‹ Cours de microscopie complémentaire des études médicales [electronic resource]Chapitre 9 sur 129 · COMPOSITION INTIME DES GLOBULES SANGUINS · texte numérisé non relu

COMPOSITION INTIME DES GLOBULES SANGUINS

Après avoir passé en revue les caractères extérieurs des globules sanguins , leur forme , leur dimension , leur couleur, tâchons de pénétrer dans leur intérieur et de nous faire une idée de leur structure et de leur composition.

COUttS lUi Micnoscoi'iE,

Nous venons de voir (|uc les globules sanguins sont de petits corps plats, circulaires, légèrement déprimés au centre ; mais leur texture est-elle homogène, et peuton les considérer comme résultant simplement de la division extrême d'une matière identique?

Constatons d'abord qu'ils sont d'une grande flexibilité, qu'ils s'étirent, qu'ils s'allongent, qu'ds se plient en tous sens, et qu'ils reviennent ensuite à leur forme première avec une parfaite élasticité. Ce caractère est commun aux globules des divers sangs d'animaux. On a très-souvent l'occasion de vérifier cette propriété , lorsqu'on voit les globules sanguins courir entre deux lames de verre par l'effet de la capillarité, ou bien lorsqu'on les observe pendant la vie, circulant dans les vaisseaux ; on les voit passer à travers tous les obstacles, s'insinuer et glisser dans les passages les plus étroits et les plus sinueux, en s'allongeant et se pliant pour s'accommoder aux directions qu'ils doivent prendre, aux difficultés qu'ils ont à franchir; arrêtés à l'éperon formé par deux vaisseaux qui se séparent sous un angle aigu, ils restent souvent à cheval, pour ainsi dire , sur cette saillie , pliés en deux , et flottant jusqu'à ce que la force du courant les entraîne d'un côté ou de l'autre.

Tirons déjà de cette propriété les deux conséquences suivantes : i°. c'est qu'en admettant des orifices aux parois des vaisseaux , pour le passage du fluide organisateur qui va constituer les organes, ou bien un ordre de vaisseaux plus petits que ceux dans lesquels on voit circuler les globules rouges, la dimension et la grosseur de ces globules ne seraient pas les seules causes

DliS GLOBULES SANGUINS. G 5

qui les empêcheraient de passer et d'être admis dans ces vaisseaux. S'il n'existait pas à ces orifices , ou à l'origine de ces vaisseaux, une propriété particulière , une sorte de faculté élective (qu'on me passe l'expression , je ne l'emploie que pour me faire comprendre et sans y attacher aucune opinion), les globules sanguins, en vertu de leur élasticité , franchiraient aisément ces ouvertures, quelle que soit leur dimension ; ce n'est certainement pas d'après le diamètre relatif des vaisseaux et des globules que l'on doit calculer la limite que ceux-ci peuvent atteindre dans les différents ordres de vaisseaux; il est facile de s'assurer, en contemplant le magnifique spectacle de la circulation du sang dans la langue de la grenouille, et jusque dans les follicules de cet organe, que les globules sanguins traversent des canaux d'un diamètre plus petit que le leur propre.

2°. La seconde conséquence est relative à la difficulté de retenir sur les filtres les globules du sang des mammifères, ces globules passant à travers les papiers les plus serrés; cette difficulté ne doit pas être seulement attribuée à la petitesse des globules, mais aussi à leur faculté de s'allonger , de s'effiler; à la vérité, des globules sanguins très-gros, comme ceux de la grenouille, ne passent pas avec la même facilité, mais outre qu'ils sont d'une dimension beaucoup plus considérable que ceux des mammifères, ils sont en même temps moins élastiques, probablement à cause de la densité de leur substance interne; d'autres globules, plus petits que ceux du sang de l'homme, mais d'une autre nature et d'une consistance rigide et inflexible , tels que les glo-

COUUS DE MICHOSCOPIE.

bules du lait, restent sur les filtres et ne pénètrent pas au travers des papiers suffisamment serres.

