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On trouvera encore quelques ascenseurs mus par transmission dans le Portefeuille des machines, 1880, — pi. 31-32; 1882, —pi. 21-22; 1884, — pi. 33-34, avec moteurs hydrauliques à basse pression Mégy. Voir dans le même recueil le monte-charges de M. Duquesnay à deux plateaux équilibrés permettant de desservir plusieurs étages, avec faculté de régler indépendamment les limites de la course de chaque plateau (1885, pi. 35-36).

ASCENSEtRS HYDRAULIQUES

OU en suspendant à la cage une chaine C dont le poids par mèl rant est double de celui du câble c (fig. 183 bis) : cette solui quelquefois employée, elle n'est pas sans inconvénients au poini du bruit.

Les ascenseurs hydrauliques admettent d'autres modes c brage (N- 112 à 114).

ASCENSEURS HYDHAULIQUES A ACTION DIBBCTÏ (')

109. — La cage est supportée par un piston plongeur dont la est égale à la hauteur d'ascension (fig. 184) ; l'eau motrice est une conduite de pression par le brancbement p ; Tévacuation se le tuyau e. La distribution est opérée par un tiroir ou par un r< deux voies D, manœuvré de la cabine par une corde sans fin.

U y a deux cas à considérer, suivant que l'eau est à pressi naire comme lorsqu'elle est prélevée sur une conduite de diat urbaine, ou qu'elle est à haute pression, comme dans le cas de butions spécialement établies pour fournir la force motrice.

110. — Ascffitseurs ordinaires. — La cage est le plus souven brée, au moins partiellement ; le poids à élever se compose de Is nette P, et des poids morts non équilibrés Q. L'appareil doit sat deux conditions : 1" lors de l'ascension, la cage chargée doit atteindre sa position la plus élevée, la pression restant encore si pour vaincre les frottements; â° à la descente, la cage doit poi teindre à vide le bas de sa course, le poids Q dépassant la près: le plongeur d'une quantité égale aux résistances du mouvemen

La conduite de pression peut être assimilée à un réservoir R une hauteur convenable et de niveau constant M ; la conduite (

1. Nous ne décrivons pas les ascenseurs, en général très simples, e pour le levage des wagons, ils sont k course modérée ; il n'y a pas g térét à leur appliquer les systèmes compensateurs qai sont étudiés paragraphe et dont le but est d'équilibrer la perte de poussée du piston qu'il s'élève.

Voir Emtt, ouvrage cité, ainsi que le monte-wagons de 15 tonnes de Saint-Lazare {Portefeuille des M. 1889, pi. 33 à 36}.

A SCENSEURS H YDB AULI QUES

pement évacue à l'air libre au niveau N ; les pressions motrices et résistantes sont données par les abscisses des lignes inclinées MM' et NN'

Fig. 1S4

comptées à partir de Taxe 00*. La zone utile du diagramme est comprise entre les deux horizontales passant par les positions extrêmes de la base du plongeur.

Si Ton appelle «o la section du plongeur, et F la somme des résistan-

l'«tÉ I II lÉ*!'! I il I

Les renseignements suivants, donnés par M. Grenier, pourront être utiles (*) :

Le frottement d'un bourrage en chanvre peut être pris égal en moyenne à 7 ^ de TefTort exercé par le piston ; pour les garnitures en cuir embouti, on aurait :

F 4 E ■" lOd

F' est le frottement du cuir, E l'effort exercé par l'eau sur le piston, d le diamètre du plongeur en centimètres ; d'après cette règle, le frottement serait proportionnel à la pression de l'eau par unité de surface et au diamètre du plongeur, ce qui parait rationnel pour la garniture en cuir embouti.

Les frottements désignés plus haut par F comprennent encore les résistances des guides de la cage, la raideur des câbles des contrepoids lorsqu'ils existent, le frottement des pivots des poulies de renvoi, etc., que l'on pourra évaluer approximativement d'après la perfection du montage.

11 importe aussi d'observer que la sécurité des manœuvres exige que la force ascensionnelle ne soit pas annulée au sommet, la cage étant en charge, et que le système descendu à vide au bas de sa course conserve un excès de poids non équilibré par la poussée.

