‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 4)Chapitre 23 sur 61 · Engineering, 1886^ l»*- sem. p · texte numérisé non relu

Engineering, 1886^ l»*- sem. p

4. Armengaud, — Publication Industrielle, 1" série» t. XIX, pi. 1 et 2.

lent à des hauteurs différentes. Enfin, la fig. 67 offre un exemple d'une machine à pilon portée tout entière sur une plate-forme formée par des longerons en tôle (*); les cylindres à haute et basse pression H, B, sont montés sur un même bâti, et la crossette, fig. 67 his^ présente la disposition bien connue, consistant en deux branches déviées à 45®, qui permettent aux tiges d'éviter l'arbre, tout en permettant l'oscillation de la bielle ; le poids mort est équilibré par un contrepoids agissant sur le balancier bh, et celui-ci sert également à commander les pompes auxiliaires.

L'emploi de supports métalliques au lieu de massifs en maçonnerie rend les pompes plus accessibles.

84. — Machines horizontales, — Les moteurs horizontaux conviennent surtout lorsque les pompes peuvent être établies au même niveau que les machines (63). On en trouve aujourd'hui de nombreux exemples, il suffira de jeter un coup d'œil sur les fig. 68, pi. 3; 69 et 70, pi. 4, pour saisir les dispositions d'ensemble de ces pompes; dans la fig. 71, le moteur est du système Woolf, les deux crossettes sont reliées par les bielles 6, 6, aux deux extrémités d'un balancier P,Q; et l'une des tiges de piston actionne une pompe à piston plongeur double, qui sert de support à l'arbre du volant ; la bielle 6' actionnant la manivelle, prend son mouvement au point Q. Cette disposition est analogue, en ce qui concerne la répartition des forces, à celle de la fig. 61.

La fig. 72 donne le dessin simplifié des machines élévatoires étabhes par G. A. Gorhss à Pawtuckett; les cylindres moteurs actionnent directement les pompes P à double effet; l'excès positif ou négatif du travail passe par la bielle 6, le secteur RPQ, et la bielle B, à l'arbre du volant. Les manivelles étant calées à angle droit, la disposition peut être rapprochée de la fig. 62, mais elle présente, sur cette dernière, les avantages d'une plus grande compacité. Les cylindres et les pompes sont rehés directement; celles-ci sont établies sur les longerons l qui servent à soutenir Tentretoise p sur laquelle sont établis les pivots des secteurs. Les paliers d'arbre sont portés sur les réservoirs d'air N ('). La pompe à air C, et les pompes auxiliaires, sont actionnées par un coude du secteur.

1. Eastbourne "Water Works.^ Engineering. 1884, 2« sem.. p. 319-472.

2. Des machines semblables ont été étabhes aux distributions d'eau de Gand, et d'Essen, par M. Van den Kerchove. {Zeitschri/C des Vereines deutscher Ingenieure, vol. XXX, p. 951.)

Dans la fig. 73 (distribution d'eau de Vienne (*)), les pompes B^ sont à un niveau plus jDas que les cylindres, ce qui peut être avantageux dans le cas où l'on tient à réduire la hauteur d'aspiration; le dispositif employé pour la commande permet du reste de donner aux pistons moteurs une vitesse plus considérable qu'aux plongeurs.

La machine est du système Woolf à deux cylindres; chacune des crossettes actionne un bras ô6, qui commande la pompe correspondante par l'intermédiaire d'une bielle P; le mouvement de la pompe à air est pris sur le même bras au moyen de la bielle p,

La conduite générale A dessert plusieurs machines analogues à celles de la figure; chaque groupe de quatre pompes est relié à un même réservoir d'aspiration M par le tuyautage a, le refoulement s'opère par le tuyautage r dans un même réservoir N. Des valves v permettent d'isoler à volonté, ou le groupe entier, ou deux pompes de chaque groupe.

85. — Lorsque la hauteur d'élévation est faible, la pompe C^ est celle qui présente le plus d'avantages; elle est établie verticalement, et actionnée par renvois de mouvement comme le montre la fig. 74; les corps de pompe sont ouverts par le haut, et l'eau s'y élève jusqu'au niveau de la nappe de refoulement; le tuyautage peut être établi plus bas que ce niveau, mais il doit traverser à joint étanche les maçonneries du puisard.

Des pompes semblables ont souvent été établies pour l'épuisement des cales de radoub, et notamment au port d'Anvers; la hauteur d'épuisement augmente au fur et à mesure des progrès de l'opération ; pour rendre moins variable le travail à effectuer par le moteur, on découple la moitié des pompes à un moment donné ; à cette fin, les bielles bb sont à déclanchement.

86. — Enfin, on veut parfois, tout en limitant la vitesse des pompes à celle nécessaire pour éviter les coups de béher, adopter pour le moteur une vitesse normale; il faut alors recourir aux engrenages.

La fig. 7S représente une installation de cette espèce disposée pour grandes profondeurs (^) ; le moteur comprend deux cylindres à vapeur M, conjugués sur des manivelles à angle droit ; deux pignons P calés sur l'arbre du volant actionnent deux roues dentées E, montées sur deux arbres séparés ; les manivelles m formées par l'un des bras de ces roues sont opposées l'une à l'autre; chacune d'elles attaque une tige T qui des-

Page 1