En voyant la manière dont l'eau agit sur les globules du sang, la manière dont elle les pénètre, les modifie et les transforme en petites sphères; en suivant surtout l'action de l'acide acétique qui , ainsi que nous le répéterons plus loin, fait éclater les globules sanguins des rnanmiifères comme des bulles et sans laisser de résidu, on est porté à les considérer comme des vésicules aplaties, renfermant dans leur intérieur une substance plus ou moins fluide. Pour moi , c'est l'opinion à laquelle je suis définitivement arrivé, après un nombre considérable d'observations, de recherches et d'expériences, suivies et répétées pendant plus de dix années; une vésicule colorée, circulaire, aplatie, éminemment flexible et contenant une matière semi-liquide, telle est la définition à laquelle je me suis arrêté pour le globule du sang des mammifères, et de l'homme eu particulier.

Quant à la substance dont est composée la vésicule, elle se comporte comme étant de nature albumineuse; elle se dissout en effet dans l'eau , dans l'acide acétique et l'ammoaiaque, elle résiste et se condense sous l'influence de l'acide nitrique.

DU NOYAU CENTHAjt.

C'est ici le lieu de parler du noyau central dont il a été si souvent question, à propos des globules sanguins, et qui a été l'objet de tant d'opinions diverses; je ne rapporterai pas toutes ces opinions, il serait inutile

DES GLOBULES SANGUINS. 67 (le les discuter; je ir.e bornerai à dire ([ue la plupart des observateurs ont admis dès longtemps l'existence d'un noyau solide dans l'intérieur des globules sanguins en général et sans distinction de classes d'animaux ; il est évident que cette opinion est résultée de l'examen des globules du sang de grenouille, qui ont presque toujours servi de type aux recherches des micrographes, et c'est par analogie que l'on a étendu aux autres espèces de sang ce que l'on i-emarquait dans celui-ci; les globules du sang de grenouille, par leur volume et par la facilité avec laquelle on peut en avoir sans cesse à sa disposition, se prêtent merveilleusement aux observations microscopiques; et il est incontestable qu'ils offrent toutes les apparenres d'un noyau solide existant au centre d'une enveloppe membraneuse ; presque aucun observateur ne met en doute cette disposition du globule sanguin de la grenouille et des autres reptiles , des poissons et même des oiseaux ; je partage tout à fait cette manière de voir, à l'égard de ces globules, quoiqu'on n'aperçoive pas d'abord le nucleus et qu'il ne soit rendu visible que par l'action de l'eau; mais ce n'est pas une raison de croire qu'il en soit de même pour les globules des mammifères, et c'est à mon avis pousser l'analogie trop loin, que de conclure rigoureusement de la composition des uns à celle des autres. Il est prudent , en fait de microscopie, de s'en tenir à ce que l'on voit, sans se laisser entraîner par des analogies plus ou moins probables; cette science, plus qu'aucune autre, demande une grande réserve, les corps dont elle s'occupe ne pouvant ni être maniés ni être soumis aux mêmes épreuves

COVii» DE MlCHOSCOI'Ilî.

fjuo ceux que nous touclions et qui tombent naturellement sous nos sens; certes, je n'exclus pas les inductions que l'on peut tirer de ses observations; mais il faut d'abord bien déterminer ce que l'on voit, bien circonscrire les faits appréciables sur lesquels tous les observateurs peuvent tomber d'accord, et faire nettement la part du positif avant de se livrer à la ibéorie ; or, on ne voit pas, ou du moins presque aucun observateur ne prétend apercevoir de noyau solide dans les globules du sang des mammifères, et tous les efforts que j'ai faits pour ma part dans cette intention, ont été vains; jamais je n'ai pu rendre ce noyau sensible dans les globules de sang humain ou de tout autre mammifère, ni par l'observation à l'aide des meilleurs instruments, ni par l'emploi d'aucun réactif chimique; les substances les plus propres, soit à colorer le nucléus , soit à agir sur lui autrement que sur son enveloppe, à dissoudre celle-ci en condensant l'autre, n'ont amené aucun résultat, et j'en suis toujours revenu, après des recherches multipliées, à -considérer les globules sanguins de l'homme et des mammifères comme étant formés, ainsi que je l'ai dit, d'une vésicule contenant une matière semi-liquide; le noyau solide des globules elliptiques serait remplacé dans les globules circulaires de la première classe des animaux vertébrés, par une substance fluide, et l'analogie se trouverait ainsi suffisamment conservée.