En d'autres termes, il faudra établir les calculs en comptant sur des frottements plus élevés que ceux qui se produiront en réalité, aussi bien à la levée qu'à la descente. Cette circonstance réduit le rendement déjà assez faible pour ce genre d'ascenseurs (112).

Lorsque les ascenseurs hydrauliques dépendent d'une conduite de distribution, on se met quelquefois à l'abri des arrêts en établissant à un niveau élevé un réservoir alimenté par la conduite.

On peut aussi remplacer l'eau des conduites par des réservoirs placés dans le sous-sol et comprenant une bâche pour l'eau de décharge et un réservoir fermé dans lequel l'eau est maintenue sous pression par une chambre d'air comprimé. 11 faut alors un moteur spécial actionnant une pompe qui aspire l'eau de la bâche pour la refouler au réservoir fermé.

On peut même supprimer le moteur si l'on dispose d'une canalisation

1. L*ascenseur hydraulique â action directe, par W. Grenier {Recueil inaugural de V iJniversité de Lausanne, 1893).

ASCENSEURS HyDRAULIQCES

l nécessairement moins robuste gue celui à piston sim-

quilibrage. — Le rendement d'un ascenseur disposé comme igure 184 est le rapport du travail net d'élévation du poids ibsolu de l'eau dépensée ; il est facile de voir qu'il est donné trt des segments ft'A' et A.A ; il peut s'élever parla diraii-ottements, mais ne saurait dépasser le rapport des segt A«A. Ce rendement s'élève encore lorsque le niveau du ilus haut ; il diffère toujours néanmoins de l'unité même si is frottements, parce que les lignes NN' et MM' sont incti-

'aduire ces conséquences autrement en remarquant que si tout frottement, le travail utilement priduil est représurface 6" A a" B, le .travail total dépensé est représenté élogramme Ao A B, B. Pendant le levage, le travail a" B, A en pure perle, parce que la poussée au bas de la course est le poids àsoulever; à la descente, le poids n'est pas équilibré par la pression statique de la colonne d'eau si ce n'est à la fin, au fur et à mesure que l'immersion ^ du plongeur augmente.

^ il est possible de réaliser des systèmes entière-

^ ment équilibrés, dans lesquels une compensation

automatique s'établit, pour toutes les positions,

entre la poussée variable sur le plongeur et le poids

^ total de la chargeet des organes mobiles.

I L'équilibrage Edouz (fig. 186) est celui qui se pré-

^ sente le plus naturellement à l'esprit ; la cage et le

'^^^ plongeur sont équilibrés par un contrepoids G, la

cbalne de renvoi ce est choisie de manière à ce que

son poids par mètre courant soit la moitié du poids

■■-, de la colonne d'eau de même hauteur et dont la

section serait celle du plongeur.

Ce système a cependant des inconvénients pratiques, les organes d'équilibrage augmentent les masses à mettre en mouvement au départ et

«nseur système Samain établi à l'hAlel du Rhin et dans l'aonexe jl de Ville de Paris, Portefeaille det M., 1883, pi. 9-10.

ASCENSEURS HVDRAUUQUBS

a poussée sur la face annulaire du piston difFérenliet augmente s de la colonne

re part, la pression sur la face supérieure S augmente du poids )lonne Sy; la compensation parfaite exige que ces deux quantités i chaque instant égales, c'est-à-dire que l'on ait :

ourra obtenir une deuxième condition entreles sections en âxanl se des pistons différentiels de manière à réduire l'enconibrenieDt;

choisit pour cette course une fraction — de la course de la cage •a avoir :

I, il fout que la section S soit déterminée en fonction de la bauitrice et de la charge nette P à soulever; si l'on négligeait tODt lent, on aurait, en appelant Ag la hauteur motrice sur le piston S il est au sonmiet de sa course :

;rois équations déternoinent toutes les sections ; ainsi, soient : P=500kUog.; A„ = 20-,00; n = 4

ive :

1 donne à la cage une course de 16 mètres, le piston compensaira la course très acceptable de 4 mètres.

