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CHAPITRE IV. VITESSES EX RAPPORT VARIABLE

1 roisième exemple. — Presses Normand. — On a remarqué à l'Exposition universelle de 1862, un système nouveau de’ presses mécaniques destinées à imprimer une feuille des deux côtés à la fois.

Le papier est placé entre une table de marbre mobile, et un rouleau qui porte la composition. Il importe que les mouvements de la table et du rouleau soient parfaitement synchrones, sans quoi le papier se déchiré, les caractères s usent et se déforment : en un mot, l’impression est mauvaise. Avec les presses ordinaires, ce résultat est facile à obtenir; mais dans les presses à impression simultanée des deux côtés, on emploie, pour transmettre le mouvement du rouleau à la table, un joint universel, c’est-à-dire un appareil à rapport de vitesses variable, dont nous allons voir la théorie dans un instant.

Les choses étant ainsi disposées, si l’on veut rétablir le synchronisme des mouvements de la table et du rouleau, il surfit d’intercaler, entre celui-ci et le joint universel, un nouveau mécanisme à rapport variable, lequel annule l’effet nuisible du premier. Ce mécanisme, dans la presse de M. Normand, consiste simplement en un pignon ovale, conduisant une crémaillère ondulée : les profils sont déterminés de ma-

i! est facile do déterminer les valeurs des constantes a et m, de manière à Obtenir un arc de spirale passant par les points A et B.

En premier lieu, le paramètre a n'est autre chose que le rayon rêctonr nui correspond à 0 =0, c'est donc le demi-cAté du carré donné.

Ensuite, on doit avoir simultanément

Dont*

d’où

aS.

En calculant, au moyeu de cette valeur, l'angle que fait la tangente à la spirale avec le rayon veotcur. on trouve

Go* ii'.

nière que le mouvement' varié du pignon produise l'uniformité du mouvement de la crémaillère. Le problème ainsi posé ne présente pas la moindre difficulté. En effet, nous savons trouver le centre instantané de la rotation relative du pignon, quand nous connaissons le rapport qui doit exister entre la vitesse angulaire de celui-ci et la vitesse de translation de la crémaillère. Le lieu de ces centrés, considéré, soit par rapport au pignon, soit par rapport à la crémaillère, détermine à la fois la courbe ovale et le profil ondulé dont nous avons besoin.

Quatrième exemple. — Système de deux roues dentées dont l'une est excentrée (f îg . 210). — Cette combinaison, où n’entrent que des roues dentées ordinaires, est une des plus simples qu’on puisse imaginer pour établir un rapport variable entre les rotations de deux arbres fixes parallèles.

CetC, sont les projections des axes de rotation. Le centre de la roue B ne coïncide pas avec le point Ci ; et pour obtenir la transmission du mouvement malgré cette excentricité, on fait usage d’une roue parasite P, maintenue en contact avec les roues extrêmes au moyen des barres CC', C'O.

Soient R et R, les rayons des roues A et B, e l’excentricité C, O : le rapport des vitesses varie de

Cinquième exemple. — Roues d’OIaâs Ramer ( Jîg . 211). — Ce sont deux roues tronc-coniques inversement placées. L’une de ces roues est dentée à la manière ordinaire, et l’autre porte une série de pointes dont on détermine les positions, suivant la loi de mouvement qu’on veut obtenir. En appelant R,r, les rayons extrêmes de la première roue, R', r', ceux de la deuxième, le rapport des vitesses varie de

Sixième exemple. — Roue de champ excentrique d’Hujrgens (PI. XXIII, Jig. 212). — Ce système, facile à comprendre, répond au cas de deux axes concourants rectangulaires : il a

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