MOUVEMENT VERTICAI. DANS UN MILIEU RÉSISTANT
La loi de la résistance proportionnelle au quarré de la vitesse n'étant pas rigoureusement exacte, l’expérience ne réaliserait pas tout à fait ces résultats du calcul.
Mouvement verlical d*uo corps pesani dans un milieu résistant.
187. Chute verticale* Supposons qu’un corps splierique tombe verticalement dans l’air en vertu de la pesanteur, et cherchons la loi de son mouvement, en admettant, ce qui n’est pas tout à fait exact, que la résistance de l’air soit proportionnelle au quarré de la vitesse, et représentée par la formule
R = cnA — y
dans laquelle c est un coefficient qui , pour une vitesse médiocre, est environ o,6o ; H, le poids d’un mètre cube d’air; A, la surface d’un grand cercle de la sphère; v, la vitesse.
L’équation générale du mouvement est
dv mg — R
dt m
£n appelant fl' le poids par mètre cube de la sphère supposée homogène, et r le rayon de cette sphère, on a
4 Arll'
et l’équation précédente devient
dv
di~^
3cn
8rn''
OU
dv
Tt
en désignant par K une longueur égale à De cette équation ou tire Kdv / dv
dt =
gV-
Vl/ffK.
dv \
et en intégrant depuis v — v, vitesse initiale
iio SF.CT. II. CHA.P. I. § g.
Si l’on supposait que la vite.sse initiale fût nulle, cette formule se réduirait à
l/gK -f- V
équation dans laquelle on voit que le temps et la vitesse croissent en.semble; mais jamais la vitesse ne peut atteindre, et, à plus forte raison, dépasser la valeur puisque si l’on
fait dans la formule v=ly'^K, t devient infini.
Si dans l’équation
dv V'
on supposait v =
on aurait — — o, c est-a-dlre que la vitesse étant une
fois imprimée, se conserverait uniforme pendant la chute du corps dans l’air.
Revenant à la question générale, pour obtenir l’espace parcouru X en fonction de v, nous éliminons di entre les deux équations
dv v' dx