l'y avait pas de frottement, tout le poids mort devrait être équiar le poids du piston différentiel, chargé en conséquence, ainsi r l'effet des colonnes d'eau qui jouent entre les pistons, mais la escendant à vide doit vaincre les frottements de trois garnitures

nipipnmipiPivpf^n

ASCENSEURS IIÏDRAULIQI'ES

ainsi que les autres résistances ; on ne peut ainsi l'équilibrer con ment. Pendant le levage, il faudrait un excès de pression motric soulever la partie non équilibrée du poids mort, ainsi que pour v les ^ttements qui se produisent pendant celte période ; si l'on di par F le frottement du piston de la cage el par F celui du systèmi pensateur, on établit facilement que l'équation (3) doit être rem par la suivante :

«P + ZfnF + n

on pourra par un premier calcul, dans lequel on négligera les frottei déterminer les sections S, « et», d'où l'on tirera des valeurs appri de F et F' qui permettront de faire une détermination plus esi ainsi de suite.

La sécurité de la manœuvre exige qu'il y ail, comme dans les ; seurs non équilibrés (110) une réserve de force capable de vaincn résistance accidentelle qui viendrait à se produire ; il faut égal que le système supposé arrêté en un point quelconque de sa i reçoive une poussée suffisante pour partir avec assez de vitesse i tiendra compte de ces conditions en donnant à F et F des valeur montées dans une mesure convenable ; par un calcul a posleri s'assurera que la cage prend une vitesse suffisante dans les conc normales.

Les vitesses moyennes d'ascension admises sont de I^.IS à S i par seconde d'étage à étage; aux Etats-Unis, les constructions é sont desservies pour les étages supérieurs par des ascenseur arrêts intermédiaires, pour lesquels la vitesse est portée à2°,80; ( même des vitesses de S mètres par seconde pendant les essais.

1 14. — Ascenseurs de Samuel Chatwood, iT Ellington, etc. ('). — l'ascenseur Chatwood, figure 188, la pression agit constamment piston S ; la face inférieure annulaire S — s est mise en relation par ! reil distributeur, soit avec la conduite de pression, soit avec l'écl ment, tandis que le cylindre A, dans lequel pénètre un plongeur ( tion s, communique toujours avec le cylindre de levage. Lorsqi admet la pression dans le compartiment annulaire C, la cage desc vice versa. Cet ascenseur n'est équilibré que partiellement, car il

1. Toutesceaconditionsabaisaent le rendement, qui en définitive ne d guère 0,40 (£rn*l, ouv. cité, p. 777 à785).

2. Voir la note du numôro prâcâdent, ainsi que Engg., liSÎ-l-liS, I8t 1885-1-507, 1888-1-369, 1888-1-34, ie91-!-8ï8.

ASCENSEURS HVDnAULKJUES

ja m

pas de compeasationpropremenldile pour l'immersion variable des plongeurs. On peut d'ailleurs concevoir )a face supérieure S du piston moteur comme partagée en deux parties, dont l'une s contribue à équilibrer une partie du poids mort, tandis que la partie restante S — s soutient la charge nette à soulever ; pendant la descente il y a équilibre de pression sur la partie annulaire, de sorte que la cage peut descendre â vide. Le poids non équilibré doit être suffisant pour que la cage puisse descendre non chargée jusqu'à fond de course.

La figure 189 indique la modification que subissent les cylindres auxiliaires dans le cas où l'eau motrice est à haute pression ; pas plus que dans la disposition précédente il n'y a de compensation pour l'immersion variable des plongeurs. La figure 190 est une autre combinaison à peu près équivalente, mais dans laquelle l'équilibrage partiel du poids mort est produit par un contrepoids P ; un plongeur fixe p, qui sert en même temps de conduit alternativement en communication avec la canalisation motrice et l'échappement, pénètre à l'intérieur du plongeur s. Pour produire le levage, l'eau est admise dans le piston p, et elle exerce un etfort correspondant à sa pression et à la secr\%. i8a-itfo ^j^jj extérieure de ce piston ('). On

1. Voir les montG-charges de 1.000 kilogrammes de la gare Saint-Lazare (Porte/euti/e des M., 18W, pi. 38-29),

tré comme dérivant de celui qui vienl d'èlre décrit ; on voit qu'Q lé exactement des mêmes éléments, mais qu'il comprend en plus idre extérieur G, en relation d'une manière permanente avec une i niveau constant par l'inlerraédiaire du tuyau B. La pression roduite sert à la fois à parfaire l'équilibre des poids mort3 et a --■■^ compenser les variations de la poussée ;

on peut facilement trouver la relation qui doit exister entre les sections du cylindre G, du plongeur s et du piston de levage pour que la compensation soil parfaite en n'importe quel point delà course.

