TV
Pig. 78
Ayant tracé sur un même diagramme les différentes lignes AB, A'B*, etc., qui se rapportent à des introductions différentes, et ayant marqué les points a, a\ etc., qui, sur ces lignes, se rapportent à une même pression absolue initiale, on formera, en joignant ces points, une série de courbes. Pour chacune d'elles, la pression initiale est la même, mais les ordonnées se rapportent à des introductions différentes et donnent les consommations totales pour ces introductions et un même travail indiqué. En menant par l'origine la tangente à ces courbes d'égale pressioi, l'inclinaison de cette ligne donne le minimum de consommation par cheval, et la position du point de contact fait connaître le rapport de détente qui donne ce résultat.
Pour chaque machine, et sans rien changer aux autres conditions, la
110 « CYLINDRES ET EFÎVELOPPE&
vitesse a été portée à 100, 200, 300 et 400 révolu Lions, les résulta ta ont continué à se traduire par une loi rectiligne, spéciale à chaque vitesse. Dans cette série nombreuse d'essais, les diagrammes ont servi à calculer le titre de la vapeur dans le cylindre au commencement de la détente et avant l'échappement, la différence entre l'uni Lé et les fractions trouvées se trouve à Tétat d'eau dans le cylindre ou sur les surfaces internes ; en portant ces quantités rapportées à la consommation totale en déduction des ordonnées, on obtient encore des lignes droites. Pour les forles pressions, les condensations suivent très approximativement la loi résultant du calcul (3* fascicule, 162)» mais pour les faibles pressions initiales, le degré d'expansion restant le même, le gain dû à Taugmentation de vitesse est beaucoup plus rapide que la racine carrée du nombre de tours ; il arrive même que la machine tournant à 400 tours condense moins d'une manière absolue que lorsqu'elle ne fait que 100 tours, alors que son travail es^ cependant quadruplé.