ACTION DU SANG SUR LES ZOOSPERMES
Le sang n’exerce aucune action délétère sur les zoospermes, et ces animalcules vivent très-bien et très-
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longtemps dans ce fluide ; leurs mouvements ne sont nullement ralentis, et beaucoup d’entre eux sont encore vivants une heure, deux heures, trois heures même après avoir été plongés dans le sang ; tous ne sont pas encore morts au bout de quatre heures. Le sang humain n’est pas le seul qui entretienne aussi bien la vie des zoospermes; celui des animaux à sang froid ne leur est même pas plus contraire : ainsi des animalcules spermatiques mis dans du sang de grenouille y vivent tout aussi longtemps que dans le sang de l’homme; ils y nagent avec rapidité, écartant et repoussant sans la moindre peine des globules dix fois plus gros qu’eux et qui ne paraissent pas faire le plus petit obstacle à leurs mouvements ; cette expérience offre un spectacle assez curieux à observer.
Lorsque leurs mouvements se ralentissent, que la vie commence à les abandonner, et qu’enfin ils meurent, leur corps ne prend aucune forme particulière, et chaque animalcule reste dans la position où il se trouvait quand il a cessé de pouvoir s’agiter : ainsi on les aperçoit tout simplement couchés sur la lame de verre, tantôt la queue directement allongée , tantôt fléchie à droite ou à gauche et formant un demi-cercle; la disposition de leur corps n’offre rien de particulier à noter. Nous verrons tout à l’heure qu’il n’en est pas de même pour un autre liquide dont l’effet est assez singulier.
C’est particulièrement le lait de femme dont j’ai étudié l’action sur les zoospermes : ce liquide se coni-
porte à leur égard absolument comme le sang, et au bout de quatre à cinq heures j’ai retrouvé encore plusieurs animalcules pleins de vivacité; je n’en dirai donc pas davantage sur cette substance.