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ET LES TRAVAUX DE M. DESPEYROUS. IX

valeur et dignes d'êtie conseiTés précieusement, si nous nous en rapportons à la haute appréciation de M. le professeur Brassine.

Despeyrous n'était pas seulement un savant éminent, c'était encore une âme élevée et un homme de cœur. Des malheurs sans nom lui ayant ravi toutes les joies de la famille, il disait souvent : e Quand la famille vous abandonne, il faut aller à l'humanité et lui faire le plus de bien possible. » Animé de ces nobles sentiments, et pour honorer la mémoire de son cher fils Anselme, il a fait élever, à ses frais, sur la place nationale de Beaumont-de-Lomagne, une statue à Pierre Fermât, l'un des plus grands géomètres français, né aussi à Beaumont-de-Lomagne. Il a encore doté sa ville natale d'une bibliothèque populaire importante. Pour que l'oeuvre qu'il avait fondée fût durable et que son entretien ne fût pas une charge pour la commune, M. Despeyrous a légué à la ville de Beammont des revenus suffisants pour l'entretien du square où se trouve la statue de Fermât, et aussi pour l'achat de livres destinés à la bibliothèque. Il n'a pas non plus oublié ceux qui souffrent, les libéralités qu'il faisait de son vivant sont et seront continuées après sa mort, grâce aux donations qu'il a faites par tefetament à la Société philanthropique de Beaumont.

Tous ceux qui ont connu M. Despeyrous et surtout ses anciens élèves avaient pour lui autant d'affection que de respect. Aussi la nouvelle de sa mort fut-elle vivement ressentie, non seulement dans l'Université où il n'avait que des arais, mais surtout à Beaumont-de-Lomagne. Au milieu de tous les malheurs qui ont accablé la vie de M. Despeyrous, une seule consolation lui est restée : M. Despeyrous a rencontré une compagne capable de le comprendre et de

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