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OB = CA

et, en ajoutant de part et d'autre la longueur AB, on démontre la propriété énoncée.

On fait ordinairement passer les circonférences par les centres des cercles de Zeuner, on obtient alors les cercles de Boire. Le recouvrement intérieur se mesure entre les cercles ainsi agrandis, avec lesquels il donne des intersections plus précises.

DISTRIBUTION PAR TIROIRS

75 . --' Diagramme de Thalmeyer (*). — On peut déduire ce diagramme de celui de Zemier. Menons (fig.HS) laperpendiculaire OA au diamètre OT, ; joignons T. M, T,N, T,P, menons ON et OP,et prolongeons ces lignes;

Fig. 115

abaissons de A les perpendiculaires Am, Aw, Ap, à ces directions; les sommets m, w, p sont sur la circonférence décrite sur OA comme diamètre, les triangles AOm, Aon, kop sont respectivement égaux aux triangles T, OM, etc., comme ayant les côtés perpendiculaires l'un à l'autre, et l'hypothénuse égale. Donc, si on désigne par a Tavance linéaire à Tadmission :

Am = M = ô -^ a An = N = 6 Ai) = P = f

Ces relations étant établies, si Ton veut tracer Tépure, on prendra îwA^e-t-a, on décrira autour de A comme centre, les circonférences ayant pour rayons : e -f- a, e, e, les tangentes menées du point à ces circonférences délimiteront les phases de la distribution.

1. M. Thalmeyer a résolu au moyen de son diagramme, imaginé en 1877,. de nombreux problèmes. Engineering, 1888, l^r sem., p. 47, 48, 162, 261,586, 613; t^ sem., p. 57, 180, 380; 1889, l^r sera., p. 263.

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76. — Dianomégraphe de Pichault (*). — Depuis rorigine des distributions par tiroirs, on a réalisé au moyen de tringles en bois et de manivelles de rayon variable, des instruments qui permettent d*obtenir comme sur la machine elle-même, les déplacement» du tiroir et les phases qui en résultent pour la distribution. M. Pickault a complété ces instruments en leur faisant tracer automatiquement le diagramme polaire corrigé de la distribution, et leur a donné le nom dianomégraphes ; ils sont surtout utiles pour les distributions par coulisses, qui sont affectées par de nombreuses perturbations.

Nous ne ferons qu'exposer ici le principe de l'ingénieux appareil de M. Pichault.

On construit, au moyen de tringles en bois à longueur facilement réglable, le modèle de la distribution. Ainsi, dans la figure il6, OM représente la manivelle, OE le rayon d'excentricité, ET la barré d'excentrique; cette tige est prolongée par un bras B, de longueui' réglable,

Fig. 116

qui se termine par l'index I muni d'un traceur. Si l'on place un disque en papier sur la manivelle, et si l'on imprime à celle-ci une rotation au^ tour de 0, le traceur marque sur le papier la trajectoire du point J, relativement à ce disque.

Cette trajectoire est une courbe dont les rayons vecteurs 01 représentent les écarts du tiroir, augmentés ou diminués d'une quantité constante, suivant la longueur donnée à la tringle B.

1. Dianomégraphe, appareils de distribution par tiroirs^ etc.i par S* Pichault, Paris, E. Bernard et C»®, 1886.

Il existe d'autres instruments du même genre, voir notamment i^apparell de Coste pour étudier les distributions commandées par excentriques, 140 Congrès des Ingénieurs en Chef, p. 41.

MACHIKBS A VAPBUR 29

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Aiïïsij en supposant que cette tringle soit réglée convenablement, la courbe tracée ne serait autre que l'épure polaire de Zeuner corrigée ; Il faudrait seulement avoir soin de la lire en sens contraire du mouvement de rotation de la manivelle véritable, car lorsque la manivelle parcourt Tangle MOM', la direction 01' vient coïncider avec le rayon fixe 01, c'est-à-dire que le traceur décrit sur le papier la courbe II'.