On peut encore rapprocher des systèmes qui viennent d'être décrits celai de Smith et Slevens (fig. 192, d'après Engg., 1888-2-369), qui dérive de celui de la figure 190, sauf qu'un système compensateur à contrepoids P s'y Irouve ajouté. Par suite des liaisons cinémaliques adoptées, l'action de P est à peu près nulle lorsque la cage est au fond (position en pointillé); elle augmente progressivement au fur el à mesure que la cage s'élève el que le système compensateur descend en s'approcbanl de la position représentée en trait plein.

Le compensateur de Norman Selfe esl a peu près identique au précédent, et se comprendra aisément à l'examen de la figure 193 (*).

Fig. 192. 115. — Ascenseurs pour bateaux ('i

— Dans ces grands appareUs, l'équi-

est principalement obtenu par la conjugaison de deux as-

■s identiques dont les cylindres sont mis en communication ;

r encore le compensateur & contrepoids de l'ascenseur Samain, Porte-

StM., 183», pi. S-10.

est fait mention de ces appareils que pour les questions de principe qui

ASCENSEURS HYDRAULIQtns 2S9

toutefois, il n'est parfait que pour une position qui peut être choisie à l'avance, celle, par exemple, où les deux plateaux, qui deviennent ici des sas en tôle, sont au même niveau. L'immersion plus ou moins grande des plongeurs dans les presses produit une modification de ponssëe qui altère l'équilibre, la colonne en U de longueur totale constante qui s'étend d'un plongeur à l'autre est d'ailleurs assimilable à un câble qui aurait le même poids par mètre courant que la colonne d'eau dont la section est celle du plongeur. On peut compléter l'équilibre en compensant les variations de la poussée, auquel cas on donne à l'appareil son maximum d'effet utile, surtout si les deux sas sont utilisés en même temps, l'un pour la levée, l'autre pour la descente. On peut aussi n'avoir aucun égard à cette compensation, l'excès de poids du système descendant doit alors être suffisant pour effectuer la manœuvre à la fin de l'opération, c'està-dire dans la position la pins défavorable.

lie. — Ascenseur iFAnderton. — L'as- ''>• '^-

censeur d'Anderton, dû à M. Edwin Clark,

se compose de deux sas guidés SS' (fig. 194), portés par les pistons du même diamètre p p', dont les presses peuvent communiquer par

touchent à l'équilibrage. On consultera pour leur description les mémoires et les ouvrages suivants ;

Ascenseur d'Anderton, établi en 1B75 : Minutct of P. itf Civil Engineer», vol. XLV.

Ascenseur dos Fontinettes, sur le canal de Neufossé,

Ascenseurs du canal du Centre, dont le premier, établi à ta Louviëre est seul achevée» 1898 : Note de M. Flamant, dans laEcvue techniquede L'Exposition de 1889, L'ascenseur de la Louvière a fait l'objet d'une publication spéciale, par la Société Cockerill.

Ascenseur système Prussmann du canal de Dortraund à i'Ems établi k Heinrictaenburg : cet ouvrage, non achevé à cette date, est encore peu décrit, voir le Génie Cieii, 1896, 2> sem., pi. 11, et les Annale» det Ingénieur» de Gand, 189n-96, p. 183.

Pour les ascenseurs de ces divers genres, voir surtout l'ouvrage de H. Gruson et L. Barbât intitulé Etude gurles moijent de franchir tes chutetde» canaux, Paris, 1890. ■

Voir aussi lEngg., 1885-2-30, 101; 1888-1-201; 1888-2,358; 1892-2-480.

