PLANCHE
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RAMPES DE l'État belge
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CHAUDIERE ET FOYER
matériaux conservent une grande valeur. On exige du cuivre une résistance de 22 kilogrammes par millimètre carré avec 40 à 50 pour cent de striction à la rupture (l'État belge demande 22 pour cent d'allongement).
Le cuivre supporte facilement, à cause de sa ductilité, les dilatations et les contractions dues aux différences de température avec la boîte à feu extérieure, tandis que les tôles d'acier même très doux et homogène se fissurent (voir n** 70).
La jonction entre le foyer et la boîte extérieure est faite au moyen d*un cadre en fer forgé, souvent d'une seule pièce, présentant quelquefois plus de hauteur aux angles; les deux tôles et le cadre sont tenus par une rangée de rivets dont les trous sont percés sur place.
L'épaisseur du cadre est en même temps celle de la lame d'eau à sa partie inférieure (environ 60 millimètres), mais celle-ci s'élargit audessus jusqu'à 80 millimètres ou plus.
Les tôles sont encore réunies par le cadre forgé entourant la porte du foyer, ce cadre est quelquefois d'une seule pièce avec le cadre du bas (pi. 1, fig. 68-66, pi. 2, fig. 69-71). Pour diminuer l'épaisseur du cadre et la flexion des rivets, la tôle du foyer peut être emboutie, figure 115.
La grille est établie à la base du foyer, souvent un peu plus haut que le cadre, pour laisser une chambre de dépôt aux incrustations sans danger de brûler la tôle.
66, — Entretoisement. — Pour consolider les parois planes parallèles, on emploie des entretoises en cuivre vissées dans les deux tôles après forage et taraudage des trous sur place, les tètes sont rabattues à froid et ont la forme de rivets légèrement bombés; quelquefois le filet est enlevé et l'entretoise est légèrement amincie entre les tôles (pi. 2, fig. 79), cette pratique excellente favorise la flexion des entretoises avec un danger moindre de rupture. Souvent les enlrcloises s^onl forcps aux
Fig. 109
deux bouts, figure 109, pour accuser par une fuite les ruptures qui ont
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toujours lieu près des tôles; la rupture est plus fréquente près de la boîte à feu extérieure, on peut donc se contenter d'un seul trou extérieur. Les entre loises rompues augmentent la portée des tôles, il arrive qu'une rangée entière est affaiblie par des corrosions et des flexions répétées, le danger d'une rupture est alors plus grand. Cet état de choses justifie les précautions indiquées ci-dessus. Les rangées du haut sont celles qui souffrent le plus, parce que les dilatations de la boîte à feu s'y produisent totalisées depuis le cadre. On doit à J.-C. Park {Engg. 90-2-394) un système d'entre toises sans rivures; elles sont en acier filetées comme à Tordinaire^ les bouts sont renfiés, figure 110, et après leur mise en place on les élargit au mandrin.
Fig. 110
Les entretoises sont disposées en carrés de 100 millimètres de côté environ (fig. 65 et 66, pi 1).
67. — Consolidation du ciel. —Le ciel est plat ou légèrement arqué, les génératrices étant toujours dans le sens longitudinal pour résister à la pression qui tend à le défoncer. On a eu recours longtemps à un sytème d'armatures ou longerons parallèles s'appuyant par les extrémités sur les tôles d'avant et d'arrière formant les parois verticales ; le ciel est suspendu à ces longerons au moyen le boulons filetés dans les tôles, et munis d'un contre-écrou intérieur. Ce système reporte tout Tefiforl (environ 100.000 kilog. par m* pour 10 atm.) sur le cadre de jonction entre les deux boites et sur les entretoises des lames verticales.
La consolidation du ciel est complétée avec avantage par la suspen-
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sion des armatures au dôme de la boîte à feu extérieure (fig. 58 et 89); le dôme est consolidé par des nervures en fers profilés qui servent d'attache aux pattes de suspension.
Fig. m et lit
Fig. 113
Les armatures peuvent être en acier coulé, disposition fréquente en Angleterre, où elle a été inaugurée par M. Thomas W. Worsdell au Great Eastern {Engg. 1884-1-293), figures 111, 112 et 113. La chaudière
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à laquelle appartiennent ces détails est timbrée à91/2 atmosphères; les quatre armatures du milieu sont suspendues au dôme.
Dana tous les cas, les armatures sont évidées de manière à n'avoir de contact avec le ciel à supporter qu'autour des boulons ou des vis d'assemblage, afin de faciliter Taccès de Teau sur la paroi.
En France, on trouve assez souvent des armatures transversales, figure 114 (diaprés M. Sauvage); celles-ci reposent par leurs extrémités sur des corbeaux rivés à la tôle extérieure. L'allongement des foyers a sans doute fait adopter cette disposition dans le but de diminuer la portée des armatures, ce qui en diminue le poids, malgré qu'elles soient plus nombreuses.