III. Les pièces tournantes
Les forces d'inertie dues à chacune de ces catégories de masses sont appliquées aux pièces mobiles, et équilibrées par des réactions exercées par les différents appuis que leur fournit le bâti ; dans l'ensemble, ces réactions doivent se réduire à une résultante égale et opposée à la résultante des forces d'inertie, et à un couple égal et de sens contraire à celui qui est transmis à l'arbre (*) .
1. Si ce raisonnement ne satisfaisait pas l'esprit, on pourrait prendre séparément les pièces de chaque groupe, et examiner en détail les réactions qui équilibrent leur force d'inertie. Ainsi, prenons le groupe I des pièces à mouvement alternatif; soit A leur force d'inertie, dirigée suiv.ant l'axe de la tige et agissant vers l'arrière pour la position considérée, continuons à désigner par H Peffort statique de la vapeur. Négligeons pour le moment toute autre force. La poussée transmise par ia tige devient H —A; l'état de sollicitation se
FORGES d'inertie DU MÉCANISME
Pour analyser Taction de ces forces, remarquons que, pour les deux premiers groupes, elles se réduisent : 1® à une force donnée par la courbe II de la figure 46, agissant sur le bâti suivant Taxe du cylindre, et dirigée vers» l'arrière lorsque son ordonnée est négative, ei vice versa; 2® à une force agissant suivant la manivelle, égale et contraire à celle donnée par les rayons vecteurs partiels analogues àBMdans la figure 43. cette force est assimilable à une force centrifuge, sauf qu'elle est légèrement variable; elle est très approximativement égale à la force centrifuge d'une masse égale au tiers de celle de la bielle, concentrée au bouton de manivelle, lorsque la bielle est prismatique.
Quant aux masses tournantes, nous n'avons pas à considérer celles pour lesquelles Taxe de l'arbre est axe principal d'inertie, puisqu'elles ne donnent pas de réaction sur le bâti.
Il ne reste donc que les pièces excentriques analogues, par exemple, à la manivelle ou au coude sur lesquels agit la bielle motrice.
réduit donc (fig. 52) : 1* à la force A dirigée vers Tarrière^ H— A étant équilibrée par la résistance du bâti ; 2o au couple des forces V, égal et de sens contraire au couple moteur.