ASCENSEURS HYDRAUUQUSS

§diaire de la valve équilibrée V. A l'amont, les sas s'airèlcnt de l'aqueduc représeoté en trait pointillé, qui forme la pron du bief du canal ; à l'aval, les sas descendent en s'immerins l'eau du bief inférieur, dont le niveau est d'ailleurs variable rtaines limites.

ne des presses peut èlre inise isolément en communication par is V v\ avec un accumulateur hydraulique A, toujours mainleoD le par une pompe à vapeur.

Fig. 19*

chacune des presses peut être vidée au moyen des valves e e\ ble des cinq valves est manœuvré par des volants disposés e cabine au sommet de la passerelle âze qui couronne l'ou-

Le mode de fonctionnement est le suivant : le sas S étant arrêté en face de l'aqueduc amont, de manière à faire joint contre le bec de cet aqueduc, la valve V est ouverte, toutes les autres sont maintenues fermées ; S descend en entraînant S', parce que les poids morts sont égaux au début de Topération, mais que les colonnes des presses ne sont pas compensées, et que d'autre part, le sas S\ en vertu de son immersion, reçoit une très forte poussée. Cet état de choses est modiâé à partir du moment où S' émerge ; les frottements et le défaut de compensation des colonnes obligent à délester S' d'une certaine tranche d*eau, de manière à ce que la manœuvre puisse continuer aussi loin que possible. Il arrive toutefois un moment où le sas S plongeant à son tour dans le bassin d'aval, le mouvement est arrêté, car il suffit d'un très légère immersion pour détruire l'effet de la surcharge du sas descendant ; la valve V est alors fermée, e est ouverte à l'échappement, et v* est ouverte à Teau de Faccumulatour . La manœuvre comprend donc deux périodes : pendant la première, les presses sont en communication, pendant la seconde, elleâ sont isolées, et les mouvements des deux pistons n'ont plus aucune liaison.

Comme le sas S' est déchargé, au commencement de son ascension, d'une couche d'eau d'une certaine épaisseur e, il faut rétablir le plein lorsqu'il est arrivé au sommet de sa course, ce qui se fait au moyen de vannes percées à travers les portes de l'aqueduc et du sas. Les choses se trouvant dans cet état, il est visible qu'on pourra récommencer la manœuvre en sens inverse exactement de la même manière, soit qu'il y ait des bateaux engagés dans le sas ou qu'il n'y en ait pas. Les bateaux n'amènent dans les sas aucune surcharge, puisqu'on y pénétrant, ils en expulsent un poids d'eau égal au leur.

Le délestage dont il a été question pour le sas montant est obtenu par des siphons qui s'amorcent d'eux-mêmes lorsque le mouvement d'ascension commence.

Il résulte de l'indépendance des pistons pendant la dernière période de la manœuvre, que la course du sas descendant n'est pas limitée d'une manière invariable, mais qu'elle peut être réglée d'après le plan d'eau du bassin. A Anderton, c'est cette considération qui a fait accepter le dispositif décrit ci-dessus, qui n'a pas été reproduit pour les grands ascenseurs de canaux.

Voici quelques données sur l'ascenseur d'Anderton (*).

i . Cette localité est située près de Nortwich, dans le comté de Cheshire

Chargement des bateaux Longaenr des sas . .

Largeur

Hantenr d'eau dans le sas

Diamètre dea ploogenrs Différence de nWeaa rache Poids de chaque sas en ; Pression dne à ce poids Diamètre dn piston de l'ac Course —

D'après ces données, la sistances à la manœuvre et variable sur les plongeurs o paisseur, soit 16.000 kilogra les colonnes dans la positio mes environ, c'est-à-dire qu résistances à la manœuvre porté par l'une des presses.