Les globules circulaires ont une singulière propriété, qui a frappé tous les observateurs et qui sans doute a contribué à répandre l'opinion d'après laquelle ils serviraient à constituer lu fibre élémentaire des tissus, en

DES GLOBULES SANGUINS

s'accolant les uns aux autres; à peine a-t-on étendu une gouttelette de sang entre deux lames de verre, qu'on voit les globules se réunir face à face en séries régulières, et former des chapelets, ou plutôt des piles dont on ne peut pas donner une idée plus exacte qu'en les comparant à des piles de pièces d'or renversées sur une table {fig. 5) ; le sang obtenu d'une piqûre du doigt est surtout très-propre à observer ce phénomène, qui se produit au reste toutes les fois que les globules sanguins peuvent se mouvoir librement entre deux lames de verre. Mais je le répète, cette propriété n'appartient qu'aux globules ronds, c'est-à-dire à ceux du sang des mammifères, et jamais les globules ovales , c'est-à-dire ceux du sang des trois autres classes d'animaux vertébrés, ne présentent rien de semblable; ils se groupent au contraire par masses irrégulières et dans tous les sens.

On serait tenté de croire que cet accolement des globules circulaires est déterminé par la coagulation de la fibrine, qui servirait de moyen d'union entre ces petits corps; mais il n'en est rien ; cette circonstance se manifeste également lorsque la défibrination du sang a été préalablement opérée.

Une certaine quantité de globules échappent à cette sorte d'attraction qui réunit le plus grand nombre d'entre eux; quelques-uns restent libres et isolés à côté des chapelets réguliers formés par les autres; nous aurons occasion par la suite de revenir sur ces différences dans la manière d'être et les caractères extérieurs des globules sanguins, qui montrent que tous les globules d'un même sang ne sont pas absolument identiques.

COURS DE MICDOSCOPIE.

Une aiioinalio singulièi-e a été signalée par un obscrvateur distingué, dans la forme des globules sanguins d'une seule famille do mammifères, la famille des caméliens; M. Mandl a reconnu que les globules du sang des chameaux étaient elliptiques comme ceux des oiseaux ou des poissons 6); mais l'anomalie, ainsi que nous l'avons vérifié, ne porte absolument que sur la forme et nullement sur la structure intime; ces globules n'ont pas plus de noyau solide que ceux des autres mammifères, et ils se comportent avec les réactifs de la même manière que ceux-ci; c'est-à-dire que le contact de l'eau ne manifeste aucune trace de substance solide au centre , et que l'acide acétique les dissout sans laisser de résidu , et en les faisant éclater de la même manière que les globules de sang humain.

DES GLOBULES DU SANG D'oISEAU , DE POISSON ET DE REPTILE , OU DES GLOBULES ELLIPTIQUES.

Les globules elliptiques du sang d'oiseau , de poisson et de reptile ayant des caractères communs, quelle que soit d'ailleurs leur grosseur, nous prendrons le sang de grenouille comme exemple, pour tracer les principaux faits relatifs à l'histoire de ces globules.

