A FLANC DE COTEAU
du résultait du jaugeage. I) faut que le déversement se fâtsse dans Tair, ou^ en d'autres termes, que le barrage ne soit pas noyé ; sans qad OQ.iie pourrait plus appliquer la formule
Q = i,77LHv'H.
Cette condition est remplie, en général, pour les ruisseaux à grande pente qui s'échappent d'une source un peu élevée sur les coteaux. Si le ruisseau issu de la source se divise en plusieurs bras, il faut, ou bien les barrer tous à la fois, et prendre les hauteurs sur chacun des déversoirs pendant qu'ils fonctionnent simultanément, ou bien, si on ne peut les barrer que successivement, se placer assez loin du point où ils se divisent, pour qu'on soit sûr que legouflement produit sur l'un d'eux, en amont du barrage, ne s'étend pas jusqu'à l'autre branche, ce qui en accroîtrait le débit. Sans cette précaution, on pourrait rejeter, pendant chaque observation, une fraction du débit partiel dans le bras qu'on laisse libre, et la somme des débits obteiîus ne représenterait pas le débit total que Ton cherche.
On remarquera que ce procédé de jaugeage se résume dans la mesure d'une hauteur. C'est à quoi il faut tendre dans les problèmes de ce genre. La dépense Q est une fonction du temps, mais le temps est pins difficile à mesurer avec précision que les longueurs. Aussi donne-t-on généralement la préférence aux procédés de jangfrage qui évitent l'emploi des chronomètres.
APPUG&TlOIfS DlTEnSES.
di. Barrage à poutrelles. — On suppose qu'un cours d'eau passe dans QD pertuis compris entre deux murs, dont l'un, T^L^P^R,, est seul représenté dans la figure 67. Le tracé de ces murs y ménage une feuillure représentée en plan par l'angle droit S|L,P|, et en élévaiion par T arête verticale PQ»
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Axe du
Deml-plu.
portais.
t54 BARRAGE A POUTRELLES.
Cette feuillure a pour objet de soutenir les extrémités de poutrelles égales, à section rectangulaire» projetées Yerâcalement en A, A', A", A'", et horizontalement en A,; en plaçant successivement un certain nombre de ces poutrelles, on barre lepertuis; le niveau d'amont E s'exhausse, et il arrive un moment où le cours d'eau tombe dans le bief d'aval CD par déversement au-dessus de la dernière poutrelle posée, A'". Alors il devient très facile d'exhausser encore le barrage par l'addition d'une nouvelle poutrelle : l'éclusier fait flotter la poutrelle B dans le bief d'amont, en rorientant parallèlement aux poutrelles déjà posées. Le courant l'entraîne et l'amène contre la feuillure PQ, en B'. Dès qu'elle en a touché les deux bords, on la voit descendre en glissant sur la surface L, Pj et la surface symétrique, et elle vient d'elle-même se placer au-dessus de la poutrelle A'".
On explique ce fait en observant que Técoulement s'opéraot entre les faces mw, py, ces deux faces forment une sorte d'ajutage, dans lequel la pression du liquide décroît et s'abaisse au-dessous de la pression atmosphérique. La poatrelle n'est donc plus soutenue par la poussée de l'eau, et elle descend le long de la feuillure en vertu de l'excès de son poids et de la pression atmosphérique sur la pression réduite qui agit sous la face inférieure mn, et sur les frottements développés contre la maçonnerie.
Cet exemple montre à quel danger s'expose un bateau qui, dans une rivière à fort courant, est chassé en travers contre les piles d*un pont Le bateau forme alors un barrage superficiel; le niveau de l'eau s'élève en amont et s'abaisse en aval, et l'eau coule pardessous avec une grande vitesse, due à la différence de ces deux niveaux. Mais il se produit en même temps, dans cet ajutage, une