117. — Ascenseurs du ca Ces appareils, dont les prc Standaeld et Clark, ont ét( sentent de nombreux traits i au numéro précédent en ce veau d'aval, oii ils sont mis portes, comme au niveau d' ne subit aucune perte de p( jusqu'à la fin de la manœu^ lever le sas montant jusqu'j saire, si l'on ne fait inlervei

l'ascenseur établit une comn et la rivière Weaver, affluei a fonctionné sans interruption presses s'est brisée k cette é] grave; les cJioses ont été rap nëanmeins fait concevoir des plus grandes projetées pour le il en est résulté pour ces près; tion tout différent de celui qui

Ascsnsinns hydràuliquis

(âg. 196) quidevaiest toujours être maiDlenus en commuDieatîon avec les sas par l'intermédiaire de tuyaux télescopiques. La section intérieure des réservoirs est la même que celle des plongeurs, et l'on voit que, par le fait, le sas descendant augmente de poids au fur et à mesure que son plongeur en s'immergeanl davantage doit vaincre une poussée plus forte ; l'inverse se produit pour le sas montant. La compensation ainsi obtenue serait parfaite si la section horizontale des sas était infiniment

Fig. Ï96

grande par rapport à celle des pistons ; pratiquement, il en serait àpeu près ainsi.

Mais les conduits à joints lélescopiques introduiraient une complication et une cause d'insécurité ; la rupture de l'un d'eux pourrait vider entièrement le sas correspondant, et amènerait une accélération qui pourrait être dangereuse. Ce sont ces raisons (') qui ont fait renoncer à

1. II est à peine besoin de remarquer que le fonoUeunement des colonoes compensatrices aurait pour effet de modifier les niveaux dans tes deux cas & la fin de la course, et que colle-ci en serait augmentâe d'une quantité qull eit

ASCBMSEUnS HVDRAULiaOES

:relets en gutta-percba, est forcée au moyen de cylindres es après que les sas sont amenés à lem* niveau, •uction des presses a donné lieu à beaucoup de recherches )jel de discussions approfondies. Les presses de l'ascenseur ittes sont formées d'anneaux jointifs en acier laminé, analo* bandages de roues de locomotives ; l'intérieur du cylindre

est garni d'un revêtement en lôle de cuivre rouge de 2 mildemi dont les soudures ont été faîtes sur place (']. Les presouvière sont formées de manchons en fonte tournés ezté-

et garnis de frettes en acier jointives sur toute leur étendue. e moyenne de levage est de O°,10 par seconde dans l'ascen- ; la communication entre les presses y est beaucoup plus

dans l'appareil des Fontinettes.

ASCBNSBDBS BÏDRAOLIQUES A. ACTION 1NDIBBCTE

Dans ce système d'ascenseurs, la course du piston hydrau- .ulUpIiée par des moufies renversés et quelquefois par un posés dans la commande; la cage est donc suspendue, et I'od bri des conséquences d'une rupture en multipliant les câbles ion (').

197 (d'après £ngg:, 1885-2-369) représente le moteur em- Stevens et Major, dans lequel une chaîne, mouflée sur la on, s'enroule sur un treuil dont le tambour est creusé d'une îlice ; ce treuil porte un tambour plus grand, qui reçoit la inant la cage. La corde de manœuvre actionne la distritiuUon is les appareils à action directe ; elle porte des nœuds sur

détail de l'essai de résistance d'un tronçon de ces presses dans le det M., 188*. col. 197.

de construction indiqué rappelle entièrement un dispositif emfois par Donn; pour son appareil & liquéfier l'acide carbonique, Jtaît constitué par une série d'anneaux en fer forgé compris entre clés réunis par de longs boulons; la chemise intérieure était en

ASCENB&IIR:^ HYDRAULIQUES

lesquels la cage vient agir aux extrémités de sa < produire l'arrêt automatique.

Le cylindre moteur peut aussi être disposé v< l'eau est à haute pression, la variation relative de | changement de niveau du plongeur est trop peu in

Flg. 1»7

une compensation, mais l'équilibre est surtout mo variable des c&bles de suspension. Stevens et H: brage par un moyen très simple, qui consiste à conicité au tambour sur lequel agit la chaîne motrice ; le diamètre d'enroulement est plus fort au commencement de la levée et diminue graduellement au fur et à mesure que la cage s'élève,

119.— Dans beaucoup d'ascenseurs à haute pression, on supprime cependant tout système d'équilibrage des câbles ou des chaînes, et l'on arrive ainsi a des appareils d'une grande simplicité.

On peut citer comme exemples du genre les très importants ascen-

Fig. 199

seurs établis pour le trafic des voyageurs dans les stations du chemin de fer souterrain City and South London.

