‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 3)Chapitre 9 sur 65 · PLANCHE I · texte numérisé non relu

PLANCHE I

d'inertie, dont on combine le diagramme avec celui de la vapeur; on s'attache à réduire l'usure des pivots et des coussinets, et à prévenir les chocs qui en résulteraient, en donnant aux tourillons de grandes surfaces. Ces machines, généralement de petite taille, appartiennent à deux types principaux : les moteurs verticaux, imités des machines d'embarcation, et les moteurs horizontaux; ils soat simples ou compound, et, dans ce cas, les cylindres sont côte à côte ou en tandem, La plupart de ces machines sont munies du régulateur à ressorts, décrit au n" 114, agissant sur la distribution.

Au point de vue du couple dû à l'action de la vapeur, il y aurait toujours intérêt à disposer les manivelles à angle droit, tandis qu'elles devraient être opposées pour l'équilibrage des forces d'inertie; la régularité dans le tour étant toujours assurée par le volant dans les machines à grande vitesse, c'est généralement le dernier parti que Ton adopte. Enfin, on fait presque toujours usage, dans les machines à grande vitesse, à cause de la nécessité d'éviter les porte-à-faux, de coudes compris entre deux paliers, au lieu de manivelles simples (*); la condensation esl difficilement applicable aux vitesses de plus de 130 tours, à moins de dispositions tout à fait spéciales pour la commande de la pompe à air: dans les grandes installations, on a souvent recours à un condenseur commun à plusieurs machines, dont la pompe à air est mue par un moteur indépendant.

La planche I, donne, en élévation et en plan, l'ensemble d'un moteur compound à condensation de cette classe, construit par la Société le Phénix.

On remarquera, comme caractère saillant de ce type, son bâti d'une seule pièce de fonte, contenant les trois paliers de l'arbre principal, les guides de la crosse, et les brides circulaires pour l'assemblage des cylindres. Le type le plus fort de cette série développe 300 chevaux; le genre de bâti employé devient trop lourd pour des puissances supérieures; le spécimen représenté développe environ 100 chevaux à condensation et à 140 tours par minute.

1. On peut considérer comme un exemple réussi de machine verticale à grande vitesse celle que les ateliers d'Œrlikon (Suisse) avaient exposée à Paris en 1889; du type ordinaire compound, avec une course de 450 millimètres, elle tournait à 240 tours par minute; ce résultat était obtenu par l'allégement des pièces, des tiges tubulaires, les pivots creux de grande surface, les bielles plates, les coudes opposés, etc.

MAOHIKES BEMI-FIXBS BT MACHINES LOOOMOBILES. t- MOTEUES POUR LA PETITE INDUSTRIE.

17. ^ On range dans la catégorie des machines semi- fixes celles qui sont disposées, avec leur générateur, sur une plate-forme en fonte ou un cadre métallique servant de fondation; on peut donc les transporter montées, en n'importe quel endroit, sans autre précaution que de les placer de niveau. L'ensemble est d'un poids suffisant pour résister aux forces d'inertie.

Ces machines appartiennent à deux types : pour les petites puissances, la chaudière est verticale, figures 31 et 32 (voir 4* fascicule); le moteur est horizontal dans le type représenté (*), mais il peut aussi être vertical

Pour les puissances plus grandes, atteignant par exemple 20, et jusqu'à iOO chevaux, on a recours à la chaudière tubulaire, genre locomotive; la machine est le plus souvent disposée en dessous; elle est à cylindres conjugués ou compound; le bloc des cylindres sert de support à la boîte à fumée, les volants sont latéraux (fig. 33, ^ype de la Société Alsacienne), On trouve cependant des types puissants dans lesquels la machine est disposée au-dessus de la chaudière, ce qui permet de placer les poulies au-dessus du sol, tandis que, dans le système précédent, elles doivent se loger en partie dans les enclaves ménagées dans une fondation.

Lorsqu'on établit la machine sur la chaudière, son bâti doit être disposé de manière à ne pas soumettre celle-ci à dès tensions dues à l'action du mécanisme; cette remarque s'applique également aux locomobiles. L*attache directe des pièces sur la chaudière aurait encore pour effet de fausser le montage par suite des dilatations (*).

\, Ce type est celui de la Société le Phénix, qui le construit en plusieurs puissances.

S, Voir pour les types de machines semi-fixes: Engineering, 1%'^%* 2^ sem., p. 470 (Garrett); 1881, 2® sem., p. 6 et 594; 1884, i^^ gem., p. 127; 1885, t^ sem.. p, 206 (Robey); 1SS6, 2^ gem., p. 50(Garrett); 1886, 2« sem., p. 55 (Fowler); idem, p. 550 (Davey Paxmann, 100 chevaux); 1889, 1^^ sem.. p. 691, 698; 1888, 2« sem., p* 29 (Marshali, triple expansion); idem, p. 62; 1891, 2^ sem., p. 137 (Clayton et Schuttle^vortll)^ 1S91, l^r gem., p. 722 (Wolff, de Magdebourg, 100 chevaux).

En France, on trouve les types bien connus de la Société de Pantin (Weyher et Rictiemond). Bourdon, Le Blanc, Chahgny et Cie, Biétrix, etc. Voir Revue technique de VExposition de 1889, 6® partie.

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LOGOMOBILES

Fig. 31-32

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