MATIÈRES FÉCALES LIQUIDES
11 y aurait un grand et intéressant chapitre à faire sur ce sujet, et je regrette de ne pouvoir encore remplir cette lacune; j’ai fait quelques essais seulement sur l’étude des matières fécales dans les maladies, mais ces essais suffisent pour me convaincre de Futilité dont pourrait être le microscope dans un eXamen qui reste tout entier à faire, et dans des recherches qui seraient d’une haute importance pour la pathologie; matières organiques , produits de desquamation intestinale ^ matières salines cristallisées, produits morbides spéciaux, animalcules infusoires et végétations parasites, etc., tout est à étudier dans cette substance complexe et confuse, et dans laquelle il est probable que le microscope réussira a porter la, lumière, comme il l’a fait pour les sédiments des urines. Dépourvu d’observations sur ce sujet, je me bornerai à quelques dé-
tails sur le méconium et sur les matières fécales des
enfants à la mamelle.
Dans le méconium , le microscope montre des vésicules épidermiques , des produits muqueux intestinaux et une matière verte qui se comporte comme la bile avec l’acide nitrique.
Les matières jaunes des enfants qui tettent et qui sont dans un état de santé parfaite , présentent de petites masses pointiliées dans lesquelles il n’apparaît aucune trace de matière grasse globuleuse échappée à la digestion ; dans la matière verte de la diarrhée des enfants affectés de dérangement des voies digestives, indépendamment d’une substance rougissant avec l’acide nitrique comme la bile, on aperçoit des gouttes huileuses, quelquefois des globules laiteux intacts, qui se dissolvent dans l’éther et dans l’alcool chaud.
Quant aux cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien dont on avait signalé l’existence dans la fièvre typhoïde, je les ai rencontrés fréquemment dans le produit liquide des diarrhées ordinaires.
Je ne parle pas de divers produits plus ou moins suspects qui ont été quelquefois soumis à mon observation et qui étaient évidemment le résultat de la fraude; les micrographes doivent se tenir en garde contre les pièges que leur tendent assez souvent les malades, tantôt par manie, tantôt dans un intérêt que l’on ne parvient pas toujours à découvrir.
DES OBJETS APPARTENANT A L’(æiL MÊME DE l’oBSERVATECR , ET QUI
PEUVENT ÊTRE CONFONDUS AVEC LES OBJETS RÉELS QUE l’oN