‹ Cours de mécanique et machines professé à l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 143 sur 173 · PAR CONTACT · texte numérisé non relu

PAR CONTACT

On trouve dans la première section (p. i52) la solution générale des problèmes auxquels donne lieu le mouvement de deux solides, assujettis à rester en contact. Nous n'avons donc pas à revenir ici sur la partie théorique des questions qui font l'objet, de ce paragraphe : nous nous bornerons à

donner quelques exemples des mécanismes les plus usités, en commençant par ceux dans lesquels le mouvement des pièces en rapport est un roulement simple.

Premier exemple. — Ellipses et courbes dérivées, — Considérons deux ellipses égales, placées bout à bout comme le représente lay?^. 2o5, et mobiles autour de leurs foyers respectifs C et Cl. A. partir du point de contact, prenons sur les deux courbes des arcs égaux AM, AM, ; en vertu de la symétrie, CM est égale à DiMj. Les rayons vecteurs CM, C,Mi forment donc une somme égale au grand axe de Tellipse, c'està-dire à la longueur CCi; par suite, on peut amener les points M et M, à coïncider sur la ligne des centres; et cela fait, comme la tangente à Tellipse est également inclinée sur les deux rayons vecteurs, les deux courbes dans leurs nouvelles positions seront encore tangentes.

Si donc on s'arrange de manière à obliger les deux ellipses à se toucher constamment, on aura pour leur mouvement relatif un roulement simple (^).Le rapport variable des vitesses angulaires correspondantes est donné, dans chaque phase du mouvement, par la relation

les valeurs extrêmes de ce rapport sont

et

Courbes dérivées de V ellipse, — Si Ton voulait que le rapport des vitesses angulaires atteignît plusieurs maxima dans une

(*) Deux cames, taillées suivant les profils de \^Jig^ 2o5, établiront une transmission de mouvement sans frottement entre les deux arbres parallèles (C)et ( G,) ; et il est à remarquer que, (C) étant moteur et tournant dans te sens indiqué par la flèche, la transmission du mouvement sera géométriquement obligatoire pour les positions telles que CD, CD', sans qu'il soit besoin de faire intervenir l'adhérence des surfaces.

Les choses sont ainsi jusqu'à ce que les cames soient arrivées en ce?, crf,. Mais, à partir de ce moment, le mouvement de l'ellipse conductrice continuant toujours dans le même sens, il n'en résultera plus de pression sur la courbe conduite; et les deux surfaces se sépareraient, si l'on n'avait soin d'employer un artifice particulier. On pourra, par exemple, denter les portions des cames qui correspondent à la deuxième période du mouvement.

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