Dans chaque station se trouvent deux ascenseurs complètement indépendants l'un de l'autre, installés dans un puits circulaire (fig. 198); chacune des cages couvre à peu près la moitié de la section disponible en tenant compte des enclaves occupées par les guides et par les cylindres. Dans la figure 199, la cage est représentée au sommet de sa course; on voit qu'elle est saisie par six câbles en acier, divisés en deux groupes, marqués respectivement 1, !£, 3 et I, II, 111; chacun de ces 'groupes est renvoyé vers le bas par les poulies p, p disposées au sommet de la charpente fixe qui couronne et entreloise les guides. Les câbles 3 et III soutiennent le contrepoids G, tandis que les brins 1, Sel ly II passent en sens inverse sur les quatre poulies M, montées sur la tète du piston, lequel est représenté au bas de sa course, puis sur les quatre poulies fixes F, pour venir enfin s'attacher à la crossette mobile qui sert à guider la tète du piston sur

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240 ASCENSETU5 HYDRAULIQUES

veau constant placée au sommet delà construction, ou par une conduite de distribution à basse pression ; elle communique constamment par une tubulure avec le compartiment supérieur du cylindre C ; une valve cylindrique équilibrée, manœuvrée par une corde qui traverse la cage, permet l'admission de Teau motrice sur la face inférieure du piston, ou l'échappement par le tuyau de décharge D, de l'eau qui se trouve dans le compartiment inférieur du cylindre. Les deux positions de la valve correspondant à la descente et à la levée de la cage sont représentées dans les figures partielles ; dans la position de la figure principale, la valve isole complètement les deux compartiments du cylindre, ce qui produit Tarrèt. Le piston est relié par une double tige à une chape portant quatre poulies sur lesquelles passent autant de cordes indépendantes rattachées à un point fixe du côté marqué F» et soutenant la cage par quatre poulies fixes de renvoi montées au sommet du puits.

Les poids morts sont partiellement équilibrés, de manière à ce que la cage vide ait une tendance à descendre ; il n'est donc pas nécessaire de fournir de la force motrice pour la levée du piston, dont les deux faces sont alors en équilibre de pression (position A de la valve) ; pour cette course, l'eau est simplement transvasée d'une face à l'autre du piston, la dépense est nulle, et la vitesse de descente est modérée par l'étranglement de la valve.

Pour la levée de la cage, l'eau motrice continue à exercer sa pression sur la face supérieure du piston, mais la face inférieure est soumise à la pression de l'échappement. La force transmise aux tiges correspond à la différence des deux pressions, qui est constante en tous points de la course à la condition que la colonne reste continue du côté de l'échappement. Cette dernière condition est toujours réalisée lorsque l'orifice du tuyau de décharge est situé en dessous de la face inférieure du piston d'une quantité inférieure à la colonne atmosphérique, le piston étant pris dans sa position la plus élevée. Le système est donc compensé en ce qui concerne les colonnes d'eau (*).

L'ascenseur Otis est caractérisé par plusieurs dispositions de détail très ingénieuses destinées à compléter la sécurité ; ainsi, l'attache des cordes avec la cage est conçue de manière à ce que l'allongement de l'une d'elles produise le serrage du parachute ; la vitesse de descente est limitée par un régulateur à force centrifuge, dont le manchon en

1. Il est équivalent à celui de la pompe désignée par la notation A&(7« fasci no li).

montant pince une corde sans fin qui serra également le parachuteâ Lorsque la cage arrive au sommet de sa course, le piston ferme rorifîce d'échappement, et est rameiié à l'arrêt, même dans le cas où la valve de manœuvre serait en défaut (*).

Les ascenseurs hydrauliques à action indirecte sont employés aux Etats-Unis de préférence aux autres ; ils ont l'avantage de ne pas exiger de puits. On leur a appliqué récemment divers perfectionnements pour lesquels on consultera l'ouvrage de Ernst, et l'article de M. G. Richard (Bulletin de la Société d* Encouragementj 1894).

