MESURE DES FORGES
Soient F une force quelconque et w l'accélération ou la vitesse qu'elle imprime au mobile dans Tvinité de temps, et comparons cette force à une force F' de i kilogramme que nous prendrons pour unité. Si nous choisissons pour unité de masse une masse telle, que la force de i kilogramme lui imprime, en I seconde, une vitesse de i mètre, nous aurons à la fois
et, par suite,
(i) Y=:zmw.
Ce qui fait voir q\i une force quelconque a pour mesure la masse qu elle sollicite multipliée par V accélération y pourvu qu'on prenne pour unité de masse la masse à laquelle une force de i kilogramme imprime, en i seconde, une vitesse de I mètre.
S'il s'agit de la pesanteur, on aura, en nommant P le poids
a« DEUXIEME I.EÇUK. — Ml
du corps , m sa ruasse , g la gravit (=) 9= m,
d'où l'on tire
Si m = I , on aura
! g = g™,8oSS, . . . , on en conclut que l'unité f/e masse pèse p^SoSS.
Si dans un temps infînimenl petit z une force F imprime à la masse m une vitesse h , la force aura aussi pour mesure
En effet , w étant toujours l'accélération , on a
par suite la formule ( ■ ) se transforme dans la formule ( 4 ) -
MESURE DBS FORCES A L'AIDE DU DYNAUOUÈTHE.
Les forces ne peuvent pas toujours être rapportées à leurs . accélérations; tels sont, par exemple, les efforts développés par les moteurs animés. Dajiscecas, on a recours au dynamomètre, qui n'est autre chose qu'un ressort plus ou moins flexible. On conçoit que le degré de flexion d'un tel ressort puisse servir à mesurer la force qui produit cette flexion. La fig. II montre le dynamomètre réduit à sa plus simple expression. On devine sans peine les dispositions de l'instrument. Pour le graduer, on suspend au point A successivement des poids de I, 2, 3, etc., kilogrammes. A chaque fuis lés deux lames du ressort se rapprochent, et l'on marque sur CD la graduation correspondante aux poids essayés. Les subdivisions qui correspondent aux fractions de kilogramme s'obtiennent de la même manière.