‹ Cours de microscopie complémentaire des études médicales [electronic resource]Chapitre 2 sur 129 · PREMIÈRE LEÇON · texte numérisé non relu

PREMIÈRE LEÇON

Le sang est considéré sous un point de vue différent par le chimiste, par le physiologiste et par le médecin proprement dit; le premier l'analyse pour connaître sa composition, la nature et la proportion de ses éléments; le second recherche la manière dont il fonctionne; le médecin constate son état dans la palette et les modifications extérieures qu'il présente en rapport avec les maladies. Ces trois genres d'observation se réunissent, il est vrai , et se confondent souvent, le chimiste tenant compte des altérations de ce fluide, le physiologiste ayant besoin de connaître sa composition élémentaire, et le pathologiste interrogeant les diverses sciences pour arriver à la solution des problèmes compliqués auxquels il a affaire.

Il en résulte néanmoins trois méthodes assez distinctes pour observer le sang : l'analyse chimique , l'étude physiologique et Fexamen clinique.

L'analyse chimique ne nous occupera pas, ou du moins nous n'en rappellerons que les points généraux ; l'examen clinique, tel qu'il est pratiqué jusqu'ici, et borné aux caractères extérieurs du sang, à sa couleur, à sa consistance, etc., n'est pas non plus de notre objet; nous considérerons surtout le sang, sous le rapport de

COUnS DE MICUOSCOPIE.

son orgaiiisalioii , comme organe, si on peut dire ainsi; nous l'examinerons en dehors des vaisseaux, et dans les vaisseaux; abandonne à lui-même, exposé aux influences extérieures, et renfermé dans ses canaux, soumis à l'action vitale, circulant, fonctionnant; en un mot, nous l'étudierons mort et vivant.

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