POIDS ET CONSOMMATION
disposition ingénieuse des conduits et des distributeurs qui permet de n'employer qu'une seule chapelle pour les deux cylindres superposés.
La quadruple expansion marque le dernier pas qui a été fait dans Tapplication de la détente multiple, mais il est beaucoup moins important que celui qui sépare la compound de la triple expansion. La pression, avec les chaudières du type ordinaire, ne dépasse pas 14 atmosphères, et le partage de la chute totale de température en quatre cascades ne semble pas laisser un boni suffisant pour compenser les pertes de pression qui résultent d'un transvasement supplémentaire. Ainsi M. Busley a calculé que le coefficient de réduction du diagramme est de 0,60 environ pour quatre machines à quadruple expansion, tandis qu'il est de 0,70 en général pour la triple expansion (*); sans exagérer la signification de ce coefficient au point de vue de réconomie, on peut cependant voir dans son abaissement très sensible une augmentation des perles de charge qui contre-balance probablement la diminution de l'effet des parois. L'élévation de la pression par les chaudières à tubes d'eau justifiera plus complètement la quadruple expansion.
Les volumes relatifs des cylindres sont voisins des nombres 1, 2, 4, 8, ce qui porte le rapport total de détente à 13 pour une introduction effective de 0,6 au premier cylindre.
159. — Poids et consommation des machines à hélice, — La quadruple expansion étant exceptionnelle, nous n'indiquerons que les résultats des machines à triple expansion.
Le poids par cheval indiqué diminue lorsque le nombre de tours augmente ; or, la vitesse de rotation est uniquement influencée par le propulseur, dont le diamètre et le pas dépendent dans un» large mesure des conditions de la coque et de la vitesse à réaliser. Dans la comparaision des poids par cheval indiqué, les machines employées dans les navires de grande vitesse sont donc favorisées, car les mêmes moteurs mis à bord d'un navire chargeur de faible vitesse auraient à effectuer un nombre de tours moindre et développeraient moins de puissance pour
1. Il a été question de ce coe/ficient au no 20 du 5* fascicule; sa signification est toutefois un peu différente, car nous avons comparé le travail indiqué & celui que donnerait le diagramme équiiatère pour une compression de aim.,2, tandis que M. Busley le compare au travail du diagramme équiiatère pour une contre-pression nulle.
roms ET flONSOMMATION |Sl
le même poids (^), M. BLechynden donnait en 189i, potirdea machines à triple expansion de la marine marchande développant de 510 à 6.750 chevaux et fonctionnant à des pressions de 10 à 11 atmosphères, les poids suivants :
Poids moyen de machine par clieval indiqué . . , 8Ô
— — des cbaodièreB » - . , 98
— total moyen machine et chaudières - < , . 181
— de machine le pins faible 64
— de chaudière i> 73.5
— de mâchiue Je pins fort , 118
— de chaudière » .,,..,. 114
On obtient un autre terme de comparaison lorsque Ton prend pour les machines le mètre cube du volume des cylindres, et pour les chaudières le mètre carré de surface de chauffe, les poids sont alors beaucoup plus constants, et leur moyenne entre de larges limites de puissance et d'allure est :
Poids moyen des machines par mètri' cube des cylindres . 4870 kilg.
— des chandicrcs par urètre carré do surface de
chauffe, . * 38fi j»
Les chaudières qui entrent dans la comparaison sont le type ordinaire à retour de flamme a simple façade et ïe type double-endeâ^ voir n** 148),
Dans la marine militaire, ces poids sont réduits, parce que dans le choix des échantillons on s'affranchit de certaines règles édictées par les registres de classification (Lloyd, Veritas); mais cette réduction est bien plus sensible lorsque l'on rapporte les poids au cheval indiqué, parce que les machines sont essayées a outrance, et que la puissance servant de hase au calcul n'est pas celle qui pourrait être développée en service continu.
La consommation de charbon par cheval indiqué est la mesure de la perfection de Tensemble des chaudières et des machines, et non des
1. L'évaluation dos marshiiies au point de vue du prix donne lieu aux momes difficultés, car moyen oaiit quelques changements dans les proportions des surfaces frotLanLcs et un alîégemerrt convenable de certaines pièces, le moteur peut développer des ptJîstiances très différentes sans qu'il en résulte une alté* ration j)roporiionneiie dans ^a valeur commerciaie. Ces considérations indiquent Tin térêt éventuel qu^il peut y avoir à conserver un autre terme de comparaison que la puisaance indiquée; ïl est fonriu par la puissance nominale, qui se confondait à l'origine avec ïa puissance effective, mais qui doit être aujourd'hui considérée comme une fonction des volumes des cylindres.