H est inulile de régler la longueur du bras B, car on peut aussi bien opérer sur un diagramme polaire dont tous les rayons sont augmentés ou diminués^ mais après avoir tracé le diagramme, on désarticule la bielle TE, et on amène le bras dans une position fixe de manière à décrire un cercle de repère qui partage en deux parties égales la différence entre Técart maximum et l'écart minimum; on peut décrire des cercles concentriques distants du premier des recouvrements. L'usage de ce diagramme est facile à trouver, sans qu'il soit nécessaire d'insister davantage.

77, —^ Caractère de la distribution par tiroir simple. — Toutes les distributions commandées par un seul excentrique à renvoi de mouvement direct possèdent un caractère commun dérivé de ce mouvement^ et non de la nature du distributeur, car ces distributions se déduisent d'épurés identiques, à part les modifications éventuelles dues à des obli« quilés qui n'ont qu'une influence secondaire.

Fig, 117

L'introduction que l'on réalise par le tiroir simple est toujours assez grande, elle ne pourrait être diminuée que par l'augmentation du recouvrement extérieur (fig. 117), ce qui aurait pour effet d'altérer l'avance

9mmw^f^

DISTRIBUTION PAR TIROIRS

à radmission et même de la transformer en retard. Pour la conserver, il faut donc en même temps augmenter l'angle de calage; on peut le faire sans modifier les cercles polaires, mais en rapportant les déplacements du piston au diamètre M'oM\, au lieu de Mo M,, l'angle de calage étant augmenté de MoOM'o.

Il est facile de voir que Tefifet simultané de ces deux changements (augmentation du recouvrement et de l'angle de calage) est d'augmenter les avances à l'échappement et la compression,

11 est vrai qu'on pourrait modifier aussi le recouvrement intérieur, mais en l'augmentant, on augmenterait encore la compression, en la diminuant, on augmenterait l'avance à l'échappement.

Les machines à grand espace nuisible (locomotives, petits moteurs fixes, machines marines) s'accommodent d'une forte compression, et on y réalise par le tiroir des introductions qui descendent jusqu'à 0,25, mais pour les cas ordinaires, on ne devra pas compter avec le tiroir simple, sur une introduction inférieure à 0,6 de la course.

78. — Tiroirs de Trick ou Allan, tiroirs à doubles passages pour ÎHntroduction et r échappement. — Le tiroir à canal de Trick ou i^Allan (fig. 118) trouve son utilité pour les introductions faibles, on remarque,

en effet, sur l'épure (fig. 117) que le passage ab devient d'autant plus petit, toutes choses égales d'ailleurs, que le recouvrement extérieur est plus grand.. Le tiroir à canal double l'ouverture de l'admission jusqu'au moment où le canal découvre entièrement la glace ; à partir de ce mo-

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ment, l'ouverture de Tadmission est simplement augmentée de la largeur constante du canal, etc. ; il est facile de modifier l'épure pour tenir compte de cette circonstance.

Le même résultat pourrait du reste s'obtenir au moyen du tiroir ordinaire, mais "^èn augmentant la course et la largeur de la lumière, Inconvénients que le tiroir de Trick a pour but d* éviter. Ce tiroir est d'un usage fréquent dans les locomotives et les machijies marines (*).

Pour les grands tiroirs des machines marines, on adopte souvent des lumières doubles (fig. 119-120) ; le tiroir est conçu de manière à doubler

Fig. H9-120

les passages, tant pour l'échappement que pour Tadmission. On lient facilement compte de cette circonstance sur répure; ou remarquera, du reste, que la grandeur absolue des ouvertures est seule modiâée, mais non les positions d'ouverture et de fermeture.

79* — Diverses modifications du distributeur et de ses renvois {*). 1") Vaxe de la tige du tiroir n'est pas parallèle à celui de la lige du piston,^ Ce cdiS se présente surtout dans leslocomotives, lespointsmorts

i. Lô tiroir déjà ancien de Hanresi permettait d'arriver au même résultat d'une manière plus compliquée. (Haton de la Goupiller e^ t* U, p. UL),

2. Nous n'examinons que quelques cas généraux > Bien des distributions en Bpparonce d'une grande complication cinématique se ramènent au simple tiroir, telle est, par exemple, la distribution des machines à cylindre oscillant» il serait Impossible de les examiner toutes. 11 existe d'ailïeurs des tra[tés spéciaux sur les distributions, mais on trouvera plus simple en général de construire soi-même les épures en partant de la théorie du tiroir simple que de suivre les auteurs dans leurs systèmes de notations forcément compliqués.

