‹ Cours de microscopie complémentaire des études médicales. Anatomie microscopique et physiologique des fluides de l'économieChapitre 50 sur 123 · URINE DES PHTHISIQUES · texte numérisé non relu

URINE DES PHTHISIQUES

L’urine des phthisiques ne présente rien de remarquable en apparence, sous le rapport de la nature du liquide ou des sédiments qui s’y déposent ; comme dans toutes les affections fébriles , ces urines sont souvent foncées en couleur, et donnent lieu à des dépôts plus ou moins abondants, diversement colorés, dans lesquels dominent l’acide urique et l’urate d’ammoniaque que nous étudierons plus loin.

Toutefois, ces urines, traitées d’une certaine manière, ne se comportent pas comme l’iirine de la santé; celle-ci, par exemple, mise à évaporer spontanément sur une lame de verre placée dans un lieu un peu chaud , donne naissance à des cristaux variés, parmi lesquels on reconnaît la forme propre an chlorure de sodium et aux sels à base d’ammoniaque 45). C’est là

généralement ce que fournit pour résidu furine saine évaporée lentement sur une lame de verre mise en hiver devant un foyer, ou bien pendant l’été au soleil; si on veut observer les cristaux de sel marin dans toute leur beauté , il faut avoir soin de ne pas laisser évaporer le liquide jusqu’à dessiccation. ,

L’urine d’un phthisique bien caractérisé , traitée de la même manière , au lieu de laisser sur le verre un résidu salin, grenu sous le doigt, et offrant au microscope la cristallisation que je viens de décrire, dépose une matière visqueuse, une sorte de vernis poisseux , tout à fait semblable à ce que produirait du sucre dissous dans furine; dans ce vernis sirupeux, collant au

doigt, on découvre bien quelques traces de cristallisation , mais incomplète et peu prononcée.

Quelle est cette matière visqueuse? je l’ignore et je ne l’ai pas étudiée autrement qu’à l’aide du caractère empirique que je viens de signaler; elle n’a aucune saveur sucrée , et dans aucun cas l’urine des tuberculeux ne fermente avec la levure de bière. Il serait intéressant qu’une analyse chimique soignée nous fît connaître la nature de ce produit; je ne l’ai rencontré jusqu’ici que dans les urines des phthisiques.

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