CRICS ET VÉRINS
tourner ; on agit sur l'écrou par une vis tangente. On peut ainsi obtenir une très grande mulliplication d'effort ; l'appareil présente toute séculîté parce que la vis principale tout au moins n'est pas réversible. Mais le rendement est fortement abaissé par les frottements ; il est essentiel de donner beaucoup de mobilité à l'écrou, en l'appuyant sur une bague en bronze dur bien grai3sée.Le grandfrottementauqueldonnent lieu les vis est le point faible de cet appareil, on a cherché à y porter remède par diverses dispositions ingénieuses, et notamment par l'écrou à galets JUaude. On fait aussi usage d'écrous portés sur billes, comme dans le cricilfeïer(').
Pig. 06 Fi(. 97
Dans le cric Robimon et Norton (flg. 97), (d'après rn^i/., 1895-1-91), lavis tourne au lieu d'être immobile, et elle monte en entraînant le chapeau C, el par conséquent le fourreau F, qui télescope sur le pied cylindrique fixe dei'appareil; un roulement sur billes est interposé entre le chapeau G et l'embase mobile, dont ilreçoit la poussée. La manivelle est ' remplacée par un levier dont le cliquet à deux bras s'engage dans une 1. iierae rfe Jtffcttnigne, article cité.
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roue à encoches calée sur l'arbre du premier pigaoD ; suivant que l'une ou l'autre des branches est en prise, le m6me mouvement d'oscillation du levier détermine la levée ou la descente. On remarque aussi dans ce cric la forme particulière du fîlet de la vis, qal réunit les avantages du (ilet carré au point de vue du moindre frottement, et ceux du âlet triangulaire au point de vue de la solidité ■ On peut, avec cet appareil, exercer des efforts de IS tonnes et au-dessus (•).
Ln vérin ordinaire comporte simplement une vis de levage qui tourne dans un écrou fixe porté par un socle en tôle ou en acier coulé de forme conique. La vis est actionnée par un tourne à gauche à cliquet analogue à celui de la figure 97, mais à mouvement horizontal ; elle est coiffée d'un chapeau qui tourne foUementet qui forme le sabot appliqué sous la charge.
FIg. 93
Cet appareil peut être complété par un dispositif qui permet le déplacement latéral ; on obtient alors le vérin à chariot et vis d'avancement {fig. 98) d'après les esquisses de Riedler), fort usité comme cric de secours dans l'exploitation des chemins de fer.
1. Voir encore le uric dilTérenUel Robel, dans lequel la vis et l'écrou sont i;o m mandés & deux vitesses différentes et de tnéme sens, avec faculté toutefois d'immobiliser l'écrou pour la descente ou la levée rapides (,Revue de Mée.i article cilé, et Pechan, ouv. cité, pi. 8.)