DISTRIBUTION PAR TIROIRS

ne coïncident plus. Cette distribution (figure 1^21} peut se tirer du cas ordinaire, en supposant qu'on ait fait tourner TeKcen trique par rapport à la manivelle de l'angle ]3; par conséquent, l'épure ne sera pas modifiée, mais elle devra être tracée avec l'angle de calage réel a, diminué de l'angle 3 que forment les deux tiges.

rig. 121

2**). Le mouvement de l'excentrique est communiqué au tiroir par un bras (fig. 122). Le mouvement du tiroir est évidemment le même que s'il était produit par un excentrique fictif OE' ayant pour excenlricilé i

l'angle de calage n'étant pas modifié.

L'étude sera faite au moyen de cet excentrique fictif, d'où il sera facile de passer à l'excentrique réel .

Fig. 123

3**) Le centre de rotation du bras est entre les points 1, V (fig. 123). —

lEO

DISTRIBUTION PAR TIROIRS

L'effet du bras est ici de changer le signe des éearls, Texcentricité fictive sera :

L'angle de calage fictif sera

a étant Tangle de calage réel.

4"^) le mouvement est renvoyé autitoir par un bras coudé (âg,1â4)t — Ce cas revient au 3^), mais les rayons 01, 01' du bras devront faire

l'angle j3.

Fig. 124

5^) Renvoi par engrenages. — Les roues devront toujours avoir des rayons égaux (fig. 125), mais l'angle de calage devra être porté sur l'arbre auxiliaire 0' en sens contraire du mouvement de Tarbre principaL

Fig. 125

6^) Distribtction par quatre obturateurs. — Les quatre plaques seront commandées par un seul excentrique, mais il n'y aura rien de changé à

DISTRIBUTION PAR TIROIRS

l'élude de la distribution ; il ne sera pas nécessaire ici de donner aux canaux d'admission la largeur \, puisqu'ils ne doivent plus servir à réchappement ; on réduira ainsi la longueur et le frottement des obturateurs d'admission.

7**) Distribution par soupapes (flg. 126). — Ayant choisi les diamètres des soupapes par des raisons de tracé, on déterminera leur levée de manière à réaliser les mêmes passages que pour un tiroir ; on adoptera pour les commander des bras /<,» te choisis de manière à réaliser ces levées avec une inclinaison déterminée de ces bras ; on en déduira la course de l'extrémité A du levier L, et, par conséquent, le rayon d'excentricité. L'étude se fera au moyen d'une épure identique à celle du tiroir, les recouvrements e, i seront représentés par le jeu vertical compris entre les leviers de commande dans leur position moyenne et les chapes des tiges (fig. 127).

Fig. 126

Fig. 127

Fig. 12S

8®). Tiroir oscillant (fig. 128). — L'épure approximative s'adapte facilement à ce tiroir; si on veut tenir compte des obliquités, la méthodç des gabarits de MM. Coste et Maniquet pourra être utile (n® 60» note) (')■

9**) Tiroir cylindrique. — 11 y a deux variétés de tiroirs cylindriques; celle dans laquelle l'admission se fait par les arêtes extérieures (fig. 129), ne diffère pas du tiroir à coquille, et son épure est identique. Dans l'autre variété (flg. 130), l'admission a lieu par les arêtes intérieures ; on reconnaîtra facilement que pour produire la même distribution qu'avec

!• Le tiroir peut être à canal comme celui de Trick (Zeitschrift d&B V* D, /, 1892, p. 567),

DISTRIBUTION PAR TIROIUS

le tiroir à coquille, il faut que les écarts soient égaux et de signe contraire à ce qu'ils seraient pour cedui-ci, ce qu'on obliendra en calant

Fig. 129

Texcen trique dans la position OE' (fig. 131), mais l'épure devra être

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