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En tenant compte du rendement volumétrique, il ressort des chiffres réunis dans la dernière colonne du tableau, qu'on peut aujourd'hui obtenir dans une bonne installation le cheval en eau élevée à raison de 8 kiioirrammes de vapeur par heure, soit 1 kil. de charbon.
U, — Pompes rotatives à capacité vcuriable,
113, — Les difficultés de commande et d'établissement des pompes à mouvement alternatif, proviennent des changements de vitesse (tant fuj grandeur qu'en signe; de Torgane propulseur. On a cherché depuis torii>temps à réaliser des pompes à mouvement continu; malheureuselueul, il en existe peu dont la construction soit à l'abri de sérieuses critique**.
11 faut d'abord remarquer que la pompe oscillante (fig. 115, pi. 6), classée parfois parmi les pompes à rotation, n'est qu'une variété des appareils à mouvement alternatif dans laquelle le piston est animé d'un mouvement curviligne; elle n'offre guère d'autre avantage que la facilité avec laqutîUe ou [)eut l'actionner à bras d'homme, et présente à peu près touH les inconvénients des pompes rotatives.
114. — La pompe rotative est mieux caractérisée par l'appareil connu s(jus le nom de pompe américaine (fig. 116). Un tambour plein tourne ;nUnur d'un axe 0, excentré par rapport à l'enveloppe cylindrique E; des paUîMes s'engagent à frottement dans des rainures radiales du taiïibniir, vX s'appuient pendant la rotation sur le cylindre extérieur; des ressorts soni, disposés à cette fin dans le fond des rainures.
Lfî mouvf^riionl du tambour dans le sens indiqué par la flèche détermine l'aspiiTilion par la tubulure a, et le refoulement par la tubulure r.
Le système représenté fig. 11 7 est une variante du précédent, il possède th^s fjijMlili*^; spéciales au point de vue de la continuité.
115, —Dans la fig. 118 (pompe Comète), le tambour T est actionné de maïuère quB son centre décrive une circonférence autour du centre de IViiVi'bippi*.
116. — i>3rtaines pompes présentent deux organes tournants ; l'une dtïs fîhis répandues est celle de M. Greindl (fig. 119). Les axes A et B sont i*n rolalion par des roues dentées, généralement à chevrons, placées on dt'hors (ie la pompe; l'arbre B fait deux révolutions pendant que rui'bre A en tait une, ce qui permet aux palettes P de passer dans l'en-
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coche unique E ; les fig. 119* à 119^ donnent les positions successives des organes mobiles, et montrent que l'obturation est obtenue entre l'aspiration et le refoulement quelles que soient ces positions.
Le capsulisme de Boots, fig. 1S9', pi. 8, présente une certaine analogie avec le précédent, mais il est plus connu comme ventilateur.
117. — La pompe Behrens, fig. 120* à ISO'^, comprend deux secteurs tournant à la même vitesse S Sj ; les segments de cylindres couverts de hacbures sont fixes, et occupent le centre des deux logements dans lesquels tournent les secteurs. La succession des positions indiquées dans les figures montre que le volume aspiré et refoulé correspond toujours au déplacement de la section droite de l'un des organes mobiles C).
118. — Observations sur le tracé de ces pompes. — L'eau, étant incompressible, ne peut jamais être emprisonnée dans des capacités entièrement fermées dont le volume serait variable ; on n'arrive pas toujours à ce résultat et l'eau doit alors être expulsée parles fuites; dans certaines pompes, on a ménagé dans les parois planes, qui limitent l'èilvoloppe latéralement, des poches qui fonctionnent comme réservoirs d'air.
119. — Rendement, — Il est impossible de réaliser et, dans tous les cas, de conserver un contact parfait entre les diverses parties des pompes de cette classe, delà des lignes de fuite plus ou moins importantes.
Pour des hauteurs d'élévation croissantes, la section des fuites étant constante alors que la vitesse de l'eau qui y passe va en augmentant, il en résulte qu'il y a une limite de hauteur pour laquelle le débit est nul, et par conséquent le rendement. C'est ce qui a été mis en évidence par des essais pratiqués à l'arsenal maritime de Brest.
Pour de faibles hauteurs, les fuites occasionnent aussi une perte de rendement, mais elle est réduite ; il se peut même qu'il y ait avantage, dans certains cas, à ne pas atteindre i'étanchéité, puisqu'on économise alors le travail du frottement. Les pompes à mouvement alternatif appliquées à des élévations très faibles sont parfois sans garnitures, et c'est
1. Il existe de nombreuses variétés de pompes rotatives, Poillon, ouvrage cité. — Uhland, Handhuch fur den Praktischen Maschinen Constructeur^ Supplément Band. III Abtheilung.
Revue Industrielle, — Pompe Hoyoux 1877, p. 15. — Pompe Samain 1877, p. 460. — Pompe Bredo 1879, p. 215. — Pompe Noël 1880, p. 413. — Pompe Comète 1880, p. 493. — Pompes Nines, 1881, p. 4.
dans cet ordre d'idées que certains constructeurs de machines à vapeur suppriment le bourrage du piston de la pompe à air.
120. — Les pompes rotatives à capacité variable ne conviennent que si les liquides à élever ne tiennent en suspension aucune matière solide; leur rendement s'altère avec l'usure, elles exigent une construction précise, surtout lorsqu'elles comportent plusieurs organes mobiles entre lesquels il est nécessaire d'établir des relations dç position ; elles ne conviennent pas pour les élévations à grande hauteur.