PREFACE. IX
notion de la plus grande importance dans la théorie des machines; celle de l'égalité entre la quantité de travail dépensée et la quantité de travail produite lorsque le mouvement est uniforme, c'est-à-dire lorsque les forces appliquées à la machine y sont en équilibre. Le travail produit se composant du travail utile et de celui des résistances que Ton ne peut en-» tièrement éviter, il en résulte qu'une machine fournit toujours moins de travail utile qu'elle n'en consomme. Il manque sans doute quelque chose à la démonstration générale de ce théorème, parce que le mouvement ne peut p$s toujours être rendu uniforme, quoiqu'on y tende le plus possible; mais les cas simples où l'on peut l'établir, suffisent pour prévenir les illusions fâcheuses que l'on pourrait se faire sur l'utilité des machines, et pour bien faire comprendre qu'elles ont pour objet de transformer, mais non d'augmenter, la quantité de travail qu'on y introduit.
Sans entrer dans de plus grands développements, nous croyons qu'on admettra comme incontestable l'utilité de l'étude de l'équilibre, indépendamment de toute application à celle du mouvement. Ajoutons que celle-ci est beaucoup plus difficile que la première, et qu'elle s'y ramène immédiatement au moyen du principe de d'Alembert. Mais une considération plus puissante encore est celle des principes sur lesquels ces deux sciences sont fondées. Elles dépendent