VIII NOTICE SUR LA VIE
jusqu'en 4882. Pendant les seize années qu'il a passées à Toulouse, Despeyrous a donné à TAcadémie des Sciences de Toulouse un grand nombre de mémoires, empreints tous d'une remarquable originalité et qui sont insérés dans ses recueils.
Eprouvé par de cruels malheurs de famille et surtout par la perte de son fils Anselme, ancien élève de l'École polytechnique, mort à vingt-trois ans à l'École d'application de Fontainebleau en 4879, « Despeyrous soUicita un congé, et puis exprima le vœu d'être mis à la retraite. On accéda à ce vœu avec peine, et, si je suis bien informé, sur la proposition de M. le Recteur et de M. le Doyen de la Faculté des sciences, M. le Ministre avait formé le projet de donner à M. Despeyrous un dernier témoignage de la haute estime où il tenait ses mérites et ses services, en lui faisant conférer par le président de la République la croix d'officier de la Légion d'honneur. 11 eût fallu se hâter. La retraite de M. Despeyrous n'était pas encore liquidée, qu'au mois d'août dernier (6 août 4883) un accident de voiture mettait fin à la vie si bien remplie de M. Despeyrous (*). »
Despeyrous a été avant tout et surtout un professeur éminent. Il était pour ses élèves d'une complaisance et d'une bienveillance sans borne. Travailleur infatigable, Despeyrous î\ traité un nombre très considérable de questions se rattachant aux sciences mathématiques. Il a publié un grand nombre de mémoires dans les journaux de Liouville et de Crelle, dans les mémoires des Académies de Dijon et de Toulouse. Enfin, il a légué à la bibliothèque de Beaumontde-Lomagne un grand nombre de manuscrits sur la littérature et les sciences mathématiques, manuscrits d'une grande
Extrait «lu rapport de M. Dumeril.