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CHAPITRE II. — TRANSMISSIONS PAR COURROIES

canson et la chaîne de Galle, Les poulies qui reçoivent ces diverses chaînes sont dentées {fig. 182), car on ne saurait compter sur Fadhérence des surfaces pour prévenir le glissement; en conséquence, Tun des brins de la chaîne seulement est tendu; l'autre pend librement au-dessous des poulies. L'inconvénient de toutes les chaînes, c'est que, par suite de la tension, les anneaux s'allongent, et la chaîne ne cadre plus avec la poulie : on entend alors une succession de chocs, chaque fois qu'un anneau est saisi par une des saillies de la roue.

Câbles enfer, — Les câbles en fer s'emploient aujourd'hui très avantageusement, sous forme de câbles sans fin, pour transmettre le mouvement à de grandes distances : c'est-à-dire à des distances pouvant varier de 100 à i5oo™, et même au delà. Ces câbles sont formés de fils de fer enroulés en hélice, et renferment généralement une âme en chanvre.

Tous les i5o™ environ, il faut soutenir les deux brins du câble au moyen de poulies en bois ou en fonte {fig. i83). La gorge de ces poulies-supports est plate, et recouverte d'une courroie dont les extrémités viennent s'arrêter dans l'intérieur de la poulie, au moyen d'une ou deux entailles. Mais la courroie, laminée par la pression du câble, est exposée à se détendre, par suite à s'user rapidement; et il est préférable, d'après M. Hirn, l'inventeur de ces nouvelles transmissions, de garnir la gorge de la poulie par de la gutta-percha matée dans une entaille en queue d'aronde {fig» i83 bis). Le câble se promène librement d'une joue à l'autre de la poulie, sur laquelle il est maintenu par deux rebords.

Il semble que la roideur du câble dépende plutôt du diamètre du fil de fer que de celui du câble lui-même : aussi a-t-on adopté comme règle pratique que le diamètre des poulies doit être 2000 fois le diamètre du fil de fer employé pour la fabrication du câble.

La tension du câble est produite par la partie qui forme librement chaînette au-dessous des poulies {fig:i^^)» Cette portion n'est qu'une fraction du brin inférieur du câble, quand les deux poulies extrêmes ne sont pas au même niveau : on doit tenir compte de cette circonstance dans le calcul de la longueur à donner au câble.

a36 DEUXIÈME SECTION. — THÉORIE DES MÉCANISMES,

Liaison de deux poulies dont les plans ne coïncident pas.

Quand on veut relier au moyen d'une courroie deux arbres tournants qui ne sont pas dans le même plan, il faut en général, outre les poulies de transmission calées sur chacun des deux arbres, employer deux poulies fixes de renvoi {fig* i85).

Soient A et B les poulies calées sur les arbres donnés, C Tintersection des plans de ces poulies supposées sans épaisseur : il faut, pour que la courroie ne soit pas sollicitée à se détacher des deux jantes, qu'un brin rectiligne quelconque soit dans le plan de chacune des deux poulies qu'il réunit. On atteint ce but en installant deux poulies de renvoi D, E, auprès de l'intersection C, de façon que le brin AD soit dans le plan de la poulie A, que celui qui va de D en B soit dans le plan de la poulie B, enfin que D soit dans le plan des deux lignes AD et DB. De même pour la poulie E. De cette manière, chaque poulie est dans le plan des deux brins de courroie qui la touchent, et la transmission fonctionne indifféremment dans les deux sens.

Quand cette dernière condition n'est pas imposée, on peut supprimer les poulies de renvoi, en ayant égard aux considérations suivantes. L'observation prouve que le brin qui arrive sur une poulie doit nécessairement être dans le plan de cette poulie, tandis que le brin qui quitte la poulie peut sans inconvénient sortir de ce plan (^). Partant de là, soient A et B les deux axes donnés {PL XIX, fig, i85 his)^ MN la perpendiculaire commune à ces axes; prenons mp^ nq perpendiculaires à A, B, et respectivement égaux aux rayons des deux poulies, de manière que la ligne m/i, parallèle à la perpendiculaire commune, soit tangente à la fois aux deux cylindres décrits autour des axes avec les rayons respectifs des poulies; enfin plaçons la courroie comme l'indique la figure : nous aurons une disposition dans laquelle le mouvement ne peut avoir lieu que dans le sens indiqué par les flèches. Dans l'autre sens, la

courroie tomberait immédiatement.

(*) C'est pour cela qu'on n'obtiendrait aucun résultat si, contrairement à la règle que nous avons donnée, on faisait agir une fourchette d'embrayage sur le deuxième brin et non sur le premier.

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