‹ Cours de mécanique et machines professé a l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 62 sur 112 · DU MOUVEMENT VARIÉ DES MACHINES · texte numérisé non relu

DU MOUVEMENT VARIÉ DES MACHINES

Nous avons d'abord étudié les machines au point de vue géométrique, puis nous avons vu comment elles transmettent le travail des forces dans leur mouvement uniforme, quand on les considère pendant un temps suffisamment long. Il nous reste à nous occuper de leur mouvement varié, c'est-à-dire des perturbations de leur mouvement uniforme. Il est d'ailleurs entendu que nous nous occupons seulement ici des machines dans lesquelles l'emploi de la force et son économie sont une considération importante.

Équation du travail. — L'équation qui donne les circonstances du mouvement des machines est l'équation du travail

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Si l'on prend celle équation entre deux inslants quelconques, elle nous donnera touies les circonstances du mouvement varié de la machine.

Une machine se compose, nous l'avons déjà dit, de irois parties principales : i» un récepteur; î° un outil ; 3° une transmission de mouvements.

Du mouvement uniforme. — Nous avons vu quels sont les avantages du mouvement uniforme au poini de vue de l'économie de la force, de la conservation des mécanismes et de la bonne exécution du travail; cherchons comment nous pourrons le réaliser avec la plus grande approximation possible.

Il v a irois causes de mouvement varié dans une mac hine ; i" Irrégularité d'action du moteur; 2" Irrégularité do In résistance!*);

3°Enun distribution irrégulière des diverses masses en mouvement qui font partie de la machine.

Nous allons nous occuper des moyens le plus en usage pour se garantir de ces trois causes d'irrégularité , ou du moins pour les resserrer dans des limites que la pratique a démontrées être sans Inconvénients,

Itécapilulons les notions déjà acquises à ce sujet:

i" On doit, conformément à ce que nous avons vu dans la partie consacrée à l'étude géométrique des mécanismes, déterminer le tracé des engrenages et auires organes à rotation continue, de manière à transmettre le mouvement d'un arbre à un autre avec une uniformité parfaite, et non plus seulement avec une régularité périodique, ce qui arriverait si les dents avaient des formes quelconques, mais constantes.

a" Les roues doivent être parfaitement centrées, sans quoi la pesanteur produiraiialternaiivcmcnt un travail positif cl un travail négatif, et, à moins que le moteur ne suit lui-même irrégulier dans un sens convenable pour compenser cet etl'ct,

3° Mais cela ne suffit pas: il faut encore équilibrer avec soin les forces d'inertie comme dans le cas des meules; nous avons vu, en effet, que quand l'axe de rotation n'est pas un axe naturel, il tend à changer de position dans l'espace, et par conséquent à arracher les supports qui s'opposent à ce mouvement, ce qui ne peut manquer de produire sur la machine des effets désastreux.

4° La loi de l'uniformité du mouvement exclut tout à fait les pièces à mouvement alternatif. Les elforts des bons constructeurs et des mécaniciens instruits duivcnl tendre autant que possible à n'employer partout que des pièces à rotation continue et autant que possible uniforme, ainsi qu'à proscrire

*tn- puuriu d'un organe spécial dit rtgnfairar, dmil l',,ln.-<' i-si di- [.n.|io: liminer à chaque instant la puissance molriceà la somme des n'si.Uoce* il vaincre.

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