I.) Q—Aiy
p — p„ étant la pression motrice et oj le poids du métro euhe de gaz contenu dans le réservoir, de sorte que ^ - P' représente la charge estimée en hauteur de gaz; c'est la quantité que nous désignions par h dans le cas des liquides. Éliminons ra au moyen de l'équation
et faisons passer le terme y sous le radical, il vient
(3) Q = mi y/ aî K£(£-,)(. + „,™4').
en prenant 0,004 pour le coefficient de dilatation de l'air ordinaire.
Il reste encore à déterminer le coefficient m dans les limites qui correspondent au* exigences de la pratique.
3gï HTDB1ULIQUB.
On s'est servi longtemps des coefficients donnés par Girard cl d'Aubuisson, comme résultant d'expériences faites sous d'assez faibles différences de pression.
Dans les expériences plus précises de MM. Poncelet et Pecqueur, h différence de pression a été poussée jusqu'à une valeur égale à celle de la pression extérieure. Il résulte de ces expériences que le coefficient m diminue quand l'excès de pression augmente, exactement comme dans le cas des liquides.
On a en effet, la contraction étant complète,
MM. Wantzci et de Saint-Venant font croître ce môme coefficient avec la pression (').
Écoulement des vapeurs. — Quand une vapeur, traversant un orifice en mince paroi, s'écoule d'un réservoir à la pression p dans un second réservoir dont nous continuerons, pour conserver nos notations, à désigner la pression par p a , les expériences les plus récentes, contrairement à l'hjpotbèse de Navier, indiquent l'absence de toute détente intérieure et établissent que, tout comme l'air, la vapeur s'écoule à peu près comme un liquide, la détente se produisant seulement dans le second réservoir,
Cette détente, dans le cas d'un gaz, est accompagnée d'un refroidissement bien sensible, de sorte que, pour de la vapeur d'eau saturée, mais sèche, on doit s'attendre à lies condensa-
L'expérience vérifie ces présomptions : on aperçoit distinctement le jel sous la forme d'un cône trouble dont la base a le diamètre de l'orifice, et qui va se rétrécissant en venu du phénomène de la contraction. En même temps la vitesse aug-
(■) Journal de l'École Polytechnique, Culiior, l83i|; Co/nplei rendus de! ™« de l-Acidemic de, Scitncts, i. XVII, iBj3.
CHafitie iv. — aouïEsesT bes fluides élastiques. 3g3 même et aiteini un maximum qui, d'après M. Zeuner ('), a les valeurs suivantes :
3 a Go;
Quand la vapeur, saturée o 1a atmosphères cl à la température de i88° t 4'. tombe ainsi brusquement à 1 atmosphère au moment où elle a atteint sa vitesse maxima, elle contient o,i36 d'eau condensée et, par conséquent, 0,864 de vapeur à
perdu sa vitesse en chocs et frottements dans le réservoir, non-seulement l'eau condensée s'évapore, mais encore la vapeur se surchauffe et atteint i55 degrés. Aussi, au delà du cùne trouble dont nous avons parlé, le jet devieni-il diaphane et invisihle comme l'air.
Quant au coefficient de contraction, des expériences de MM. Minary cl Resal, lesquelles ont porté sur des différences de pression beaucoup plus considérables que celles relatives à l'air dont nous avons parlé, ont confirmé le fait de la diminution de m pour des charges de plus en plus fortes, en donnant pour m les valeurs suivantes, p. étant supposé consiani et égal à la pression atmosphérique :
o,5op, o
Ajutages cylindriques. — En conlin
uam
à appliquer aux
gai les lois théoriques L*t ex [s ii i-i m i. 1 n i;i I »?
lontrées pour les
liquides, nous forons usny c, tians le ca
; -le 1
un court ajutage cylindrique, d'une forr.
nalogueàla pré-
cédente, en remplaçant seulement le i
■oellii
%ut de contrac-
lion m par un coefficient d'un autre gen
re, qu
e nous reprësen-
tons par fa lettre fi, et qui est lié à m par la formule théorique
Pratiquement, pour tenir compte de la différence entre le coefficient calculé o,85 et le coefficient expérimental 0,82, nous prendrons
Des buses coniques. — lin général, on emploie pour les gaz des ajutages légèrement coniques, ou buses. Les evpériences de MM. Minary et Resal, dont j'ai déjà dit quelques mots, ont porté aussi sur l'écoulement de la vapeur par une buse de 43 millimètres de long. Le diamètre à la base était de i5 millimètres, 31 millimètres à la sortie. La contraction à l'entrée ayant été supprimée, voici les valeurs du coefficient mu :