‹ Cours de mécanique et machines professé à l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 122 sur 173 · CHAPITRE II. — TRANSMISSIONS PAR COURROIES · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — TRANSMISSIONS PAR COURROIES

de la corde, la vitesse du corps auquel celle-ci est attachée est égale à la vitesse à la circonférence du treuil. La corde s'enroule par spires contiguës; et, si le treuil est cylindrique, le rapport de la vitesse d'un point de la partie rectiligne de la corde à la vitesse angulaire du treuil est constant (^).

Courro ies sans fin .

Mais c'est principalement sous la forme de cordes ou courroies sans fin que l'industrie fait un grand usage des corps flexibles, pour établir une liaison entre deux solides en mouvement. Considérons seulement le cas où il s'agit de deux solides assujettis à tourner chacun autour d'un axe fixe, et supposons d'abord que les deux axes de rotation soient parallèles. La courroie s'enroule sur deux surfaces convexes fixées respectivement aux deux arbres tournants; elle présente entre ces deux surfaces une portion rectiligne qui doit rester constamment tendue : condition indispensable au fonctionnement de ce mode de transmission.

Nous avons vu dans la P* Section (p. ii8) comment on détermine le rapport des vitesses angulaires de deux solides rattachés par un fil tendu. Quels que soient les profils d'enroulement, le rapport qui nous occupe peut être constant, pourvu que la tangente commune aux deux profils, tangente qui représente la partie rectiligne de la courroie ou son prolongement, vienne couper la ligne des centres en un point fixe. Mais, en pratique, on prend toujours pour les sections des poulies deux cercles centrés sur les axes : ces courbes satisfont évidemment à la condition nécessaire et suffisante pour la constance du rapport des vitesses angulaires, et il résulte de la théorie que ce rapport est l'inverse du rapport des rayons des poulies.

Il suit de là que, pour établir une transmission de mouvement par courroies, entre deux arbres parallèles donnés, il

(') Ces appareils où le rapport de vitesse est constant ont un grave inconvénient dans le cas où, comme dans certaines mines de charbon, le fardeau à extraire est lourd et la profondeur du puits considérable; en effet, le poids du câble acquiert une importance relative très notable, de sorte que la charge à élever varie beaucoup. Il y a alors avantage à s'adresser aux appareils à rapport variable, qui feront l'objet du Chapitre suivant.

23a DEUXIËHE SECTIOX. — TBËOHIE DES UÉCIHISHES.

suffît d'installer sur ces arbres deux poulies circulaires, dont 1rs rayons soient dans une raison inverse du rapport des vies angulaires qu'on veut obtenir : ces rayons n'ont aucune tion avec la distance qui sépare les axes.

1 courroie, convenablement tendue, fait un demi-tour enn sur chaque jante; elle forme, comme on dit, courroie fin, passant d'une poulie sur l'antre, et revenant sur la nière se raccorder à son point de départ au moyen d'une :;Ie ou d'une suture. La couiroie peut être droite ou croi- : c'est-à-dire que ses parties rectilignes peuvent être dies suivant les tangentes communes extérieures ou intéres des deux cercles (•); dans le premier cas, les deux ivements ont lieu dans le même sens; dans le second, 'effectuent en sens inverse.

oulies folles. — En général, dans une manufacture, la maie motrice communique directement le mouvement à un re de couche qui règne dans toute l'étendue du bàtimenl, au plafond, soit sous terre, et qui transmet à son tour le ivement, par un grand nombre de courroies, aux diverses Jiines-outils de l'atelier. Chacun de ces outils est confié à juvrier spécial, qui doit pouvoir le faire marcher ou l'arr à sa volonté ('), sans se préoccuper de ce qui se passe 3 le reste de l'usine.

our cela, l'arbre de l'outil porte, outre la roue calée sur la- Ue passe la courroie qui lui donne le mouvement, une

Il y a deuK manières de croiserles courroies : l'une de ces inaniÉrcs laisse in de la courroie toujours parallèle aui aies de rotation, de sorte qu'au , oti les deux brins se rencontrent, ils se présentenl la tranche et tendent :ouper. L'autre manière consiste à retourner chaque brin, de façon que <it ta même face de la courroie qui touche les deux poulies. Les deux . se rencontrent comme précédemment; seulement, à l'endroit de cette intre, tous deux sont perpendiculaires aux axes de rotation, et par :quent ils ne se présentent pas la tranche, mais la face, et ne tendent ment à se couper. Comme une courroie a toujours une face tisse et ace rugueuse, cette manière de croiser présente encore un autre avan-

en ce qu'elle permet que ce soit toujours ta face rugueuse qui porte

L'action par laquelle une machine se trouve tout i coup mise en relaivec le moteur s'appelle embrayage, l'opération inverse se nomme déige ou dësembrayage.

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