‹ Cours de mécanique, Tome premier-[second]Chapitre 7 sur 157 · PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION. XIII

eheuses que Ton pourrait se faire sur l'utilité des machines, et pour bien faire comprendre qu'elles ont pour objet de transformer, mais non d'augmenter, la quantité de travail qu'on y introduit.

Sans entrer dans de plus grands développements, nous croyons qu'on admettra comme incontestable l'utilité de l'étude de l'équilibre, indépendamment de toute application à celle du mouvement. Ajoutons que celle-ci est beaucoup plus difficile que la première, et qu'elle s'y ramène immédiatement au moyen du principe de d'Alembert. Mais une considération plus puissante encore est celle des principes sur lesquels ces deux sciences sont fondées. Elles dépendent l'une et l'autre, a des degrés différents, des lois assignées au monde matériel. Leurs bases doivent donc être des résultats de l'observation, ou des hypothèses. Or la science du mouvement en exige un plus grand nombre que celle de l'équilibre; et, si certaines lois de la nature étaient modifiées, la Dynamique serait entièrement changée, tandis que la Statique resterait encore ce qu'elle est. Ce serait donc renverser l'ordre naturel des choses que de présenter la théorie des mouvements produits par les forces, avant celle de leur équilibre. Toute tentative de ce genre serait, à nos yeux, un pas rétrograde; et le succès qu'elle pourrait avoir ne saurait être durable.

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