CHAPITRE III. -— ROUAGES ÉPICYCLOIDAUX
daux : c'est à R. Willis qu'on doit d'avoir ramené celte théorie à un tel degré de simplicité.
Discussion de la formule générale, — Considérons d'abord les cas particuliers où l'une des roues extrêmes est fixe.
I* La roue est fixe : en faisant dans l'équation générale (i)
il vient
d'où
(2) a=L ) n-=ia{i — £).
Ces relations font connaître la rotation du châssis, quand celle de la dernière roue est donnée, ou réciproquement (*).
2« La roue A est fixe, ou du moins n'a pas de rotation par rapport aux axes xky :
d'où
3° Cas sénéral, — Les deux roues extrêmes sont mobiles :
ff ..... /Tf
me -
d'où enfin
.{ me
1 ffl Ml"
La valeur générale de a est la somme des valeurs qui correspondent aux cas où chacune des rotations des roues extrêmes
(' ) La raison e est dans tous les cas une donnée de la question : elle dépend uniquement de la composition géométrique du train mobile.
existe seule : l'effet du train est donc de composer, pour ainsi dire, en une seule, ces deux rotations indépendantes.
Différentes manières de transmettre au train l'action d' un moteur. — En général, dans un système de rouages, tous les mouvements sont pris sur un arbre moteur, dont nous représenterons la vitesse angulaire par p. Si l'on donne le rapport à la rotation p de deux des quantités m, /i, a, le troisième rapport est déterminé par les relations (4).
Le mouvement peut d'ailleurs être communiqué au train de deux manières différentes :
i*» On peut transmettre le mouvement de l'arbre moteur aux deux roues extrêmes (ce qui comprend le cas où l'une de ces roues est immobile). On connaît alors les rapports de /n et /^ à la rotation motrice /?, et on calcule a par la formule (4)- Pour cela il est indispensable que les roues extrêmes aient leurs axes fixes, c'est-à-dire qu'elles soient concentriques avec le châssis, afin qu'on puisse leur donner le mouvement parles procédés ordinaires.
2<> On peut, au contraire, communiquer le mouvement au châssis et à l'une des roues, laquelle est nécessairement concentrique au châssis (*).
Dans le premier cas, si l'on a
les formules (4) donnent
a //£ V jULS
Dans le second cas, si
m z^ iipy a = a/?, on trouve, par les mêmes formules (4),
(6) - =za(i — £) + ^£r=a4-£(/^ — a)
(*) Où voit que, dans toutes les dispositions, il y a toujours au moins une des roues extrêmes dont Taxe coïncide avec l'axe du train mobile.