DEUXIÈME PARTIR. — HYDROSTATIQUE
HYDROSTATIQUE
134. On désigne sous Je nom de fluide un assemblage de points matériels en nombre considérable, situés à des distances assez petites les uns des autres pour qu'on puisse, sans erreur sensible, regarder comme continue la matière qui les compose, excepté dans les cas où l’on considère des actions qui varient sensiblement d’une molécule à l'autre. On suppose, de plus, que tous ces points puissent être déplacés par le moindre cflort, et entraînés à des distances quelconques les uns des autres. Celte hypothèse d’une parfaite mobilité n’est pas entièrement exacte, et conduirait quelquefois à des résultats peu conformes à l'expérience, quand il s'agira du mouvement; mais, dans l’équilibre, on peut la regarder comme exacte, sans qu’il en résulte aucuuc erreur sensible.
Les fluides se divisent en liquides, et en gaz ou fluides aèriformes. Les premiers sont aussi appelés fluides incompressibles , parce que l’on a cru longtemps qu’il était impossible de diminuer leur volumo par la pression; niais on a reconnu, ‘depuis, qu’ils étaient réellement compressibles à un très-faible degré.
La partie de la Statique qui s’occupe de l’équilibre des fluides de toute espèce se nomme Hydrostatique.
135. Lorsqu’un liquide, renfermé dans un vase ouvert ou fermé de toutes parts, est en équilibre sous l’action de forces quelconques , il exerce une pression sur les parois du vase qui l’arrêtent. Cette pression peut varier d’un point à