‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 3)Chapitre 53 sur 65 · SERVO-MOTEURS · texte numérisé non relu

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l'autre. Le point A est relié par la bielle AB à un piston P, de section suffisante pour Tefifet à produire, mais la simple ouverture du tiroir T aurait pour résultat un mouvement brutal et illimité, avec danger de rupture des pièces, ce dispositif ne remplirait donc pas le but. . Le tiroir T est lié, par un levier 16, au mouvement du piston ; ce levier est saisi, en un point I, par la tringle IG, dépendant du levier de manœuvre m. Lorsque le piston est immobile, le déplacement de m vers la droite a pour effet, le point b étant également immobile, d'admettre la vapeur sur la face de gauche du piston, celui-ci se déplace aussitôt vers la droite, et, avec lui, le point 6 ; si la main reste immobile, l'articulation I fonctionne comme un point fixe, et le mouvement du piston a pour effet de refermer le tiroir ; si on déplace m d'une manière continue vers la droite, le piston P suit le mouvement.

Fig. 264

On a soin de régler les longueurs des tringles de telle manière que le levier m étant poussé à fond dans un sens ou dans l'autre, et le piston étant lui-même à l'extrémité de sa course, le tiroir recouvre exactement les lumières. Il est facile de voir que la symétrie du mécanisme rend possibles les manœuvres en sens contraire.

Le résultat obtenu peut se résumer ainsi : le point à commander A, sur lequel agit la résistance, suit exactement les mouvements de la poignée de manœuvre m, il les reproduit avec leur continuité, leurs intermittences et leur sens.

Quant au mécanisme qui permet d'obtenir ce résultat, on voit qu'il présente comme caractère spécial d'avoir un distributeur placé à la fois sous la dépendance du levier de manœuvre m, et de Torgane à déplacer; les liaisons sont en outre établies de telle manière que, l'action de l'homme cessant, le moteur replace lui-même sa distribution dans la position d'arrêt.

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11 est visible que le mécanisme ci-dessus comporte plusieurs dispositions possibles : le poiîil h, notamment, au Heu d'être relié à la crosse, pourrait être en relation avec un point intermédiaire du levier OA, etc,

Les organes peuvent se limiter à ceux que nous venons de définir lorsque le servo-moteur est employé â manoeuvrer une résistance qui cesse avec le mouvement lui-même. Lorsqu'il faut commander un arbre de relevage, la réaction du coulisseau, dans les positions où la coulisse présente une grande obliquité, oblige à caler le servo-moteur aussitôt que Ton a atteint la position à réaliser- On ne peut compter en effet sur la vapeur pour produire cet arrêt, à cause de son élasticité et des condensations.

On relie donc le piston moteur à une cataracte C; la tige du tiroir est elle-même prolongée, et actionne le tiroir A, qui, écarté dans un sens ou dans Tautre de sa position moyenne, met simplement en communication les deux faces du piston p. Le cylindre à buile est quelquefois employé sans tiroir, avec communication permanente entre ses deux faces par une ouverture très petite pratiquée dans le piston, mais il ne sert alors qu'à prévenir les mouvements brusques, et la iixation se fait par un moyen mécanique ordinaire, ce qui altère le caractère d'automaticité.

L'appareil que nous venons de décrire peut être réalisé sous une forme plus condensée et plus élégante; ainsi, le servo-moteur Brown, appliqué à beaucoup de machines marines, présente les dispositions de la figure 265; ces dispositions varient du reste avec l'emplacement et les points d'attache disponibles; G est le cylindre à vapeur, C est le

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