Les globules du sang de grenouille , sont comme nous l'avons dit, elliptiques, aplatis, puisque tous les globules sanguins sont plats, très-minces sur les bords et légèrement renflés au centre, au lieu de présenter une dépression comme ceux des mammifères (Jîg. 7 ); ils sont beaucoup plus gros (3 ou 4 fois) que ces derniers, leur grand diamètre n'ayant pas moins de-gymiliim. et le petit ils se présentent tantôt par la face et tantôt

DES GLOBULES SANGDINS. 71 parla tranche en roulant sur la lame de verre, s'allongent et se plient suivant les obstacles qu'ils rencontrent, et n'affectent aucun ordre régulier dans la manière dont ils se groupent entre eux au moment où ils cessent d'être en mouvement. Au premier abord on ne distingue pas de point obscur au centre , et ce u'est qu'au bout d'un certain temps après leur sortie des vaisseaux et leur séjour sur la lame de verre, que l'on commence à reconnaître une apparence de noyau central {fig. 8); le nucléus devient tout à fait distinct et tranché , dès que l'on ajoute un peu d'eau [fig. 9), et si la quantité de ce liquide est suffisante, la forme des globules ne tarde pas à changer; ils perdent leur forme elliptique et aplatie pour devenir sphériques {fig. i o), et cette modification s'opère par le renflement des globules dans un sens et par le raccourcissement de leur grand diamètre. 11 devient alors de toute évidence qu'ils sont formés d'une vésicule renfermant dans son intérieur un noyau solide; que cette structure soit primitive ou secondaire , que le noyau soit le résultat de l'action de l'eau, de la coagulation d'une substance intérieure, ou qu'il préexiste, toujours est-il qu'en ce moment on a bien réellement sous les yeux un petit corps composé d'une vésicule molle et sphérique contenant un nucléus qui se déplace au sein de la vésicule; ce nucléus en effet devient bientôt excentrique {fig- 1 1); il se rapproche des parois de la cellule, s'échappe de son enveloppe (^^. 10 ), et quand on a pu suivre avec soin tous les degrés successifs de cette opération , on reconnaît d'un côté le noyau , et de l'autre la vésicule plissée, chiffonnée {fig- i '^)y qui finit par se dissoudre

œuns DE MICROSCOPIE.

»n disparaître dans le liquide; il n'y a donc pas moyen de méconnaître la structure complexe des globules, de nier l'existence d'une enveloppe et d'un noyau, puisqu'on a sous les yeux ces deux parties distinctes et séparées.

Le noyau résiste beaucoup plus longtemps que l'enveloppe à l'action de l'eau, et même il faudrait un long séjour dans une suffisante quantité de liquide pour opérer l'entière dissolution de cette partie centrale.

Voilà pour l'action de l'eau.

L'acide acétique agit d'une manière beaucoup plus prompte et plus prononcée; une petite goutte de cet acide étendu, pénétrant par capillarité entre les lames de verre qui contiennent le sang, attaque immédiatement l'enveloppe des globules, condense le noyau central , le contracte et le rend très-apparent au milieu de la vésicule transparente qui l'entoure {fig. 14); en peu d'instants l'enveloppe se flétrit, se dissout, disparaît, et il ne reste plus que les noyaux solides, elliptiques, opaques , que l'on pourrait prendre pour de petites graines ou pour des grains de pollen nageant dans un liquide (/%. i5). 11 faut suivre attentivement l'action <le l'acide acétique pour être témoin de ces différentes phases du phénomène; car au moment dont nous parlons, au dernier terme de cette action, on n'aperçoit plus que des noyaux, et on retrouve à peine quelques traces des cellules ou enveloppes qui ont presque entièrement disparu.

L'ammoniaque dissout rapidement les globules entiers, enveloppe et noyau.

DES GLOBDLES SANGUINS. 73 Personne ne croit plus aujourd'hui que les globules sanguins soient percés d'un trou et qu'ils soient annulaires; si on conservait quelque doute à cet égard , on pourrait s'assurer qu'ils sont pleins, en mélangeant, comme je l'ai fait, du sperme d'âne tout frais avec une goutte de sang; dans les mouvements communiqués aux globules par les zoospermes vivants, ou voit souvent surtout avec les gros globules du sang de grenouille , un animalcule pousser un globule devant lui, en le frappant perpendiculairement à sa surface et sans jamais passer à travers.

