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CYLINDRES ET ENTELOPPES
57» — Dans le tracé des cylindres, beaucoup de points doivent êtrepris en considération en dehors de la construction proprement dite, qui n'est pas traitée dans cet ouvrage. Les dispositions employées sont influencées par tant de circonstances diverses, qu'il serait impossible de rencontrer ici tous les cas, nous ne pourrons donner que quelques principes généraux, résumant ou complétant les conclusions que Ton peut tirer de l'étude thermique de la machine à vapeur et de T étude organique contenue dans les chapitres précédents.
En principe, il est démontré que Tenveloppe de vapeur améliore le rendement thermique des machines de tous genres, elle agit en cédant de la chaleur, à travers la paroi du cylindre, à l'eau qui en tapisse l'intérieur; on ne peut donc se borner à chemiser le pourtour du cylindre, il faut s'attacher, avec plus de soin encore r à envelopper les surfaces du type Gouveri'le, dont l'influence sur les phénomènes des parois est plus forte {S** fascicule, 158). 11 y a du reste une surface qu'il est impossible
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d'atteindre dans les machines à double effet, c'est celle des plateaux du . piston (*).
Malgré toutes les précautions possibles dans le tracé des cylindres, on constate, en comparant minutieusement des machines des différents types, que le rapport des surfaces enveloppées à la surface totale est loin d'atteindre l'unité; le manteau est en général bien chemisé, mais les surfaces qui délimitent l'espace nuisible ne le sont que partiellement (la fraction varie entre 25 et 68 %). L'utilité des enveloppes a donné lieu à beaucoup de discussions amenées par cette différence même, à laquelle on n'a pas eu égard dès l'abord ; ainsi les cylindres ont été rangés en deux catégories suivant qu'ils étaient ou non entourés d'une enveloppe ; ce point de vue est faux, les cylindres peuvent être plus ou moins chemisés, et ils présentent des écarts considérables sous ce rapport. Les enveloppes ne sont d'ailleurs efficaces que pour autant que l'eau et l'air ne s'y accumulent pas, et l'on doit adopter des dispositions qui évitent cet inconvénient capital.
Dans le tracé, il faut s'attacher à réduire en même temps le volume et la surface de l'espace nuisible ; toute l'attention s'est portée (avec Corliss) sur le volume, et, bien que l'effet des parois soit connu depuis aussi longtemps, on y a pris beaucoup moins garde; c'est cependant le contraire qui devrait être vrai, car il est possible, moyennant une compression convenable d'annuler l'effet du volume de l'espace nuisible, tandis qu'on doit se borner à atténuer celui des surfaces (").
Des difficultés très réelles de tracé empêchent de diminuer les surfaces nuisibles, ainsi, les canaux de vapeur peuvent rarement être enveloppés ; le cylindre des machines Farcot et des anciennes machines Bède présente sous ce rapport une supériorité qu'il doit à la position des distributeurs dans les fonds (fig. 79), mais cet avantage est obtenu au détriment de la facilité de visite du piston, et cette raison suffit pour faire rejeter cette disposition par la plupart des constructeurs.
D'ailleurs la surface de la valve d'échappement partout où elle est
1. Dans le moteur à vapeur surchauffée de Wilhelm Sehmidty le fonctionnement est en grande partie à simple effet, et Ton est parvenu à faire pénétrer la vapeur du. receiver à Tintôrieur du piston à basse pression et de sa tige, mais cette disposition est tout à fait exceptionnelle {Zeitschrift des V. D, /., vol. XXXIX, 1895 p. 5).
2. La fausse appréciation du rôle de Tenveloppe a conduit un constructeur k munir le piston et les couvercles de nervures saillantes s'emboitant Tune dans l'autre; on ne pourrait employer de moyen plus efficace i^our augmenter l'effet des parois.
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baignée par la vapeur, celle des couvercles des chapelles où elles sont logées, les écrous de fixation des pistons, les parties des pistons qui dépassent les cercles du côté des fonds, les nervures de renfort à Tintérieur des lumières, les emboîtements des couvercles et des faux couvercles nécessités par la barre d'alésage, toutes ces surfaces s'ajoutent et contribuent à augmenter l'importance des condensations (*). .
Fig. 79.
Le minimum possible des surfaces du type couvercle correspondrait au double delà section du piston, mais cette limite idéale est loin d'être atteinte, on trouve très peu de cylindres dans lesquels le total des surfaces nuisibles s'abaisse en dessous du double au triple de cette limite (soit 4 à 6 fois la section du piston), et cette observation s'applique à
1. On rencontre des machines dans lesquelles la plus grande attention s'est portée sur le côté cinématique, et où les couvercles présentent, quelquefois inatilement, des emboîtements profonds; d'autres fois, on a visiblement c*iercljé à réduire ces emboîtements, mais par une véritable inadvertance, on les a reportés sur l'épaisseur du piston.
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