‹ Cours de microscopie complémentaire des études médicales. Anatomie microscopique et physiologique des fluides de l'économieChapitre 11 sur 123 · SANG ABANDONNÉ A LUI-MÊME · texte numérisé non relu

SANG ABANDONNÉ A LUI-MÊME

Abandonné à lui-même au contact de l’air, le sang ne tarde pas à s’altérer, et nous dirons même, en parlant du pus, combien ce dernier liquide est moins putres-

cible que le fluide sanguin ; pendant cette décomposition , et jusqu’à la putréfaction complète du sang , les globules passent par une série de modifications et d’altérations successives, jusqu’à ce qu’ils disparaissent entièrement détruits et dissous.

Le premier changement notable qu’ils subissent est une sorte de flétrissure de la vésicule sanguine, qui se plisse, devient irrégulière sur ses bords, et présente bientôt après de petites saillies mamelonnées qui lui donnent jusqu’à un certain point l’aspect d’une petite framboise (,/%. i8); dans cet état les globules ont encore leur forme aplatie; mais plus tard ils se renflent dans un sens, deviennent sphériques comme lorsqu’on les met en contact avec un peu d’eau , probablement par suite de l’absorption de la partie aqueuse du sérum altéré {Jîg. 19); ces petites sphères n’offrent plus aucune nuance à leur centre, elles deviennent de plus en plus pâles, la matière colorante s’échappant des globules pour se répandre dans le liquide ; au bout de dix, quinze ou vingt jours, plus tôt ou plus tard, suivant la température extérieure, suivant l’état du sang et d’autres circonstances peu appréciables, les globules apparaissent à peine dans le liquide fétide, d’un rouge livide; leur dissolution et leur destruction s’opèrent sous l’influence de la décomposition putride et des myriades d’êtres infusoires qui se développent, et toute trace d’organisation cesse d’exister.

La décomposition du sang est singulièrement hâtée par le mélange de quelques substances morbides, et en particulier du pus, comme nous le dirons en parlant de cette substance.

DES GLOBDLES SANGUINS.

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