‹ Cours de mécanique et machines professé a l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 72 sur 112 · CHAPITRE VI. — HOtlYEBENT ïAHli DU MACHINES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — HOtlYEBENT ïAHli DU MACHINES

animé, enfin la vitesse la plus convenable pour la bonne exécution Je l'ouvrage à faire. Ces conditions étant une fois bien arrêtées, les mécaniciens devront chercher à les remplir le plus exactement possible en faisant intervenir la considération de l'économie du travail; mais il ne faut pas oublier que cette considération est en définitive secondaire, et doit être subordonnée au degré de perfection qu'on désire atteindre dans l'opération.

Par exemple, nous avons condamné en thèse générale tous les engins dans lesquels l'effet utile est obtenu au moyen d'un choc. Cela veut dire que, toutes les fois qu'on pourra substituer au choc une pression continue, sans nuire à la bonne exécution du travail, on devra le faire. Ainsi, pour l'opération du broyage des minerais métalliques, et pour la fabrication de la poudre, on a substitué en grande partie les meules et les cylindres broyeurs aux pilons. Cependant ces derniers n'ont pas complètement disparu et sont encore préférés dans certains cas spéciaux. De même, pour le cinglage des loupes sortant des fours à puddler, les essais de presses ont entièrement échoué, et l'on a été obligé d'en revenir aux marteaux. Enfin, si nous considérons le battage des pilotis, le forage des trous de sonde dans le rocher, etc., il ne semble guère possible de procéder autrement que par des chocs convenablement gradués.

Moyens d'assurer i'uniformité du mouvement de l'outil. — .Nous avons indiqué combien il était ^énénihiment important que l'outil s'écartât le moins possible de la vitesse reconnue comme la plus convenable ("). Une fois qu'on a calculé la

sjtue. Il est très-important, d'un autre coté, que lu résiliante opposée au "mouvement de l'outil n'éprouve pus de variations trop brusques, ce qui arriverait certainement dans un (;ruiiil numliii- d'oprrstliilti», si l'outil était contraint par une force aveugle ï marcher avec une vilosso constante. Dans des cas de ce ipnra, on emploie souvent un ressort qui cède plus ou moins selon 11 grandeur

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la surveillant. Quand la transmission du moteur a l'outil se fait par le moyen d'une courroie, 011 loil, dans le mente caa d'une résistance insurmontable, la mur mii- glisser et même tomber de dessus II poulie. Dans un cal analogue, un (ragrauagu se briserait.

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transmission ei déterminé la vitesse de régime de la machine de manière à donner à l'outil sa vitesse normale, on calcule les dimensions du volant afin de régler les écarts inévitables de part et d'autre de cette vitesse normale. Comme les vitesses de toutes les parties de la machine sont liées par des lois géométriques indépendantes du travail des forces et du mode de répartition des masses en mouvement, il suffît de régler la vitesse d'un seul arbre pour assurer la r|uasi-uniformilé du mouvement de tous les arbres qui sont en relation avec lui.

La théorie de la régularisation détermine seulement une somme de la forme

2nw,

relative aux volants ou aux masses fonctionnant d'une manière analogue. Quant à la répartition de ces masses sur les divers arbres, à la place que doit occuper le volant principal, toutes ces questions se présentent comme absolument indifférentes, si l'on regarde les liaisons comme douées d'une rigidité absolue et les vitesses comme rigoureusement soumises aux rapports géométriques déterminés par les règles de la Cinématique.

Les choses changent complètement de face quand on cherche à se rendre compte de la grandeur des forces intérieures, des tensions des liens et organes de transmission. Quand la résistance varie d'une manière notable, et en même temps que le volant absorbe ou restitue du travail pour accomplir son rôle de pondérateur, les actions mutuelles des pièces en rapport subissent des variations qu'il importe également de resserrer dans des limites bien déterminées. Nous allons montrer que ces variations dépendent essentiellement du rapport des masses des deux pièces.

Actions mutuelles de deux corps tournants dans le mouvement varié. — Considérons deux solides tournant autour d'un axe 0 et 0' {jig. -]o) et reliés, suit par un engrenage, soit par une courroie, comme nous l'avons supposé dans la figure pour fixer les idées. Indiquons le sens des rotations par des flèches; soient P la puissance, P' la résistance, p et p' les bras des leviers respectifs de ces forces, Il et 11', I et l' les rayons et les moments d'inertie des deux corps; enfin désignons par T

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