‹ Cours de mécanique et machines professé à l'Ecole polytechniqueChapitre 150 sur 170 · CHAPITRE T. MOUVEMENT ALTERNATIF · texte numérisé non relu

CHAPITRE T. MOUVEMENT ALTERNATIF

Pouf tracer un excentrique satisfaisant à celte condition, nous prendrons comme point de départ la courbe des espaces du point guidé. Cette courbe est composée de trois arcs de parabole (Jig. ?3o bis), qui se raccordent langenlicllemenl aux points m, et ni,. On en déduit le profil de l’excentrique en décrivant un cercle quelconque, divisant la circonférence de ce cercle en huit parties égales (Jig. ?3o), et prolongeant les rayons aboutissant aux points de division de longueurs égales aux ordonnées de mêmes numéros, mesurées sur la courbe des espaces. La longueur d’un diamètre passant par l'axe est encore constante : on peut donc, comme dans le cas précédent, employer deux galets pour guider la tige. Avec ce système, la courbe des espaces présente une continuité apparente, mais la discontinuité géométrique se manifeste sur la courbe des vitesses, et surtout sur la courbe des accélérations.

Excentrique circulaire. — Enfin nous avons dit que l’oscillation devient tout à fait régulière, quand un des points de la lige guidée peut être considéré comme la projection d’un pojnt qui se meut uniformément sur un cercle (Jig. ?3i). C’est ce qu’on obtient à peu près par le moyen d’une manivelle réunie à la lige par une longue bielle, système que nous étudierons dans le paragraphe suivant. Un peut arriver au même résultat par l’emploi d’un excentrique : c’est l 'excentrique circulaire (Jig. 23?.), lequel- est géométriquement équivalent à la combinaison d’une bielle et d’une manivelle.

Supposons en effet que le bouton placé au point d'articulation de la bielle et de la manivelle grandisse de manière à embrasser l’axe de rotation : nous obtiendrons une sorte de poulie, traversée par un arbre excentré, et connue sous le nom d’excentrique circulaire. La poulie d’excentrique est entourée d’une bague composée de deux moitiés d’anneau boulonnées : c’est le collier d' excentrique ; enfin, à l’un des segments qui constituent cette bague est assemblée une longue bielle, ou barre d’excentrique, dont l’extrémité vient s’articuler sur la lige à conduire.

Les courbes représentatives du mouvement diffèrent trèspeu de celles que nous avons discutées (p. 64), à cause de la grande longueur de la barre d’excentrique, comparée à l'amplitude de l’excursion.

DELVItME SECTION. — THÉORIE DES MÉCANISMES.

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Excentrique triangulaire.

Comme exemple d’excentrique appartenant à la deuxième catégorie, citons l’excentrique triangulaire ( Jig . ?.33), dont l’objet est de communiquer au cadre qui lui est circonscrit, et à la lige fixée à ce cadre, un mouvement alternatif intermittent.

Soit C un centre fixe, cl BB,C un triangle équilatéral dont les cotés sont remplacés par des arcs de cercle décrits des sommets opposés comme centres. Considérons cette figure comme le profil d’un excentrique tournant .autour du point C dans le sens de la flèche f, et analysons les diverses circonstances du mouvement du cadre rectangulaire PP'QQ', assujetti à se mouvoir parallèlement à la direction Cjr.

Première période. — Le côté QQ', tangent à l’arc CB,, est poussé par cet , arc jusqu’à ce que le point de contact se soit transporté de C en B,; l’excentrique occupe alors la position CB,B„ et le cadre a marché d’une quantité égale à la moitié du rayon CB.

Deuxième période. — La rotation continuant dans le même sens, le cadre poursuit sa marche en avant, conduit par l’arête vive B,. 11 atteint ainsi la position QQ'TT', limite extrême de son excursion (*).

Troisième période. Station. — A partir de cet instant, la came tourne sans exercer aucune pression sur le cadre; et celui-ci reste stationnaire jusqu’à ce que l’excentrique soit arrivé en CB,Bi> position exactement symétrique de la première.

La poussée de la came a lieu dans cette position sur le côté opposé du cadre, et détermine le retour de la tige en arrière : l’oscillation inverse s’exécute d’ailleurs suivant des lois identiques à celles de l’oscillation directe, elle se termine comme celle-ci par un temps d’arrêt, correspondant au passage de CB, B à CBB,.

(*) On Toit que l'amplitude de celle excursion est égale, non plus an diamètre, mais seulement au rayon du cercle décrit par le point de l'excentrique le plus éloigné de l'axe de rotation.

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