CHAPITRE YI. — EMBRAYAGES ET DÉBRAYAGES. 3ll
communique un mouvement rapide de rota-
tion. La roue a porte une languette qui fait saillie dans Tœil circulaire dont elle est percée; et cette languette est engagée dans une rainure creusée sur toute la longueur de Farbre. La roue, maintenue par un support fixe, reste toujours à la même hauteur et ne cesse pas d'entraîner le foret dans son mouvement; mais on voit que celui-ci, tout en tournant avec une grande rapidité, peut descendre graduellement au fur et à mesure de la pénétration. Enfin, Tarbre vertical est fileté à sa partie inférieure, et de part et d'autre du filet de vis se trouvent deux roues folles, qui tournent librement sur leurs coussinets pendant que l'outil travaille.
Quand le forage est terminé, on cale les deux roues, qui font alors fonction d'écrou immobile. L'arbre continuant à tourner sur son axe, la vis remonte avec l'outil, dont le mouvement ascensionnel ne s'arrête que quand la vis est entièrement hors de l'écrou.
Changement graduel de la vitesse.
Canes alternes, — Au lieu de deux rangées de poulies permettant d'établir entre deux arbres parallèles un certain nombre de rapports de vitesses formant une série discontinue, concevons deux troncs de cônes {fig. 264) posés de la même manière que les poulies. Une courroie dont la longueur est constante peut les embrasser et rester également tendue, quel que soit le plan perpendiculaire aux axes dans lequel on la place. Le rapport des vitesses varie avec cette disposition par degrés insensibles.
On fixe la courroie dans la position que l'on veut, au moyen d'un anneau traversé par la courroie et conduit par une tige guidée.
Un autre système consiste à donner à l'un des cônes la faculté de glisser le long de son arbre. L'autre cône peut alors être remplacé par un cylindre; etil est toujours indispensable d'avoir quelque part une poulie de tension, l'un des diamètres d'enroulement étant seul variable.
Citons comme exemple le mécanisme employé dans les
anciens bancs à broches pour accélérer progressivement le mouvement de rotation des bobines, avant Tinvention du rouage épicycloïdal dont nous avons parlé page 264.
Le tambour conique A {fig. 266) est monté à frottement doux sur un arbre carré, ou sur un arbre rond à languette. Dans la gorge s'engage une fourche d'embrayage au moyen de laquelle on pousse le tambour à gauche ou à droite, selon qu'on veut augmenter ou diminuer la vitesse de la courroie, et par conséquent celle du tambour cylindrique B (*).
Changement devitesse par rouleau de friction ( fig^ 266). — L'arbre moteur est terminé par un plateau, contre lequel s'appuie une roulette fixée sur un arbre vertical, La transmission s'effectue en vertu de l'adhérence de la roulette sur le plateau. Le pivot de l'arbre vertical repose sur une crapaudine qu'on peut élever ou abaisser au moyen d'un levier coudé, âelon que la roulette s'approche ou s'éloigne du centre de rotation du plateau, le rapport de sa vitesse angulaire à celle de celui-ci diminue ou augmente.
Les applications de ce mécanisme sont nombreuses. On y a recours toutes les fois qu'on veut imprimer progressivement à un arbre tournant une vitesse considérable.
( *) Daas la disposition indiquée par la figure, les axes des deux tambours ne sont pas parallèles ; aussi a-t-on employé deux poulies de renvoi, projetées en C, dont les arbres glissent dans des coulisses verticales : ces poulies font en même temps fonction de poulies de tension.