1. Un bel exemple d'ascenseur Olis établi à Hoboken (New-Jersey), est décrit dans Engg., 91-1-610, sa course est de 41 mètres environ, chacune des cages peut contenir 130 personnes, la vitesse de levage est de 1 mètre par seconde.

Voir aussi Je Génie civil, 1893-04, 1er sera., p. 167.

Les deux ascenseurs Otis de la tour Eiffel desservent chacun la première et la seconde plateforme en partant du niveau du sol; ils sont établis dans les piliers de la tour, dont l'inclinaison est variable; la grande course de la cabine (128«n,40), obtenue au moyen d'une course de piston de 10V0, a exigé un mouflage à 12 poulies, dont 6 fixes et 6 mobiles. La position spéciale de l'appareil autant que ses grandes dimensions en font un type particulier, qui se rattache cependant par son principe à celui qui est décrit dans le texte. On trouvera une description générale des ascenseurs Otis, et en particulier de ceux établis à la tour Eiffel, dans Isl Revue technique de l'Exposition de 1889, 7* partie, pp. 189 à 206. Une description plus sommaire est donnée dans Engg,, 1889-2-76.

On peut aussi considérer comme un ascenseur hydraulique à action indirecte celui du système Roux, Combaluzier et Lepape, installé dans deux des piliers de la tour pour conduire du sol au premier éta^e; leur caractéristique consiste dans l'emploi d'une chaîne A longs maillons articulés et guidés dans une gaine, qui transmet le mouvement à la cabine en agissant par compression, {Revue technique, etc., mèn\e vol., pp. 9 à 22). L'ascenseur qui sert à communiquer entre la deuxième plateforme et le sommet est du système Edoux (n« 112), il comprend deux cabines qui s'équilibrent et dont chacune parcourt la moitié de la hauteur d'élévation, soit 80^,20. L'une des cabines seulement est soutenue par les pistons hydrauliques, l'autre est actionnée comme le serait le contrepoids de l'ascenseur Edoux ordinaire {Revue technique, etc., môme vol., pp. 180 à 189, et Engg., 1889-2-40).

TRANSMISB. A DÎSTANCfi 16

TABLB DBS MATIERK»

SI

CanaluaHon

Rendement de la canalisation . . . .

Détails pratiques sur les canalisations .

Précautions contre la congélation . .

sn

Uiinet etniraln.

Commande des pompes

Dispositirs de réglage et de remise en train des moteurs . .

Commanae par moteurs à gaz

Réglage par plusieurs accumulateurs .......-•.

Accumulateurs

Accumulateurs pour pressions très élevées ;

Accumulateurs à contrepoids de vapeur ou d'air comprimé . Données sur quelques stations centrales

Machinet réetptrtcn.

OQAPnBB III

TranBmlBSion par l'air eomprlmé-

Notice historique .■.....-,..,

Compnueuri.

Théorie des compresseurs U

Influence de l'espace nuisible ^'>

Moyens de refroidissement employés S6

Phénomènes accompagnant la compression de l'air humide 37

Perles dues aux soupapes 38

Soupapes commandées - 3!i

Compresseurs à tiroirs 4o

Remarques pratiques et résultats obtenus 41

Compression étagée 12

Théorie des compresseurs étages 43

Compresseurs compound de Riedler et & trois étages du Creusot ... )i

Remarques sur les pompes & vide 45

Liaison du compresseur avec le moteur 46

TABLE DES MATIÀRES 245

SU CanaliioUom

Pertes de charge dans les conduites d'air i7

Calcul de la perte de pression dans une conduite cylindrique 48

Influence du diamètre 49

Influence de l'altitude 50

Influence des pertes de charge de la canalisation sur le rendement global ... 51

Etablissement des canalisations 52

Purgeurs, soupapes d'arrêt 53

SHl MacMnes réeeptricet.

Théorie des aéro-moteurs 54

Injection d'eau pendant la détente »5

Fonctionnement par chaufl'age initial de Pair 56

ChaufTage par la vapeur 57

Effet du détendeur 58

Observations sur l'effet économique du système . * . . . n . . . 59

Coup d'œil sur les récepteurs employés et les rendements obtenus . . 60

Air raréfié . . . . , • . . . . 61

246 TÀBtM OBS MATIÈRKS

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