‹ Cours de mécanique, Tome premier-[second]Chapitre 3 sur 157 · DE LA TROISIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA TROISIÈME ÉDITION

Cette nouvelle édition, identique aux précédentes pour le fond, en diffère cependant un peu dans l'ordre des matières, et dans l'exposition ou la démonstration des principes généraux de l'équilibre.

Nous plaçons toujours la science de l'équilibre des forces avant celle du mouvement produit par leur action. Mais, au lieu d'intercaler entre elles la théorie du mouvement considéré indépendamment de ses causes, nous l'avons placée tout a fait en dehors, comme introduction naturelle à la science des forces.

Cette branche importante de la science est intermédiaire entre la Géométrie et la Mécanique : efte renferme un élément de plus que la première, le temps, et un élément de moins que la seconde, la force. Il nous a paru qu'il était à propos qu'elle fût placée dans l'enseignement comme elle Fêtait dans Tordre de succession des idées.

Dans notre première édition, nous avions fôit, au commencement de la Statique, une remarque nouvelle sur les groupes de forces que Ton peut supprimer dans un système en équilibre, sans troubler cet état. Cette remarque, dont ta justesse a été admise sans, contestation, a inspiré à quelques personnes des doutes sur l'exactitude de démonstrations dans tes-*

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([lie Iles du ne semblait pas en tenir assez compte. Ces dou les n'étaient pas Tondes certainement; toutefois, pour éviter qu'ils ne se reproduisent, nous avons développé davantage les conséquences de notre principe, laissant à la sagacité du professeur le soin do discerner ce qu'il doit supprimer dans une première exposition de la science, et réserver pour un enseignement plus approfondi.

Il nous reste encore ■ ■ dire quelques mots sur un point important, où nous n'avons pas cru devoir nous conformer aux idées généralement admises. La plupart des géomètres regardent comme évident que si des forces sont en équilibre sur un système de points, soumis à des liaisons qui leur permettent de prendre certains mouvements, ces mêmes forces seraient encore eu équilibre sur le même système de points, soumis à des liaisons différentes qui permettraient identiquecnl les mêmes déplacements. Ce principe, qui sert de base à une multitude de démonstrations, et dont

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