‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 4)Chapitre 27 sur 61 · American Machinisty 17 et 31 mai · texte numérisé non relu

American Machinisty 17 et 31 mai

lure des clapets est ordinairement limité à 20 ou 30° au moyen d*un arrêt.

93. — Pour les petites pompes, on emploie presque toujours des soup<ipes circulaires en bronze, posées sur un siège de même métal, comme dans les pompes alimentaires des chaudières à vapeur (fig. 85). Ces soupapes devraient théoriquement se soulever d'une quantité égale au quart de leur diamètre ; il est rare qu'il en soit ainsi, et l'on cherche, à réduire autant que possible la levée (*); il faut donc, pouréviter les étranglements, adopter une section de soupape plus grande que celle des tuyaux.

94. — Au delà de 100 à 120 millimètres de diamètre, on emploie plusieurs soupapes disposées sur le même siège ou des soupapes à siège multiple (2). Les soupapes des fig. 86 et 87 sont à double siège ; celle de la fig. 88 présente quatre orifices d'écoulement ; enfin, les soupapes Rittinger (fig. 88 bis) comprennent souvent un nombre de sièges plus grand, les obturateurs ont la forme de disques dd, d^d^, djrf,; ils sont en cuir, insérés entre deux anneaux de métal, des arrêts limitant leur levée.

Les soupapes à siège multiple ont beaucoup d'analogie avec les distributeurs équilibrés des machines à vapeur ; elles présentent les mêmes avantages qui sont :

1^ De diminuer la pression qui applique la soupape sur son siège ;

2^ De réaliser avec une levée très réduite une grande section d'écoulement.

95. — Lorsque la pression n'est pas très élevée, on a recours de préférence aux clapets en caoutchouc (fig. 89). Souvent ils sont de très grand diamètre, mais il est préférable de leur conserver des dimensions modérées en augmentant leur nombre (fig. 90).

Ces clapets peuvent aussi recevoir la forme rectangulaire. Ils sont fréquemment employés dans les pompes à air des machines à vapeur.

96. — Chocs spéciaux dus aux soupapes (^). — Toutes les soupapes automatiques fonctionnent lorsque le mouvement du piston change de sens ; si en effet les conditions sont réalisées pour qu'il n'y ait pas de coup de

1. 11 en est surtout ainsi dans les pompes à grande vitesse; ce point sera développé plus loin, n® 96.

2. Les soupapes en gutta-percha peuvent être disposées d'une manière diflférente. Engineering, 188L 2-30.

3. Des recherches expérimentales d'un grand intérêt ont été faites en Allemagne, sur le fonctionnement des soupapes, par le professeur Bach.

Lélier, les colonnes d'aspirationetderefoulementsont rigoureusement au repos lorsque le piston arrive aux points morts, les soupapes se rapprocheiUpeuàpeu de leur siège pour prendre contact aveceuxau momentoù le pit^lun s'arrête; mais on constate presque toujours, dans les pompes à marche rapide, que les soupapes, ouvertes jusqu'à Textrémité de la course, mettent un temps appréciable à atteindre leurs sièges, et ne se rei'iirmont qu'au moment où le piston a pris une certaine vitesse en sens cunii'aire, ce qui occasionne un choc plus ou moins violent; de là découle la nécessité de limiter autant que possible la levée des soupapes, en multipliaul leur nombre.

97. — On limite même cette levée par des moyens mécaniques, par exemple en les chargeant au moyen de. ressorts ainsi que le fait Corhss (fig, 91) (*) ; dans la fig. 92, la soupape porte une tige chargée au moyen d'un ressort extérieur qu'on peut tendre plus ou moins ; enfin, dans une disposition originale, Farcot a employé la forme de clapets représentés fig, 93 ; ceux-ci se composent d'une lame de cuir garnie, pliée suivant son milieu, et appuyée par un tube en caoutchouc qui se déforme à la levéf^.

98- — Soupapes à chute commandée, — Les moyens indiqués cidessus ne sont pas suffisamment efficaces lorsque la vitesse de rotation est très grande ; la réduction de levée oblige du reste à employer de grandes sections de soupapes, ce quiestparticuhèrement désavantageux pour les grandes pressions, car les chapelles ont alors des épaisseurs considérables ; on emploie avec le plus grand succès les soupapes commandées^ c'est-à-dire actionnées par un mouvement dépendant de l'arbre, analogue à celui des organes de distribution.

Corliss a employé ces soupapes dans la machine à élever les eaux d'égoutde Boston f), mais dans le but d'obtenir des levées très grandes. G'eiil à Riedler que l'on en doit surtout l'application aux machines souterraines des mines (^).

On évite également les chocs en remplaçantles soupapes automatiques par des tiroirs mus au moyen de cames ou d'excentriques, mais la difficulté d'équihbrage du tiroir, l'usure rapide de la surface frottante lors-

t. Ce genre de clapets a été perfectionné par la Compagnie générale transatlantique. Engineering, 1887, 2' sem., p. 263.

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