‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 4)Chapitre 30 sur 61 · Hifcirauliquc^ 3* édition, n · texte numérisé non relu

Hifcirauliquc^ 3* édition, n

Pour l-hl' = H, on a :

qui s'approche toujours beaucoup de l'unité pour les valeurs usuelles de v. Le plus souvent l-h V est très grand en comparaison de II et le rendement s'abaisse en conséquence.

110. — Vitesse de piston, vitesse de l'eau dans les tuyaux. — La vitesse du piston des pompes est limitée par la nécessité d'éviter les coups de bélier ; dans les pompes commandées par un mouvement de rotation, qui sont les plus nombreuses, la vitesse moyenne du piston doit satisfaire à la relation établie lorsque les réservoirs d'air n'existent pas (45) ; il est rare cependant qu'il en soit ainsi, et l'on peut dépasser la vitesse imposée par cette formule ; les chiffres pratiques recommandés par certains auteurs sont basés sur les résultats acquis dans des circonstances

fort diverses, et ne peuvent être considérés comme absolus ; on sera sou-

S vent certain, en adoptant une valeur du rapport - comprise entre 1 et 2,

d'obtenir un fonctionnement convenable si la vitesse moyenne du piston ne dépasse pas 0'",60 par seconde ; la vitesse dans les tuyaux peut alors atteindre 1°',20 au maximum ; toutefois les remarques développées au n® 45 montrent l'influence que peuvent avoir, sur la vitesse, la course de

piston et la valeur du rapport -,

Les vitesses les plus grandes réalisées jusqu'ici sont probablement celles des machines de Saint-Maur (Farcot), elles atteignent 30 révolutions par minute pour 1™,800 de course, ce qui porte la vitesse moyenne des pion, geurs à 1"',80 par seconde. Ce résultat exceptionnel a pu être atteint, grâce à certaines dispositions spéciales (fig. 94, pi. 5). Les plongeurs sont terminés en pointe, et la section des corps de pompe a été agrandie ; par ce moyen, la vitesse relative de rencontre de l'eau et du piston est notablement diminuée; les soupapes sont du genre de celles décrites aun*97, les réservoirs d'air sont aussi près que possible des corps de pompe, les tuyaux ont reçu une section très grande relativement à celle du plongeur.

111.— Recherches à l'indicateur.— M. Riedler (*) a étudié au moyen de

1. Indicator Versuche an Pumpen^ etc., résumé par M. Canon, Revue universelle des mines, 2* série, T. XV, p. 108.

l'indicateur les phénomènes qui se produisent dans les pompes; les théories développées au paragraphe H peuvent aider à l'interprétation des courbes relevées ; le diagramme normal d'une pompe à marche lente à réservoir d'air est donné par un rectangle parfait (fig. 1036^5, pi. 1); la courbe pointillée se rapporte au cas où l'eau ne peut suivre le piston, il se produit, au moment de la rencontre, une pression intense qui se traduit par une élévation rapide de la courbe; il peut même arriver que le diagramme présente les caractères de ceux d'un compresseur d'air.

1 12.— Observations sur (es essais d'appareils élévaioires. — Les essais de réception des pompes comportent la mesure du travail en eau élevée et du travail indiqué du moteur ; le rapport de ces travaux perniet d'apprécier le rendement mécanique de l'ensemble de la machine ; on mesure aussi le poids de vapeur dépensé, ainsi que le combustible, mais ces déterminations n'ont rien de spécial aux pompes. Il importe de ne comparer que les résultats ayant rigoureusement la même signification; ainsi, le calcul du travail en eau montée exige que l'on mesure le débit et la hauteur d'élévation ; souvent, le débit, au lieu d'être évalué par un jaugeage direct, est calculé en fonction du volume déplacé par le piston, mais on n'obtient ainsi qu'une valeur approchée, qui presque toujours est supérieure au débit effectif. De même, au heu de mesurer la différence de hauteur entre le puisard et le point où débouche le tuyau de refoulement, on opère parfois au moyen de manomètres placés sur les conduites avant la soupape d'aspiration et après la soupape de refoulement ; on ajoute ainsi à la hauteur effective les pertes de charge dans les conduites. Cette manière de procéder n'a rien d'irrationnel, car le développement des conduites résulte des circonstances locales, et ne peut être considéré comme un défaut, mais les expériences relatées dans les nombreux rapports publiés sur cette matière ne font pas toujours connaître le mode de mesurage adopté ; la plupart des anomalies que l'on trouve en comparant les résultats d'appareils à peu près semblables s'expliquent par ces remarques.

Dans le tableau ci-contre, les chiffres des deux dernières colonnes sont établis, en général, en supposant que le rendement volumétrique atteint l'unité, alors que des expériences de jaugeage direct ont montré qu'il est de 94 à 95 pour cent dans des pompes très bien étabhes. On devra supposer aussi que la perte de cha'rge due au frottement des conduites est comprise dans la hauteur d'élévation.

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