Ce que nous venons de dire des globules du sang de grenouille convient, nous le répétons , à tousles globules elliptiques , c'est-à-dire aux globules du sang d'oiseau, de poisson et de reptile; ils se comportent de même avec les agents que nous avons passés en revue, et les caractères que nous avons signalés suffisent pour les distinguer de ceux des mammifères.

Un petit nombre de globules présentent quelquefois des anomalies dans leur forme; il n'est pas rare, par exemple, de rencontrer dans le sang de grenouille des globules allongés, portant une sorte d'appendice ou de queue i6); il me paraît inutile d'insister sur

ce détail.

MODIFICATIONS IMPRIMÉES AUX GLOBULES SANGUINS PAR LES CIRCONSTANCES ET LES AGENTS EXTÉRIEURS.

Voyons maintenant et avant de passer à l'histoire des autres espèces de particules suspendues dans le sang, quelles sont les modifications analogues que subissent les globules sanguins proprement dits, de quelque classe

COURS DE MICIIOSCOPIE.

qu'ils soient , sous l'influence des mêmes agents, ou de circonstances spéciales.

Lorsqu'on examine du sang, et surtout le sang humain , étendu en couche mince entre deux lames de verre, il arrive fréquemment que les globules au lieu d'offrir les formes normales et l'aspect régulier que nous avons décrits, se présentent comme de petites boules frangées à leur contour et ridées {fig. 17); ce ne sont plus des disques à bords nets, légèrement ombrés au centre et montrant alternativement leur face et leur tranche; les particules sanguines sont transformées en sphères d'un plus petit diamètre, crispées et moins transparentes.

Cet aspect se remarque surtout vers les bords des lames de verre entre lesquelles le sang est emprisonné, ou sur les limites de la goutte qui s'est étendue en couche mince; je signale avec soin cette apparence, parce que, si l'on n'était averti, on pourrait la prendre pour une altération du sang et qu'elle se rencontre dans le sang le plus sain et le plus normal; elle ne dépend nullement de l'état du sang, ni de sa composition, mais tout simplement du défaut de sérum, qui ne baigne pas suffisamment les globules; cette modification dans la forme et les caractères des globules sanguins, résulte donc d'un commencement de dessèchement, si on peut ainsi dire, de la matière; il suffit de rendre un peu de sérum, de le faire arriver plus librement en contact avec les globules pour voir ceux-ci reprendre leur forme et leur aspect normal; on peut produire cet effet à peu près à volonté, et il n'est presque pas d'échantillon de sang disposé entre des

DES GLOBOLES SANGUINS. 7Ô

lames de verre qui ne présente quelques points offrant cette apparente anomalie.

On sait que l'eau sucrée, l'eau salée, n'altèrent pas complètement la forme et les caractères extérieurs des globules sanguins; il serait très-inexact dédire que ces liquides ne les affectent pas du tout , mais la forme elliptique et aplatie subsiste ; nous verrons que les globules sanguins conservent ces caractères fondamentaux dans l'urine assez bien pour être reconnus.

I.e sulfate de soude agit d'une manière remarquable et sur les globules et sur la fibrine du sang ; on sait que celle-ci reste liquide lorsqu'on mêle au sang sortant de la veine une suffisante quantité d'une solution concentrée de sulfate de soude; si cette solution n'est pas en excès, la coagulation de la fibrine se fait en partie, sous forme de pellicules fines, molles , filamenteuses, simulant pour ainsi dire une cristallisation par leur aspect rayonnant.

Quant aux globules, ils gardent non-seulement leur forme à peu près intacte dans cette solution , mais ils conservent pendantplusieurs jours leur faculté de rougir au contact de l'air, comme si le sang était récemment extrait des vaisseaux. Le sous-carbonate de soude maintient également la fibrine à l'état liquide, mais il altère profondément les globules.

Page 1