‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 4)Chapitre 50 sur 61 · par enfant.. . . , . . ir> a · texte numérisé non relu

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Dans les Appartements.» 15 à 20

Dans les mines, le cube d'air à envoyer dépend surtout de la température, des dégagements de grisou, etc. Demanet indique, comme quantité nécessaire, 25™^ par homme et par heure, dont 14""^ pour l'ouvrier, 7 pour sa lampe, et 4 pour diluer les miasmes.

Dans les tunnels en construction, on se con^tente (Colladon) pour chaque ouvrier employé au percement, y compris sa lampe, de 13™^ d'air frais par heure ; chaque kilogramme de dynamite employé exige 100™^ d'air pour la dilution des fumées et des gaz mis en liberté.

Dans les tunnels en exploitation, la quantité d'air nécessaire à la ventilation dépend du profil ; si celui-ci est en rampe, le foyer des locomotives doit être chargé plusieurs fois pendant le parcours, et rejette dans Tatmosphère du tunnel un volume considérable de gaz délétères.

En résumé, pour tout problème de ventilation, le débit Q est une donnée à choisir dans chaque cas particulier, et qui peut être fixée; il n'en est pas de même des pertes de charge dont l'ensemble constitue la valeur de H.

La hauteur II provient du frottement de l'air dans les locaux à ventiler, des pertes dues aux coudes ainsi que des variations brusques de section (flg. 147).

Dans le cas général, aucun de ces éléments n'est susceptible d'une appréciation directe.

On admet, comme pour le mouvement de l'eau, que la perte de charge due au frottement de l'air dans les tuyaux a pour expression en mètres d'air :

1. D'après d'Aubuisson. la valeur de b est d'environ 0,0003. Il importe d'observer que certains auteurs donnent à la perte de charge la forme :

on a alors

d'où b' = 0,008 approximativement.

Lorsqu'il s'agit de conduites d'air ou de gaz dans des tuyaux circulaires en

X est le périmètre de la conduite en mètres.

Û, sa section en mètres carrés.

L, sa longueur en mètres.

6, un coefficient, constant pour un même local, dépendant de Tétatdela paroi.

w, la vitesse de Tair.

Si S est le poids du mètre cube d'air, la perte de charge évaluée en mètres d'eau est :

et en millimètres, pour une série de conduits prismatiques :

Les pertes de charge dues aux tourbillonnements, etc., renferment comme facteur le carré de la vitesse et peuvent s'exprimer en mètres d'air par la formule

c'est-à-dire en millimètres d'eau par

tôle ou en fonte, on se servira avec avantage des formules de M, Arson. Ser, Physique Industrielle, tome I, p. 187.

Pour le 5 galeries de mines avec boisages, si on met toutes les pertes de charge (coudes compris) sous la forme globale

1 Lbu'

h a, d'après les expériences do M. Devillez, une valeur de 0,0015; pour les conduits en maçonnerie avec enduit lisse de mortier, on peut prendre les chiffres de Morin trouvés pour les tuyaux en poterie, soit :

b = 0,00072 à 0,00077 Sef, ouvrage cité, 188.

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Les coefficients tels que a dépendent de la configuration des locaux : rayons des coudes, rapports des sections successives, etc. On a d'ailleurs

La perte de charge totale exprimée en millimètres d'eau est donc

Les coefficients étant presque toujours inconnus, on est forcé de procéder par comparaison ; on tire de la relation (4) les conclusions suivantes :

1° La dépression H varie, pour un même espace à ventiler, proportionnellement au carré du débit ;

2"* Pour des locaux géométriquement semblables, entre lesquels existe un rapport de dimensions linéaires constant, la valeur de H varie, pour un même débit, en raison inverse de la quatrième puissance du rapport de similitude.

Car, soit X ce rapport, on a, pour le nouvel espace considéré :

«•='[= ^^t+^if.]«'

et puisque

Û' = Xs Û L' = XL

il vient

"■ = K^àff+^.-]%'

Il est rare que l'on ait à considérer des locaux semblables ; on peut néanmoins arriver à une détermination de H suffisamment approchée dans les cas simples.

Ainsi, il est évident que dans le cas des tuyaux et des galeries longues, la partie de H afférente au frottement est, toutes choses égales d'ailleurs, proportionnelle à la longueur ; la partie de H afférente aux remous est aussi, dans beaucoup de cas, proportionnelle à cette longueur ; si, en outre, la section est à peu près constante et si les coudes sont peu nombreux, le terme S ^^ disparaît à côté de S ^ --r.

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