‹ Cours de microscopie complémentaire des études médicales. Anatomie microscopique et physiologique des fluides de l'économieChapitre 51 sur 123 · CHINE DANS LA FIÈVRE TYPHOÏDE · texte numérisé non relu

CHINE DANS LA FIÈVRE TYPHOÏDE

J’ai examiné par le même procédé l’urine dans la fièvre typhoïde ; cette urine n’offre non plus rien de caractéristique à l’extérieur; sa nuance est ordinairement foncée, et loin d’être alcaline comme on l’a dit, elle rougit fortement le papier bleu de tournesol.

Mais par l’évaporation sur une lame de verre , elle fournit une cristallisation nacrée, brillante, qui, vue au microscope , montre une disposition très-régulière et très-élégante, exactement représentée {fig. 46).

Je ne sais pas non plus quel est le sel auquel est due cette cristallisation ; mais quoique ces recherches ne soient qu’à l’état d’essai , j’ai cru devoir les rapporter ici, afin d’engager les observateurs, et les chimistes en particulier, à étudier à fond les urines dans des cas pathologiques d’un si haut intérêt.

La forme cristalline que je viens d’indiquer m’a paru constante dans la fièvre typhoïde intense; on la voit disparaître à mesure que la maladie perd de sa gravité

et que la convalescence approche ; mais je me hâte d’ajouter que cette maladie n’est pas la seule dans laquelle j’ai trouvé une cristallisation semblable. Le rhuinatisme aigu me l’a également offerte air plus haut degré , et s’il m’était permis d’établir une règle générale d’après les faits que j’ai recueillis, je dirais que ce caractère appartient aux urines dans les affections où la fièvre est intense. Il s’est en effet présenté à moi , dans les cas où , comme dans le rhumatisme , la fièvre typhoïde, la pneumonie, le phénomène fébrile est trèsprononcé.

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