‹ Cours de médecine homoeopathiqueChapitre 6 sur 9 · DOSES INFINITÉSIMALES · texte numérisé non relu

DOSES INFINITÉSIMALES

— SCITI. —

Messieurs,

L'action curalive des doses infinitésimales esl vraisemblable, possible, conforme à tous les faits des sciences naturelles, je vous en ai donné les raisons dans notre dernière conférence. J'ajoute aujourd'hui : Cette action est vraie, elle est réelle, et de ce fait j'espère vous offrir des preuves sans réplique.

Je sais cependant que je viens me heurter ici à un obstacle invincible au premier abord, car le meilleur moyen de vous convaincre serait de vous appeler au lit du malade, de vous convoquer à une étude publique. En l'absence de tout établissement hospitalier consacré à la pratique de l'homœopathie, je ne puis le faihe.

Privé de cette ressource, je ne suis cependant pas désarmé; les annales cliniques nous restent, et celles qui se rapportent à l'application publique, passez-moi le mot, officielle, de notre doctrine renferment des résultats assez importants pour qu'il ne soit pas sans intérêt de les explorer. S'il est vrai, en effet, que l'homœopathie soit proscrite en ce moment des hôpitaux de Paris, il n'en a pas toujours été de même ; la province et l'étranger ont été aussi plus heureux que nous sous ce rapport, et des renseignements nombreux ont pu être par cela même recueillis.

Ceux-ci se divisent naturellement en deux classes : les f^its heureux et les faits malheureux ; enregistrons les

premiers et discutons les seconds, nous pourrons alors mieux en apprécier la signification et la valeur.

Je commence, messieurs, par les faits heureux, et si je les envisage dans leur ensemble, je trouve qu'ils conduisent tous à une même conclusion : dans les hôpitaux où rhomœopathie a été régulièrement appliquée, il y a eu diminution dans la mortalité et dans la durée de la maladie, d'où la possibilité de recevoir dans un même temps une plus grande quantité de malades pour un même nombre de lits. Il y a eu aussi, et comme conséquence, économie dans les frais de pharmacie et de nourriture, les malades ayant de très-courtes convalescences à traverser.

Ceci a été reconnu d'abord par les administrateurs de l'hôpital de Thoissey, à propos de la pratique du docteur Gaslier. « Nos registres attestent, ont écrit ces messieurs, que depuis, l'entrée en fonctions de M. Gastier, le nombre des décès, relativement au nombre des malades admis à l'hospice, a été moindre qu'auparavant ; que les dépenses en remèdes, en frais de pharmacie, ont été presque nulles, et que le service, devenu plus simple, plus facile, a été sensiblement allégé*. »

Rien de plus précis assurément que cette déclaration ; son seul défaut est de n'être pas accompagnée de chiffres, ce qui enlèvera peut-être de sa valeur aux yeux des esprits difficiles, parce qu'ils se croient positifs. Aussi est-il nécessaire de l'appuyer de résultats obtenus ailleurs.

Or, sous ce rapport, nous pouvons satisfaire à toutes les exigences ; Thôpital homœopathique de Londres (tha

^ Voy. la Mouche de UâcoUy numéro du 6 février 184G.

126 COURS DE MÉDECINE IIOMCEOrATillQUE.

London homœopathie hospital) fondé par les soins du docteur Quin, sod médedn en chef, el les hôpitaux allemands nous en offrent le moyen.

A Londres, dans l'espace de quatre ans (du 1*' avril 1 850 au 51 mars 1854) 11,194 malades ont été traités par rhomœopalhie : sur ce nombre 27 seulement sooi morts ce qui fait un peu plus de un quart pour 100 ^

Kn Allemagne, nous trouvons quatre hôpitaux : ceux de Gumpendorf, de Kremsier, de Linz, de Nechanitz. En réunissant la statistique des années* 1845, 1846, 1847 et 1848, on arrive aux chiffres suivants :

Gumpendorf

988 traita.

74 morts

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Kremsier.

zzz

Linz.

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