre toutes les vitesses qui ont pu se succéder pendant l'expérience, Defontaine ^ observé que sur une mëaie verticale les vitesses des différents filets étaient représentées par les ordonnées d'une parabole dont les abscisses seraient les profondeurs, et il a proposé la formule suivante poui* résumer ses observations; cette forisule est relative à la verticale xaenéeau milira du courant :

4 étant le niveau de l'eau, AB la verticale, les vitesses aux points \, M, B Bont représentées par les ordonnées. Ma» Mm, B£»».. qui dessinent Tare parabolique amb.

SSCTIOII REGTANGCUilRE DE LARSECE IHSIÉIINJB.

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