‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 3)Chapitre 30 sur 65 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

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CYLINDRES ET ENVELOPPES

tous les cylindres à lumières co)irtes, quel que soit le genre du distributeur employé. Si, pour réduire ces surfaces, on augmentait la course au détriment du diamètre, la surface cylindrique prendrait une importance plus grande (3® fascicule n° 163); à d'autres points de vue, il serait plus difficile dé donner aux canaux des sections suffisantes.

Les cylindres sont venus de fonte avec leur enveloppe pour les petites dimensions (jusqu'à SOO millimètres de diamètreau plus) ; pour les cylindres longs, ce mode de construction ne donne pas des surfaces de frottement assez dures; les noyaux de fonderie occupant l'enveloppe sont difficiles à maintenir pendant la coulée, ils peuvent se déplacer légèrement, et donner à la partie à aléser une épaisseur inégale; enfin, ils ne se prêtent pas aux différences de dilatations entre les deux surfaces cylindriques. Pour ces raisons diverses, les cylindres importants sont toujours coulés en deux pièces, le fourreau peut être en fonte plus dure, il est assemblé à l'enveloppe avant l'alésage. La maison Bollinckx a recours au mode de construction ingénieux représenté figures 80 et 81.

Fig, 80

Les joints entre l'enveloppe et le fourreau doivent présenter toute garantie d'étanchéité, sinon, la vapeur à pleine pression de l'enveloppe passerait directement à Téchappement.

La vapeur est amenée de l'enveloppe dans les couvercles au moyen d'une tubulure que Ton démonte facilement, Teau de condensation est évacuée par une tubulure semblable ; la même observation s'applique

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CYLINPRES ET ENVELOPPES

aux poches isolées dans lesquelles on jugerait utile de maintenir la vapeur.

Après bien des essais et des tâtonnements» les dispositions employées pour le chauffage se sont uniformisées, et se résument dans les points suivants:

1^) Chaque cylindre doit être chauffé par de la vapeur dont la température correspond à celle de l'admission dans le cylindre,

2") Cette condition est facilement remplie en faisant passer dans Yenveloppe la vapeur qui doit être ensuite admise dans le cylindre, ou tout au moins en mettant largement l'enveloppe en communicalion avec la vapeuï' des chapelles (voir les figures IS et IS biSj 64, 79, 80, 233, ainsi que les planches 11 et 111).

3^} Il faut veiller à ce que le courant de vapeur n'entraîne pas dans les chapelles Teau de condensation qui ruisselle dans Ten veloppe.

rig. 81

4*^) Il est inutile d'envelopper les receivers, puisque la vapeur s'y trouve à pression à peu près constante, on ne ferait ainsi que déplacer la condensation sans augmenter le rendement,

5^) L*eau de condensation est extraite par des purgeurs automatiques, (4* fascicule n^ 115), et, exceptionnellement, par des pompes qui la ren-

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CYLINDRES ET ENVELOPPES 115

voient aux chaudières (*), les huiles qu'elles renferment constituent à cet égard une difficulté (41).

6®) Le cylindre et ses chapelles doivent être préservés du refroidissement par des matières isolantes (4® fascicule n*" 112) ; on les enveloppe ordinairement d'un manteau en tôle polie ou en bois. Les différentes vues et sections de la planche II représentent un cylindre important de machine à tiroir dans le tracé duquel on s'est inspiré des principes précédents.

1 . Voir un procédé d'utilisation partielle de la chaleur des eaux de pur^e (Zeitschrift des F, D. /;, 1893. p. 222).

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